Le 8 mars 2025, journée internationale des droits des femmes, j’ai eu la surprise d’écouter la chanson de DAMSO + Kalash Criminel : Limbisa ngai sur France Inter. Avez-vous écouté les paroles avant de la diffuser :
« J’loue ces salopes comme si j’étais chez Sixt
J’aime l’argent, le respect, surtout les jolies dames, les jambes écartées
J’me souviens d’ta voix, pas à quoi tu ressembles car à chaque fois qu’on s’voit, t’as la tête baissée (Pute) »
Doit-on écouter cela en 2025 sur une radio qui a couvert le procès Pelicot ? Le 8 mars. Pas sûr …
C’est une honte absolue.

Il est assez agaçant d’entendre des informations incomplètes et donc fausses sur votre antenne, concernant la différence de salaire entre les hommes et les femmes. Ces informations sont relayées directement par des journalistes, comme encore hier, ou par des intervenants, qui ne sont pas contredits ou précisés par le journaliste qui les interroge. Il est annoncé généralement que la différence de salaire entre les hommes et les femmes est d’environ 23%. Les chiffres exacts datant de 2022 (on peut penser que depuis il y a une petite amélioration) sont :
-La différence est de 4%, pour un poste comparable et à temps de travail identique. On ne peut que lutter pour réduire cette différence de 4% mais ce n’est pas 23% comme le laisse entendre l’information non détaillée.
-La différence est de 14% pour un poste comparable et sans prendre en compte le taux d’activité.
-La différence sans prendre en compte le poste et le taux d’activité est de 23%.
Il est important que vos journalistes soient formés pour rétablir la vérité lorsque ce chiffre est transmis aux auditeurs et de rappeler aussi le chiffre de 4% à temps de travail et taux d’activité égal.
Sinon, cela s’apparente à une fake news déguisée, qui trompe l’auditeur.
Ces chiffres démontrent qu’il reste un effort pour supprimer cette différence de 4%.
Pour le reste, le chiffre de 23% indique que les femmes travaillent plus à temps partiel que les hommes. A relativiser car cela peut être volontaire et pas toujours subi. J’ai moi-même fait le choix d’un temps partiel une grande partie de ma carrière et je ne le regrette pas. Il montre aussi que les femmes occupent des postes moins qualifiés que les hommes et là ce serait bien que ça change en incitant les femmes à s’orienter plus vers des postes à responsabilité. Et bien sûr inciter les employeurs à engager des femmes à ces postes. On devrait globalement vérifier que le % des femmes accédant à ses postes à responsabilité soit proche du % des candidats femmes.
Merci d’avance de tenir compte de ce message qui vise à éviter la tentation de donner un chiffre incomplet, même si c’est pour défendre une noble cause.

Ce matin j’ai une mauvaise sensation. C’est le 8 mars et depuis 6h30 je n’entends pas vraiment parler de luttes des femmes sur France Culture et surtout de l’oubli des femmes en ces temps belliqueux. Je suis comme souvent ces derniers temps déçue et triste.

En ce samedi 8 mars, journée internationale pour les droits des femmes, j’ai eu un pincement au cœur en allumant mon poste de radio et en écoutant deux émissions de fin d’après-midi : « Comme un samedi » et « Mauvais genres », que par ailleurs j’apprécie d’ordinaire : les deux animateurs, auraient pu faire un petit effort et inviter des artistes féminines ; cela faisait soudain beaucoup trop de voix masculines en ce 8 mars. C’est une pauvre petite journée par an où les femmes « sont à l’honneur » partout dans le monde, alors pourquoi pas sur France Culture dans ces deux bonnes émissions ? Un petit effort, un peu d’humilité masculine, de la fraternité et du soin pour les femmes auraient été un beau geste d’A. Laporte et de F. Angelier. Merci de transmettre. France Culture est pour moi, et pour beaucoup de femmes, un îlot d’intelligence et de respect des minorités de genre. Allez ! Faute avouée serait à moitié pardonnée.

SUPER, MERCI LA GUERRE !!!!!! Le jour de sensibilisation aux droits des Femmes, mal réfléchi car ce sont elles qui sont les principales victimes des conflits ! La guerre n’est pas seulement une question économique tout de même !!!!!!

Attention : on dit journée internationale des droits des femmes et non journée de LA Femme qui essentialise.