« L’Expresso » vous propose un condensé des thématiques abordées par les auditeurs dans leurs messages du 6 au 12 février 2026.
 
1. L’affaire Epstein
– L’édito politique de Patrick Cohen : Jack Lang, ombre et lumière
– Messages divers
– La prononciation
2. « Consommation, élections, société : les vieux font la loi ! » : réactions d’auditeurs après le Téléphone Sonne
3. Répliques : « La France est-elle réformable ? »
4. La Terre au Carré : « Quand les poissons souffrent en silence »

L’affaire Epstein domine largement l’Expresso de ce vendredi 13 février :  les auditeurs expriment diverses opinions, questions et critiques sur le traitement médiatique, les implications politiques et sociales, ainsi que sur les personnalités impliquées dans cette affaire complexe.  
A ce sujet, la chronique de Patrick Cohen intitulée « Jack Lang, ombre et lumière » suscite des réactions très partagées : certains dénoncent la complaisance du journaliste envers Jack Lang, notamment en raison des accusations de fraude fiscale et des liens avec l’affaire Epstein, estimant que l’édito minimise la gravité des faits, d’autres contestent la qualification de Jack Lang comme le plus grand ministre de la Culture de la Ve République, rappelant qu’André Malraux mérite cette distinction. Une autre partie des auditeurs salue “la justesse”, la mesure et “le courage” de l’éditorialiste.  
Tout comme la semaine passée, la prononciation du nom « Epstein » est un sujet de crispation : de nombreux auditeurs remarquent que les journalistes prononcent « Epstine » ou « Epchtine » au lieu de « Epstein », ce qui « agace » car cette prononciation diffère de celle attendue pour un nom d’origine germanique. Il s’avère que Jeffrey Epstein en personne a toujours prononcé son patronyme « Epstine », la consigne donnée aux journalistes par les directions de l’information des différentes chaînes de Radio France est de prononcer « Epstine ».  

Mardi dans « Le Téléphone sonne » Fabienne Sintès s’est emparé d’un sujet sensible en faisant le choix d’un titre volontairement provocateur : « Consommation, élections, société :  Les vieux font la loi ». Cette émission a suscité de vives controverses. Les auditeurs font part de « leur colère » face à ce qu’ils considèrent comme “une stigmatisation” des personnes âgées, dénonçant un discours jugé “partial” et une “absence de débat contradictoire” lors de l’émission. Ils s’étonnent du choix sémantique «les vieux » entendu plusieurs fois au cours de l’émission, terme qui symbolise à leurs yeux un manque de respect et de considération pour la dignité des personnes concernées. 

« La France est-elle réformable ? ». Pour répondre à cette question, Alain Finkielkraut avait réuni, samedi dernier, dans son émission « Répliques » sur France Culture, Philippe Aghion, prix Nobel d’économie 2025, professeur au Collège de France et Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance. Si la présence d’un prix Nobel d’économie a été jugée éclairante par des auditeurs, d’autres regrettent cependant le manque de diversité des points de vue, estimant que les deux invités partageaient des positions trop proches, ce qui a limité le débat contradictoire et la richesse des échanges.  

Sur France Inter, « La Terre au carré » portant sur la souffrance des poissons et la pêche de loisir s’est également attirée des critiques d’auditeurs qui ont regretté la présence exclusive d’animalistes au micro de Mathieu Vidard, estimant que cela biaise le débat sur la pêche. 
Plusieurs auditeurs indiquent que des représentants des fédérations ou associations de pêche de loisir, auraient pu utilement témoigner de leur engagement concret pour la protection de la biodiversité aquatique en participant à la lutte contre la pollution, à la réhabilitation des cours d’eau, et à la sensibilisation des jeunes pour l’écosystème des rivières et des plans d’eau.