Les auditeurs ont été touchés par le témoignage de Rania, dans l’épisode des Pieds sur terre du jeudi 7 mai, confiée très jeune à l’Aide sociale à l’enfance. Voici une sélection de leurs messages : 

Je viens d’écouter une très belle émission qui donne de l’espoir et vous remercie de l’avoir mise en lumière (ou plutôt en son). Merci surtout à Rania K, à qui je souhaite le plus bel avenir possible que ce soit en tant qu’avocate, militante ou simplement en tant que personne. Merci pour cette belle et touchante leçon de vie exemplaire et pleine de modestie. Je suis très admiratif de cette vision du monde positive malgré l’adversité, de cet engagement et de cette force. Bravo ! Je quitte votre émission et reprends le cours de ma vie avec davantage de foi en l’humanité et un bel enthousiasme.  Merci, merci, merci !

À Madame Rania K.
J’ai écouté avec beaucoup d’intérêt et d’émotion votre interview des Pieds sur Terre diffusée par France Culture.
Votre propos est d’une grande violence mais aussi d’une grande force qui impressionne.
J’ai été très sensible à l’évocation de votre professeur de français de sixième à qui vous aviez promis de ne jamais passer un jour sans lire.
J’ai été longtemps professeur de lettres et je crois avoir passé toute ma carrière à chercher des stratégies pour faire lire les élèves, les mettre en appétit, les pousser à approfondir, à prendre du plaisir, à relever des défis. Ces dernières années, c’était vraiment dur.
Mon fils est également enseignant, il travaille dans un collège des quartiers nord de Marseille. Je lui ai parlé de votre interview, de votre volonté de venir en aide aux enfants en difficulté, il me dit que, dans son collège, un élève sur six est suivi pour une problématique familiale, alimentaire ou de santé. Évidemment par des assistantes sociales ou des infirmières débordées qui travaillent sur plusieurs établissements et contemplent avec frayeur la pile de leurs dossiers qui déborde du bureau.
Dans mes classes de lycée, j’ai toujours eu au moins trente-cinq élèves. Malgré mon désir d’être à l’écoute, de cultiver la gentillesse et le sourire, il était très difficile de percevoir finement toutes les individualités, les difficultés, les souffrances intimes.
Mais comme vous, je n’ai cessé de croire en l’école républicaine et en sa capacité, malgré tout, de faire grandir les plus démunis.
Je ne doute pas que vous serez une grande avocate, utile et dévouée aux enfants perdus.
Encore merci pour vos paroles.

Magnifique récit de Rania. Ce témoignage devrait être transcrit tel quel et lu dans les classes des collèges et des lycées. Malheureusement, aujourd’hui, je suis retraité de l’Éducation nationale. 
Quel bel exemple de résistance, de volonté, de réussite et de reconnaissance ! Ceux qui veulent détruire les services publics feraient bien de lire ce récit. Tous mes vœux de réussite à Rania. Et merci pour cette belle leçon de vie.

Je suis un auditeur fidèle de votre programme depuis longtemps maintenant. Je suis enseignant après avoir été travailleur social pendant une vingtaine d’années. 
Je voulais vous remercier pour ces deux témoignages, ceux de Rania et d’Idan, qui m’ont replongé dans les couloirs des institutions de la protection de l’enfance, où j’ai d’ailleurs croisé Valérien, protagoniste dans la trajectoire d’Idan. 
Évidemment, ces deux parcours de vie sont inspirants et émouvants et ce sont deux émissions qui donnent de l’espoir. Dans la situation d’Idan je crois qu’on se rend bien compte du travail de fond des éducateurs/éducatrices mais aussi des limites à ce travail, qui finalement repose, pour l’essentiel, sur les ressources propres des jeunes gens. 
Et Rania et Idan n’en manquent pas ! 
Mais pour un jeune passé par les services de l’ASE, combien d’autres restent sur le carreau… 
En écoutant successivement vos deux émissions, je me suis dit que pour un auditeur qui découvrirait la protection de l’enfance, il y avait ce petit écueil : « pour s’en sortir il suffit de le vouloir vraiment ». Et donc de faire porter l’essentiel de la responsabilité des échecs sur les épaules des jeunes qui, s’ils ne sont pas prisonniers de leur naissance, partent dans la vie avec de lourdes entraves. 
80% des personnes vivant dans la rue auraient connu des mesures d’assistance éducative et un SDF sur quatre sort de ce qu’on appelait avant la DDASS. Il faudrait vérifier ces chiffres. Quand ça n’est pas la rue, c’est souvent la prison. Je n’ai pas trouvé de données précises et/ou récentes mais beaucoup de personnes incarcérées ont aussi connu les services de l’ASE et les tribunaux pour enfants.  En dehors de la rue ou de la prison, ce sont souvent des situations précaires, des petits boulots, et de grandes difficultés psychiques. Dans les trois dernières années, j’ai malheureusement assisté aux deux enterrements de jeunes filles (27 ans toutes les deux) que j’avais connues pendant des années quand j’étais éducateur en Village d’Enfants. Deux suicides malheureusement. Après l’avoir perdu de vue pendant quelques années, j’avais recroisé la route de l’une d’entre elles quand j’étais chef de service à l’Aide Sociale à l’Enfance. Sa fille venait d’être placée et j’ai accompagné les mesures éducatives. 
Voilà, par mon petit témoignage, j’avais besoin d’évoquer la voix de celles et ceux qui s’en sortent moins bien qu’Idan et Rania. 
Merci encore pour vos émissions !!!

Rania, je viens d’écouter Les Pieds sur terre et j’ai été bouleversé par votre témoignage. Vous êtes incroyable, je vous félicite chaleureusement d’être arrivée là où vous en êtes. Et ce n’est pas fini à mon avis. Pour info, je suis plutôt de droite mais cela ne m’empêche pas d’être sensible aux problèmes des gens et de vouloir beaucoup plus de justice sociale. Je suis un peu désabusé par les politiques, je parle de ceux qui n’ont fait que ça toute leur vie (vous voyez ? Les profils science po, ENA, etc….). Ils sont hors sol, n’ont rien connu de la vraie vie (d’un citoyen lambda) et aujourd’hui la France en a assez de ceux-là, qu’ils soient de droite ou de gauche.
En tout cas, encore bravo à vous, gardez ce cap, je suis de tout cœur avec vous.

Merci pour ce bouleversant récit d’où il ressort entre autres que l’amour prime l’argent dans la construction d’un enfant fort et confiant.

J’ai écouté ce matin une partie de l’histoire de Rania, et j’aimerais savoir s’il y a un deuxième épisode de sa vie et si elle a écrit un livre. Son histoire me touche beaucoup, Rania m’impressionne par sa volonté de survivre à tout cela.