Monsieur Gaudry,
Chère équipe d’On va déguster,

Je vous écris depuis la route, quelque part entre Nice et la Géorgie, où je suis partie à vélo il y a maintenant un mois.

Sans le savoir, vous me portez à bout de bras, ou plutôt à bout de jambes.

Chaque jour, je pédale de longs kilomètres à travers des paysages et des pays parfois irréels. C’est magnifique, grisant, mais aussi rude: le dénivelé s’accumule, les montées semblent parfois ne jamais finir, et mes jambes protestent.

Alors, dans mes petits écouteurs, j’ai glissé vos voix. J’ai téléchargé l’intégralité des épisodes d’On va déguster, que j’écoute les uns après les autres, au rythme des kilomètres, des virages et des coups de pédale.

Et grâce à vous, j’avance. Vous m’aidez à tenir lorsque l’effort devient intense, vous détournez mon attention de la fatigue, vous me faites voyager encore davantage: un voyage dans le voyage.

Alors merci! Merci pour votre énergie, votre gourmandise, votre curiosité contagieuse. Merci de transformer les montées interminables en traversées pleines d’histoires, de saveurs et de rires.

À ce rythme-là, j’aurai sans doute tout écouté avant d’arriver en Géorgie…

Avec toute ma gratitude