Les auditeurs ont écrit au sujet du traitement éditorial du décès de Brigitte Bardot sur les antennes.

Auteur et réalisateur, j’ai travaillé parmi différentes activités, pour la fondation BB pendant 10 ans. J’ai eu l’occasion de filmer et d’interviewer Brigitte Bardot à La Madrague. Il y avait le mythe de cinéma, la femme dévouée entièrement à la cause animale, et puis cette autre femme, condamnée pour incitation à la haine raciale et aux convictions politiques, qu’on peut juger discutables selon sa sensibilité. Je crois que ce n’est pas dans les fonctions de France Culture ou de Radio France d’en juger. Si elle avait des affinités, à un moment, pour le RN (aujourd’hui premier parti de France), c’est après tout son choix et le service audiovisuel public, qui je le rappelle à un devoir de neutralité, n’a pas à manifester un jugement moral dessus, ou insister particulièrement sur ces faits. Mais plutôt de mettre en valeur ce qu’elle a apporté, à sa façon, à la culture française. C’est ce qui est aujourd’hui reproché par beaucoup au service audiovisuel public, une dérive idéologique de gauche/socialiste de par une surreprésentation d’une élite nourrie de cette idéologie, et qui utilise le service audiovisuel public pour propager insidieusement un point de vue à caractère politique. Or Radio France, France Culture doivent être au service de tous les citoyens et les représenter, et quelles que soient leurs convictions tant que celles-ci restent dans le champ républicain.

 J’écoute à l’instant des échanges sur Brigitte Bardot. On ne juge pas une personne morte, d’autant plus qu’il faut remettre cette personne dans son époque. Brigitte Bardot a été une personne extraordinaire pour la liberté de la femme en s’opposant aux diktats masculins au début de sa carrière. Elle a assumé qui elle était. Elle s’est engagée pour la cause animale. Oui elle était facho… Mais gardons l’image du cinéma. Aujourd’hui, il y a des personnes à l’Assemblée nationale qui porte des messages antisémites et ça c’est d’actualité… mettons cela en lumière plutôt… Maintenant hommage national ou pas… Demandons aux Français… Les députés sont devenus inaudibles… Leurs avis ne prennent plus.

Contrairement au CNC qui a fait un communiqué digne, l’hommage de Radio France n’est pas à la hauteur et son orientation laisse présager de votre déviance idéologique socialiste / gauchiste, en soulignant les polémiques que Brigitte Bardot a engendrées / son racisme présumé / son accointance avec le RN – qui pour rappel aujourd’hui est le premier parti de France et ses représentants élus démocratiquement.  
Nous citoyens français n’en pouvons plus de vos propos insidieusement partisans, de cette élite de gauche qui gangrène la plupart des institutions publiques. 
STOP ! Vous vivez de l’argent public, vous avez un devoir de neutralité. 

Assez d’entendre que Bardot a fait avancer la cause des femmes !  À moins d’être comme elle, née bourgeoise, ultra riche donc indépendante financièrement et très belle, aucune femme « ordinaire » n’a bénéficié de la liberté de Bardot ! De plus, elle détestait les féministes, depuis toujours.  J’attendais d’Inter un peu plus d’objectivité et pas ce tapis de compliments déconnectés. Bardot pour les animaux ? A-t-elle demandé à son grand ami Giscard d’arrêter la chasse à courre ou le massacre des éléphants, la corrida ou les élevages honteux ? Non. Avec son argent, elle a pu ouvrir des refuges. Politiquement FN puis RN ses propos répugnants, homophobes, xénophobes, anti musulmans, misogynes l’ont définitivement classée parmi les humains infréquentables. Cela aurait été bien aussi d’en parler. 

Son racisme et son soutien à l’extrême droite éclipse chez moi tout ce qu’elle a pu apporter par ailleurs.

Je suis consterné par les intervenants de la Grande matinale à propos de Brigitte Bardot, notamment la romancière. En gros, elle était raciste, mais ce n’était pas grave, elle avait ses raisons. Circulez, il n’y a rien à voir ? 

Je ne suis pas fan de Brigitte Bardot, multi-condamnée pour des propos racistes et homophobes, très proche du RN de multiples façons, mais cette phrase entendue sur vos antennes m’interroge : « À 15 ans, elle rencontre Vadim, et se jette dans son lit sans aucun problème  » décrit une réalisatrice de cinéma sur Franceinfo, dimanche 28 décembre, vers 19h35. A 15 ans ? Elle se jette ? Dans son lit ? Dans le lit d’un homme adulte ? Sans problème ? Peut-on dire cela au sujet d’une adolescente ?