Vers midi et quart sur France Info, votre journaliste recueille le sentiment d'un supporter d'Arsenal après la défaite de son club : "I am devastated", traduit dans la foulée par "je suis dévasté". Eh bien non, tous les dictionnaires vous donneront au sens figuré : "devastated : anéanti, effondré, accablé, etc", suivant le contexte. Alors que les journalistes ont par leur impact radiophonique un rôle prescriptif dans le domaine de la langue, on voit que leur négligence contribue à introduire des anglicismes dans la langue française. En sont-ils conscients et réfléchissent-ils en conséquence ?