Le député de la Moselle et le porte-parole du RN Laurent Jacobelli était l’invité de « Questions politiques » ce dimanche 17 mai. Réactions d’auditeurs :
J’ai écouté l’interview de M. Jacobelli ce midi, invité de l’émission “Questions politiques”. En fait il s’agissait plutôt d’une aimable conversation durant laquelle aucun fait venant contredire les affirmations de M. Jacobelli n’a été donné. Par exemple, une journaliste a indiqué que, a priori, le RN ne se souciait pas tellement des violences faites aux femmes. M. Jacobelli s’est indigné en disant que c’était une grande cause de Marine Le Pen ce qui n’a pas été contredit. Pourquoi votre journaliste n’a-t-elle pas dit que le RN cette même semaine avait voté contre l’extension du téléphone grave danger ? De même, pour le domaine de la santé dont M. Jacobelli a souligné l’importance, pourquoi ne pas opposer le vote du RN contre une taxe permettant de financer la recherche sur les cancers de l’enfant ? Pourquoi ne pas indiquer les liens entre le RN et la coordination rurale qui s’oppose à tout contrôle de l’utilisation de pesticides ?
Je souhaite vous adresser tout mon soutien face aux projets évoqués de privatisation de l’audiovisuel public français.
En tant que citoyen profondément attaché au service public, je ressens aujourd’hui une profonde inquiétude, mais aussi une réelle colère et une grande anxiété face à des projets qui pourraient remettre en cause l’existence même d’un audiovisuel public fort, indépendant, accessible à tous et pleinement au service de l’intérêt général.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que je m’exprime sur ce sujet. Il y a déjà deux ans, lors des élections législatives anticipées de 2024, j’avais déjà écrit et manifesté lorsque le Rassemblement national évoquait la privatisation de l’audiovisuel public en cas de victoire. Voir aujourd’hui ces idées revenir avec autant d’insistance me préoccupe et m’inquiète encore davantage.
Mon inquiétude s’est encore renforcée après la lecture du rapport parlementaire porté par Charles Alloncle sur l’audiovisuel public, ainsi qu’après avoir pris connaissance de la réponse officielle de France Télévisions à ce rapport. Ces documents montrent à quel point les débats autour des restructurations, des réductions budgétaires et des possibles privatisations suscitent de profondes tensions et de fortes inquiétudes concernant l’avenir du service public audiovisuel.
J’ai également été profondément préoccupé par les déclarations de Laurent Jacobelli (RN) dans l’émission de France Inter et France Info TV « Questions Politiques » du 17 mai 2026, évoquant la privatisation de plusieurs médias publics français. Entendre de telles propositions formulées aussi clairement renforce mes inquiétudes concernant l’avenir de l’audiovisuel public, son indépendance ainsi que les conséquences humaines et sociales que ces projets pourraient entraîner.
Au-delà des débats politiques, je pense surtout aux femmes et aux hommes qui font vivre chaque jour le service public audiovisuel en France : les journalistes, les animateurs, les présentateurs, les producteurs, les éditorialistes, les techniciens, les intermittents, les équipes de rédaction, de production, de la technique, de régie, ainsi que l’ensemble des employés et salariés des chaînes et des groupes audiovisuels publics français.
Je tiens à leur adresser tout mon soutien, tout mon respect et toute ma solidarité. Leur travail est essentiel. Ils participent chaque jour à informer, éduquer, cultiver, instruire, divertir, créer du lien entre les citoyens et faire vivre le pluralisme partout sur le territoire.
Derrière les discours sur les économies budgétaires, les restructurations, il y a des réalités humaines. Il y a des emplois, des parcours de vie, des vocations et des métiers qui risquent d’être fragilisés, précarisés ou sacrifiés.
Je crains profondément que la privatisation ne conduisent : à des suppressions de postes ; à davantage de précarité ; à une concentration excessive des médias ; à une uniformisation des contenus ; ainsi qu’à un affaiblissement de la diversité culturelle, régionale et informative.
Je refuse une centralisation excessive de l’audiovisuel public français qui risquerait d’affaiblir l’indépendance éditoriale, la pluralité des identités des médias publics et la richesse du pluralisme de l’information.
Je ne souhaite pas que la France suive le modèle de certains pays comme la Belgique, le Portugal, le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie ou la Suisse dans l’organisation de leur audiovisuel public. Je souhaite au contraire que l’audiovisuel public français conserve une forte indépendance, avec des entités distinctes, autonomes et complémentaires, davantage dans l’esprit du modèle allemand.
Je refuse que l’audiovisuel public soit réduit à une simple logique marchande ou de rentabilité financière. Le service public audiovisuel a une mission essentielle pour notre démocratie : informer, éduquer, cultiver, divertir, représenter tous les territoires, valoriser la création française et garantir un accès égal à une information pluraliste, indépendante et de qualité.
Dans un paysage médiatique déjà largement dominé par les grands groupes privés, affaiblir encore davantage le service public serait, selon moi, une erreur grave pour la démocratie, la culture, le pluralisme et la cohésion sociale de notre pays.
Je tenais donc à vous exprimer et à vous assurer, tout mon soutien sincère ainsi que mon opposition claire et déterminée à toute privatisation qui mettrait en danger les missions, les valeurs, l’indépendance et les emplois de l’audiovisuel public français.
Mais c’est quoi cette interview, complètement complaisante ? C’est une catastrophe !!! Quand le RN sera au pouvoir, on s’en voudra de ne pas avoir été plus incisif, et ce avec tous les partis, mais j’ai l’impression qu’avec la France Insoumise notamment, vous hésitez moins !!! Notre famille, qui écoute l’émission, est outrée. Et je précise que nous ne votons pas LFI.
Vous invitez une personne du RN. Ces gens veulent éliminer le service public du paysage audiovisuel et vous les recevez. Je ne comprends pas.
Il est 12h14, ce dimanche 17 mai, j’écoute France Inter. C’est une véritable publicité pour le RN. Arrêtez de donner sans cesse la parole aux représentants du RN qui en profitent pour faire leur publicité !
Vous donnez encore la parole à l’extrême droite ! Je n’en peux plus ; je ne comprends pas que France Inter lui donne autant de tribunes et soit donc en partie responsable de son arrivée au pouvoir.
L’émission « Questions politiques » d’aujourd’hui 17 mai 2026 a débuté par ce qui peut passer pour le rappel d’une information qui concerne la sentence prochaine d’un procès en appel formulé ainsi par votre journaliste « la décision dans le procès en appel des assistants parlementaires ».
Tel qu’il est formulé ce rappel signifie que ce serait le procès des seuls assistants parlementaires. Il est crédible que des auditeurs bien informés auront rectifié d’eux-mêmes – mais pour de tels auditeurs à quoi bon ce rappel ?
N’aurait-il pas été plus simple et plus exact de rappeler que Mme Le Pen et d’autres cadres du parti (plus de 20) qu’elle présidait sont condamnés pour détournement de fonds publics (et que c’est de cette condamnation que nombre d’entre eux font appel) ? Que des assistants parlementaires soient concernés est somme toute accessoire, il aurait aussi bien pu s’agir des services d’une diseuse de bonne aventure ou de l’achat de caramels mous pourvu que le détournement soit constitué.
Je suis inquiet qu’une journaliste lance une émission si importante d’une façon si peu soigneuse, si amoindrissante de la réalité des faits -et décourageante pour qui est convaincu de la légitimité de promouvoir un service public d’information.
D’autant plus que le rappel exact des faits aurait pu inciter les auditeurs à adopter une disposition d’esprit quelque peu critique vis-à-vis de la suite de l’émission ce qui me semble conforme à la raison d’être d’un service public d’information.
Je ne veux évidemment pas croire qu’il pourrait s’agir d’une manière de ne pas mettre d’emblée mal à l’aise l’invité du jour, collègue de Mme Le Pen en tant que député et adhérent du même parti. Journalistes (en général) soyez à la hauteur !
Comment peut-on apporter notre soutien à Radio France en ces périodes incertaines ?
Je m’interroge toujours, naïvement, sur les raisons qui poussent des journalistes de votre antenne à mettre à la Une du service public audiovisuel des représentants d’un parti d’extrême-droite anti-démocratique, qui en cas de prise de pouvoir, abolira ce même service public de radio…
Quels élans, raisons, réflexions président à ces invitations ? Pas d’obligations légales ou réglementaires ? Pluralisme, mais alors ce parti est sur représenté ? Opportunisme ? Anticipation d’un avenir possible ?
Chaque formation politique a droit à un temps de parole en pourcentage sur chaque média audiovisuel en France, à hauteur de ce que cette formation pèse dans le débat public. L’exécutif, donc le président de la République et le gouvernement ont par exemple un pourcentage de 33% fixés par la loi. Le Rassemblement national est un parti référencé par l’ARCOM, à ce titre, il doit trouver sa place sur nos antennes comme les autres, en fonction de son poids aujourd’hui dans la société. C’est ce que nous devons respecter, toujours au nom du pluralisme. C’est la loi et nous l’appliquons parce que nous ne sommes pas des « médias d’opinion ».
Trop de Rassemblement national sur les antennes ? Retour sur les règles du temps de parole politique
Madame Fressoz commence bien l’émission politique de ce midi avec le porte-parole du RN : « le RN est-il le parti le plus opportuniste ? » Bien, LFI n’est pas opportuniste du tout… Je lui suggère d’écouter les discours de M. Mélenchon il y a une quinzaine d’années, quand il se gardait le droit de critiquer une religion et était contre le voile. Bien son discours d’aujourd’hui n’est pas opportuniste… Quel manque d’honnêteté intellectuelle !
France Inter samedi 12h. Et revoilà le RN en la personne de Laurent Jacobelli qui invective, insulte… Et il faut supporter ça sur France Inter ! Je passe sur France Musique, c’est encore le service public.