Des auditeurs ont estimé que les vagues de chaleur en France étaient traitées de manière trop positive, sans prise en compte suffisante des enjeux climatiques.
Alors que la France vit une nouvelle vague de chaleur totalement inédite dans un contexte de changement climatique accéléré, force est de constater avec tristesse que France Inter n’est toujours pas à la hauteur.
Ainsi durant le journal de 13h du 25 mai encore et toujours les mêmes micros-trottoirs totalement inutiles avec les témoignages qui des vacanciers à la plage très heureux de cette météo estivale, qui des restaurateurs contents de l’affluence sur leurs terrasses, etc.
Ce genre de « reportages » constitue vraiment le parent pauvre du journalisme sur un sujet aussi sérieux que le climat, avec les conséquences attendues pour des milliards de personnes. Ce dont les auditeurs ont besoin c’est d’analyse et de recul, pas de ressentis personnels totalement subjectifs. Tout simplement France Inter n’est toujours pas au niveau attendu sur l’écologie, et c’est franchement attristant pour le service public.
Je viens d’entendre un reportage ‘marronnier’ sur l’arrivée du beau temps dans l’ouest, au journal de 19h de France Inter, avec les gens interviewés sur la plage dans le style « Ah c’est formidable comme il fait beau »
Déjà, les marronniers, sont détestables, mais je suis absolument horrifié par le ton badin du reportage.
Cela me semble tellement d’une autre époque !
Il a fallu attendre plusieurs minutes pour un autre reportage sur le réchauffement climatique.
Quel grand écart !
Pourquoi ne pas inclure au marronnier des intervenants soulignant que cela n’est pas normal ? Qu’il faudrait des actions extrêmement fortes contre le réchauffement ?
Quel est l’engagement de Radio France sur la catastrophe du réchauffement climatique ?
Le traitement de la canicule dans le journal de ce soir sur France Inter (25 mai, 19h) est pour le moins étonnant.
Le reportage à Larmor Plage auprès de touristes heureux de profiter d’un climat méditerranéen en Bretagne en mai, pendant un épisode caniculaire inédit est problématique sur de nombreux points.
Bruits de glaçon, les pieds dans l’eau.
Le reportage d’aujourd’hui était-il à la hauteur de vos standards journalistiques ?
Juste une petite remarque sans agressivité : ce lundi, dans le bulletin de 9 heures sur Inter, la journaliste évoque la chaleur ‘’responsable’’ des accidents de baignade. Je ne savais pas que la chaleur avait une conscience, une volonté pouvant engendrer une ‘’responsabilité’’. N’aurait-il pas fallu plutôt parler de cause, d’origine ? Car la responsabilité est bien et uniquement du côté des personnes qui se sont noyées (hydrocutions, courants…). Vague de chaleur exceptionnelle = dangers. Tout ça on le sait, vous ne cessez à juste titre de le rappeler dès qu’une vague de chaleur pointe son mercure en rouge. Libre aux nageurs et candidats au suicide de se jeter à l’eau. De même, tous ces malaises (et peut-être un mortel) survenus pendant ces courses folles et maintenues ce samedi de la Pentecôte. Qui est responsable ? La vague de chaleur ou l’inconscience des participants (ajoutée à celle des organisateurs pour ne pas avoir annulé les épreuves) ? A l’heure du « tout m’est dû et c’est pas moi, c’est l’autre’’, ce petit rappel de bon sens et d’honnêteté intellectuelle me semblait devoir s’imposer.
Encore une fois le sujet canicule est traité ce matin sur France Inter par un « reportage » nous parlant des gens qui en profitent pour aller se baigner… (entendu ce matin vers 7h40 sur inter)
Désolée mais ce n’est pas de l’info ! Une canicule fin mai mériterait mieux que ça comme traitement, gaspiller du temps d’antenne pour ce type de reportage est vraiment navrant.
Soleil, égal ton joyeux et guilleret des bulletins météo. Reportages à la plage sur France Inter… Reprenez-vous : c’est une tragédie mondiale ! Combien de fois faudra-t-il vous le redire ?
Ce samedi 23 mai dans le journal de 13h, la question de la vague de chaleur qui s’installe sur la France a été abordée de manière à en nier les impacts délétères. Ainsi par exemple, pour l’illustrer, la parole a été donnée à un surfeur de Lacanau, laissant entendre que cet évènement climatique était positif. Dans le bulletin météo, il a été dit que c’était « grâce » à l’anticyclone qu’il y avait une vague de chaleur, alors qu’il serait plus réaliste de dire « à cause » de l’anticyclone.
Ces détails de traitement de l’information sur la météo, répétés encore et encore, contribuent à retarder la prise de conscience sur la gravité du changement climatique. Je le regrette.
Sur France Inter ou Franceinfo, alors que le monde croule sous la fournaise, que l’Inde suffoque et compte ses morts, pourrait-on arrêter avec les reportages sur les marchands de glace ravis, les restaurateurs heureux, etc??? IL Y A URGENCE À ALERTER SUR CE DEREGLEMENT !
Je me permets de vous contacter car j’ai de nouveau entendu ce jour un sujet sur France Inter, comme c’est systématiquement le cas pendant les périodes de canicule, sur « Comment protéger sa santé quand il fait trop chaud ». Nous entendons dans ces sujets soit des médecins généralistes, ou bien urgentistes ou cardiologues. Mais jamais de psychiatres. Et pourtant ces périodes de canicule sont très difficiles à traverser pour les malades ayant des pathologies psychiatriques. Personnellement, je me sens oppressée, je suis très fatiguée, je sors très peu de chez moi, j’ai de grosses difficultés à faire ma routine nécessaire (aller à un rendez-vous en plein après-midi devient un motif de forte anxiété). Faisant partie d’une association de malades souffrant de pathologies psy, je constate tous les ans combien ces périodes sont synonymes de fort repli social pour ces malades. Bref, parler de santé mentale et canicule pourrait également être un angle intéressant ; il est systématiquement absent.
Non ! France Inter, cette première vague de chaleur avec des 36 degrés annoncés n’est pas une bonne nouvelle, vous dites fièrement, on va pouvoir « enfin profiter de la nature »…Il faut arrêter de positiver ces événements extrêmes anormaux ! Reliez, s’il vous plaît cette situation à la problématique du dérèglement climatique ! ! Formez-vous sur ces sujets !
Peut-être pourriez-vous arrêter d’utiliser l’expression « réchauffement climatique » et préférez « dérèglement climatique » qui permet de couvrir toutes les conséquences climatiques du réchauffement de la température globale : plus de précipitations, plus de tempêtes, plus d’épisodes caniculaires …
À chaque vague de chaleur, comme celle qui commence aujourd’hui, les journalistes ont régulièrement un ton enjoué pour parler de la météo (Youpi le week-end être va être sympa). Je viens d’entendre sur France Info les mots « temps magnifique » alors que nous sommes 13° au-dessus des normales saisonnières à Bordeaux, ce qui nous annonce plutôt la fin du monde… Pourquoi vos journalistes ne déroulent-ils pas, avec la même énergie, nos modes de vie délétères et surtout les solutions de sobriété qui pourraient encore sauver quelques meubles ?
Vendredi dernier (22 mai), pour refléter le titre sur la vague de chaleur en introduction du journal de 8h, on entend des témoignages mettant en valeur les jeux d’eau et le commentaire d’un papa plutôt content sur cette vague de chaleur. Comment est-ce possible d’aborder ce sujet sur votre antenne avec autant de légèreté ?
Bulletin météo de ce matin (mardi 26 mai à 7h30) : le soleil « brillera »…il y aura « quand même » des nuages… ou formulation de cet ordre. Le vocabulaire et le choix des mots est primordial dans l’image que l’on fait passer. Je ne pense pas que continuer à associer soleil chaleur à beau temps soit faire preuve de responsabilité au vu de la catastrophe climatique dans laquelle nous sommes.
Personnes vulnérables (âgées, nourrissons, malades, à la rue, dans logements mal isolés…), cultivateurs, personnes travaillant sur les chantiers, ou dans des lieux ou la chaleur est suffocante, animaux des élevages intensifs (et déjà monstrueux à la base), animaux de compagnie, biodiversité animale…tous sont en danger immédiat et vont l’être de plus en plus.
Il me semble être de votre responsabilité d’aborder ce dôme de chaleur sans légèreté et sans faire l’apologie de l’été.
Je n’écoute quasiment plus France Inter (après 30 ans de fidélité) et cela m’en éloigne encore.
Merci à vous pour votre lecture et la prise en compte des remarques concernant les choix de la rédaction, et les angles pour aborder les sujets (vitaux).
En cette période de canicule catastrophique, il serait important d’interpeller les femmes et hommes politiques de tous bords et en particulier ceux qui visent la présidentielle, sur les mesures concrètes qu’ils envisagent pour lutter vraiment contre le changement climatique.
Face aux nombreux renoncements récents (depuis environ deux ans) de lutter sérieusement contre le réchauffement climatique, je pensais que France Inter saisirait l’occasion de cette canicule extraordinairement précoce pour faire œuvre de conscientisation et de pédagogie (en particulier du fait de sa volonté affichée dans le passé). Or vous êtes restés à la surface du problème (manifestation de la canicule et les mesures de protection à prendre) mais n’avez pas expliqué quelles mesures devraient être prises dès maintenant pour freiner cette accélération. Or si aucun media ne fait œuvre de pédagogie en invitant en particulier des gens très compétents sur le sujet (Jancovici ou autre) , les politiques dans leur grande majorité continueront à « regarder ailleurs » selon les mots de Chirac et à ne pas nous protéger ainsi que nos enfants et petits-enfants.
La canicule sévit, certes, mais n’est-ce pas polluer votre antenne que de consacrer 3 minutes d’émission à un reportage tellement banal sur les rayons vides des magasins de ventilateurs ? Eh oui, quand il pleut, on se rue sur les boutiques de parapluies, c’est bien connu !
Je suis par ailleurs une grande admiratrice de France Inter, mais par pitié,
Ne banalisez pas votre bulletin d’informations par ce genre de platitudes !