François Braun, invité du Grand entretien de France Inter

France Inter

François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention, était l’invité du Grand entretien de France Inter ce lundi 19 septembre. Réactions auditeurs sur les consultations gratuites à 25, 45, 65 ans et les déserts médicaux :

Je suis médecin généraliste. Très bien, ces consultations de prévention, très pertinent et intéressant. Mais franchement, c’est ça l’urgence au ministère de la Santé ? Les hôpitaux se meurent, les patients ne trouvent plus de médecin traitant, le Covid remonte, la psychiatrie est sinistrée et vous, vous nous annoncez qu’on aura une consultation dédiée pour vérifier le vaccin tétanos (spoiler : on ne vous a pas attendu) ??? Prière de régler les gros problèmes avant de fignoler les détails…

Il y a 30 ans, les bilans de santé existaient déjà, ils avaient lieu tous les 5 ans dans les centres de santé, dans les CPAM, ils étaient gratuits, très complets ORL, prise de sang, vue, etc. Le bilan durait la journée et plusieurs spécialistes nous recevaient. C’est donc l’eau tiède réinventée mais beaucoup plus froide.

Les médecins suivent des études supérieures gratuites pendant 7 ans, voire 12 ans. Et payées par la nation et notamment des contribuables modestes, il est donc normal qu’ils soient mis à contribution en début de carrière pour aller dans les déserts médicaux.

Je suis entièrement d’accord avec le fait qu’il faille un service minimum de 5 ans pour les médecins dans des endroits où il y a pénurie. C’est l’Etat qui finance leurs études ! Un petit retour semble la moindre des choses !

Cette histoire d’examen gratuit pour les seniors : une fumisterie. Ça existe déjà depuis longtemps. Ça s’appelle un bilan de santé et se fait dans des centres de la CPAM, gratuitement et avec, en outre, les spécialistes.

L’effort massif de purification de l’air dans les écoles, les hôpitaux, les maisons de retraite, sert à la prévention des maladies transmises par l’air telles que le Covid. Il a été annoncé par Emmanuel Macron en avril dernier. Est-ce votre ministère de la santé qui s’en occupe, et sinon, quel ministère chapeaute cette action ?

Pourquoi ne pas contraindre les médecins de la même manière que les pharmaciens ? En fonction du nombre d’habitants.