Lors du Journal de 19h00 ce jeudi 19 février, l’ouverture d’un sujet sur les cyclistes avec la phrase « à Paris, le vélo tue » a fait réagir les auditeurs :

J’ai été profondément choquée par le lancement du sujet affirmant que « le vélo tue à Paris ».
Ce type de formulation est, à mes yeux, profondément problématique. Un vélo ne tue pas. Ce sont des collisions impliquant des véhicules motorisés, souvent des poids lourds, qui provoquent ces drames. Employer cette expression revient à inverser les responsabilités et à déplacer le débat.
La cycliste renversée aujourd’hui ne l’a pas été par un vélo, mais par un camion conduit par un chauffeur. Les mots ont un poids considérable dans la perception collective. Dire que « le vélo tue » entretient une confusion et alimente un récit qui stigmatise une mobilité pourtant vulnérable.
Dans un contexte où les enjeux de sécurité routière sont majeurs, il me semble essentiel d’être précis. Parler des responsabilités réelles et des conditions de circulation est indispensable pour informer sans désigner de faux coupables.

« À Paris le vélo tue » … Non en l’occurrence c’est un conducteur de camion qui a tué, pas le vélo. La cycliste est victime.
C’est aussi infect que de dire « un crime passionnel » pour un féminicide.

Dans le journal de 19h sur France Inter, s’agissant d’un nouveau décès d’une cycliste à Paris, hier, un lancement a été fait sur des propos très problématiques : « le vélo tue ».
Cette phrase peut induire en erreur vos auditeurs. La jeune femme décédée hier a été tuée par un conducteur de camion : pas par un vélo.
À Paris, nous en sommes depuis septembre à une personne tuée à vélo par mois. Quasi systématiquement par un conducteur de camion. Quasi systématiquement une femme à vélo.
Ce lancement est indigne de la réalité et une omission totale des réelles responsabilités qui sont côté ville, côté préfecture et côté État.

Au journal de 19h de France Inter ce jeudi 19 février, à propos de l’accident mortel d’une cycliste à Paris, lancement de la journaliste par un « Le vélo tue ». 
C’est très choquant ! 
Non le vélo ne tue pas. 
Ce qui a tué cette cycliste, c’est un camion, c’est un mauvais aménagement, mais ce n’est pas le vélo qui a tué cette cycliste. 
La cigarette tue si vous le voulez, le vélo ne tue pas. 
Difficile de sortir de ce cliché que rouler à vélo est dangereux. 

J’ai été choqué par le lancement du reportage au sujet d’une nouvelle cycliste tuée par un camionneur aujourd’hui. Votre journaliste affirme « le vélo tue ». En l’occurrence ni le vélo ni la cycliste n’ont tué qui que ce soit. Le camionneur a tué, le camion a tué en en n’étant pas équipé de dispositifs anti-angle mort qui existent, probablement que l’infrastructure a tué en étant pas sécurisée. Vous savez que les mots ont un sens. Le victime bashing fait rage, merci au service public d’essayer de ne pas y contribuer.

Journal de 19h le 19 février : vos phrases de lancement sont plus que malheureuses : ce n’est pas le vélo qui tue à Paris, c’est l’inaction des élus pour aménager correctement des intersections embouteillées par 3 automobilistes et 2 camions pour les cyclistes. C’est la loi du plus fort qui tue.

À la suite de la mort d’une cycliste ce matin au carrefour Magenta / La Chapelle, le sujet débute par « A Paris, le vélo tue ». 
C’est une honte. A Paris, ce n’est pas le vélo qui tue les cyclistes, ce sont les poids lourds, les bus, les automobilistes, les mauvais aménagements, la violence routière. 
Rejeter la faute sur l’usager vulnérable est démagogique, faux et contraire à l’éthique journalistique. 

J’écoutais ce reportage : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/apres-la-mort-d-une-deuxieme-cycliste-fauchee-par-un-camion-a-paris-comment-proteger-les-usagers-5874879 enfin j’essayais car dès la première seconde, le reportage est introduit par « à Paris, le vélo tue ». Sérieusement ? En 2024, il y a eu 148 piétons tués ou blessés gravement à Paris, est-ce que vous auriez commencé votre reportage par « à Paris, la marche tue » ? 

Journal de jeudi 19 février à 19h : « le vélo tue » : un cycliste tué par un camion à Paris.
Non ! Le vélo ne tue pas !
Les cyclistes ne tuent personne. Les conducteurs automobiles ou de camion tuent des cyclistes. Mais jamais l’inverse. Pourtant personne ne dit « la voiture tue » ou « les camions tuent ».
Je suis scandalisé d’entendre cette expression donnant l’impression que les cyclistes sont responsables de leur mort sur l’espace public.
Oui, ils ont pleinement la responsabilité comme les autres usagers de l’espace public de respecter les règles du code de la route.
Mais arrêtez de dire le vélo tue, il ne tue pas mais il faut être prudent en face d’autres usagers qui peuvent les mettre en danger.

Journal de 19h00 ce jeudi 19 février. Pour lancer le reportage sur l’accident mortel dont a été victime une cycliste à Paris aujourd’hui, la journaliste a déclaré : « Le vélo tue. » C’est certainement élégant d’user de belles formules mais les mots ont un sens : le vélo n’a tué personne ! C’est l’inverse : c’est la personne sur le vélo qui a été tuée. Dire « Le vélo tue » contribue à éviter de chercher les causes de ces accidents et à en faire porter toute la responsabilité sur les cyclistes. Merci d’user de davantage de sagacité à l’avenir.