Pourquoi utilisez-vous à plusieurs reprises le terme anglo-états-unien « Backlash » suivi de sa traduction en français « retour en arrière » alors que vous pourriez très bien dire « régression » directement en français ? 
Je prends cet exemple, mais ma réflexion s’applique à tous les anglicismes que vous utilisez à longueur de journée sur les antennes du service public ! 
Non seulement, vous tirez le niveau de connaissance de vos auditeurs en français vers le bas, mais vous nous prenez pour des imbéciles. 
Où est passée la défense de notre langue ? 
Vais-je devoir m’exiler au Québec ? 
Y en a marre de ce que vous faites de notre belle langue. 

Pitié, dites UNE espèce, quel que soit le genre masculin ou féminin du nom qui suit. À l’instant, j’ai entendu le pire : un espèce de discussion !! Que c’est laid !! 
Je souris, soyez-en assurés, mais mes oreilles saignent et mon cœur bondit trop souvent à cause de cette faute de français !!

Ce matin, l’invitée utilisait des anglicismes qui auraient mérité une traduction de la part de vos journalistes. Les « métiers du care » que j’ai compris être les « métiers de santé ». La « bright culture » dont je n’ai pas compris la signification. Les chroniqueurs et chroniqueuses utilisent quasiment tous les redoublements du sujet : La France, elle a produit… Le président, il a dit…  Son interlocuteur, il a répondu… sans virgule avant et après les pronoms. Votre outil de travail est la langue française. L’ensemble des journalistes et chroniqueurs la manient bien, mais je ne sais pas pourquoi on dirait qu’ils se sont mis d’accord pour dérailler collectivement sur ce point précis. 

Je note des erreurs récurrentes de langue française par certains et certaines de vos journalistes, en particulier les jeunes. Les plus anciens et anciennes maîtrisent beaucoup mieux la langue française. Est-ce un problème de formation dans les écoles de journalisme ? Par exemple, j’ai entendu des liaisons mal à propos « les cinquante-huit (s)otages », les mille (s) élèves. Le plus énervant, on entend de plus en plus souvent « ce qu’il se passe » au lieu de « ce qui se passe ».  Ainsi que nombre d’anglicismes, d’erreurs de traduction, dont la fameuse erreur sur la « déportation », traduction malheureuse du terme anglais « deportation ». On peut citer aussi « traquer » pour « to track », alors que cela veut dire suivre ou tracer. Il y en a beaucoup d’autres encore. Il faudrait vraiment faire quelque chose pour que nos journalistes utilisent correctement la langue française

“C’est de la schizophrénie” Je vous demande d’arrêter d’utiliser le nom d’une maladie psychique dont vous ignorez la définition. Vous avez bon nombre de mots à votre disposition pour qualifier une situation. Vous contribuez à renforcer la stigmatisation des personnes touchées par ce trouble.  

Quelle chance de pouvoir vous écrire ! Mais est-ce une chance pour l’équipe de France que le capitaine Dupont ne participe pas au prochain et dernier match du tournoi des 6 Nations ? C’est ce qu’on entend depuis hier soir : « il y a de grandes chances pour qu’il ne participe pas au prochain match »

Sur France Culture, votre invité, en 58 minutes d’émission, a utilisé 367 fois l’expression « En fait » ! Je dis bien trois cent soixante-sept fois, huit fois par minute lors de ses prises de parole. En face, la journaliste n’a que peu parlé, mais a tout de même placé 10 fois « en fait ». Autant vous dire que nous n’étions pas, avec ces « en fait », « à la fête » du côté des oreilles… La journaliste a aussi utilisé « dingue », « ultra », « on comprend rien », « qu’on peut voir », « on va », « qu’on a écouté ». Le « nous » est ignoré, la négation disparaît et les superlatifs ont la part belle. « En fait », j’ai été bien déçu par cette véritable torture auditive. Votre invité devrait se soigner en soignant son langage et il conviendrait de nous épargner.

Ce matin, j’ai bien entendu : « pallier aux » (pallier est un verbe transitif : on pallie quelque chose). N’est-ce pas affligeant d’entendre des professionnels faire de telles fautes ? Lorsque je dis de telles fautes, il s’agit de tous ces pièges du style : aéropage (aréopage), abaSSourdir (abasourdir, le S étant prononcé Z), etc. 

Cette fois-ci je m’exprime. Pourriez-vous porter l’attention des journalistes, chroniqueurs de Radio France sur deux fautes récurrentes : UNE espèce et PALLIER quelque chose et non pas PALLIER À. 

S’il vous plaît, arrêtez de parler d’une enfant de 11 ans en disant « jeune fille ». Ne lui ôtez pas ses années d’enfance. C’est très important pour sa construction et la vision que vous permettez de faire à des hommes adultes de se faire d’une enfant de onze ans.