Ce lundi 24 octobre, Greta Thunberg, jeune militante écologiste suédoise, était invitée dans le 7h50 et La Terre au Carré sur France Inter. Réactions d’auditeurs :

Points de vue sur Greta Thunberg

L’interview de Greta Thunberg et la publicité sur France Inter


Points de vue sur Greta Thunberg

Félicitations à Greta Thunberg pour son engagement personnel. Sa capacité de mobilisation des plus jeunes (mais pas que) est remarquable comme l’est sa compréhension des sujets du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité s’appuyant sur les faits scientifiques.
J’apprécie en particulier ce qu’elle dit à propos des actions à mener et son discours sur les risques liés à une vision seulement catastrophiste du sujet. Je pense aussi qu’une présentation réductrice de la collapsologie (mais en existe-t-il une autre ?) ne peut conduire qu’à des comportements extrêmes comme l' »aquabonisme » ou le survivalisme et, a minima, à renforcer l’écoanxiété.
Son discours est revigorant !
Un auditeur climatologue

Melle Thunberg a démontré ce matin qu’elle tient un discours simpliste, superficiel, et qu’elle serait bien incapable d’apporter des solutions aux problèmes environnementaux si elle se trouvait en position de décideur. Elle est un pur produit médiatique qui a gagné sa notoriété en insultant des dirigeants, en faisant la grève de l’école (et non de la faim comme l’a dit Mme Salamé) le vendredi… Les sujets abordés après son intervention ont apporté un éclairage utile. « Ce n’est pas la faute des gens », nous dit-elle, niant toute responsabilité individuelle au niveau des populations. Ne dépend-il pas, par exemple, de chacun de nous de réduire – si peu – le chauffage dans nos habitations ? Même un si faible effort rencontre des blocages… Les solutions se situent pour une majeure partie au niveau européen, mondial. Ce qui implique une capacité à trouver des points d’accord entre des pays aux intérêts divergents. Que préconise-t-elle ?! Croit-elle qu’il suffise d’insulter des dirigeants qui doivent faire face à leur opinion publique ? Nous voyons aussi un lien direct entre l’activisme qu’elle pratique et les atteintes à une œuvre d’art dont vous avez parlé et qu’on peut craindre de voir se multiplier au regard de la visibilité médiatique obtenue. Justifier un tel acte par un supposé désespoir de jeunes militants comme l’ont fait la journaliste et le responsable de France Nature Environnement est lamentable ! C’est encourager cet activisme stupide et inutile.
Remettez-vous donc en cause. Il se trouve des milliers de jeunes qui agissent concrètement, positivement en faveur de l’environnement, conscients de la complexité du sujet. Pourquoi ne pas les mettre en lumière en profitant de l’audience de ce journal ?! A croire qu’il ne se trouve personne dans les médias pour s’interroger sur cet emballement médiatique si savamment entretenu par Melle Thunberg et son entourage. Et sur ce qu’elle a effectivement réalisé, à part entretenir des clivages et des colères stériles, du registre de « Y’a qu’à, faut qu’on »…

Greta Thunberg dit que l’information ne suffit pas, il faut la connaissance, et j’en suis bien d’accord.
Mais quelle connaissance ? Celle des scientifiques est déjà relativement établie… mais ne produit pas encore une prise de conscience générale.
Connaître intellectuellement ne suffit pas.
Aujourd’hui ceux qui sont touchés directement par les dérèglements climatiques ont appris de leur expérience, c’est une connaissance « sur le terrain » irremplaçable.
Nécessaire, certes, mais a posteriori.
Comment faire pour passer de cette évidence qui s’impose à ceux qui sont directement impactés, sans en avoir mesuré auparavant la réalité probable, à une réelle prise de conscience de tous, avant d’être affrontés à l’inéluctable ?
PS : bravo et merci, Greta Thunberg !

Entendu ce matin cette jeune femme Greta Thunberg ! C’est irritant cette médiatisation autour de cette jeune femme bien qu’elle soit le porte-drapeau du changement du climat de la protection de la nature etc. ! Bravo c’est très bien mais suffisant ??? Son discours est naïf, vain face aux enjeux et beaucoup de questions taraudent beaucoup de gens comme moi ! On devrait quand même expliquer l’instrumentalisation dès le départ de ses parents et non pas de son handicap d’autisme puis ensuite l’utilisation des médias etc pour en faire une star. Sa communication semble donner une image de fausse humilité ; lorsqu’on lui demande où elle se voit dans 20 ans alors que l’on devine bien évidemment qu’elle doit être en possibilité de lever des fonds pour une fondation à son nom et de faire carrière elle répond qu’elle ne sait pas, difficile de croire qu’elle n’y pense pas puisque le futur de la planète est son obsession ! Son parcours est tracé comparativement à la plupart de la jeunesse qui galère déjà, tant mieux pour elle mais fausse humilité ! Opportunisme même si au fond elle est sincère mais opportunisme quand même ! et en exemple tous ces militants idiots qui courent après une sorte de célébrité à la « Greta” en tartinant de soupe ou purée des tableaux dans des musées inoffensifs alors que s’ils veulent toucher l’art ils devraient peut-être se rendre dans les grandes foires d’art scandaleuses ; ces grandes arnaques d’art contemporains ou l’argent ruisselle en gâchis par des gens tellement enrichis par des investissements dans des entreprises liées aux problèmes environnementaux certainement !
On nous prend pour des idiots avec des figures creuses médiatiques ; que va t ‘elle vous dire à part le convenu et le déjà entendu ? On sait tout ce qu’elle nous dit ! On n’a pas besoin d’elle ou d’autres personnages à l’égo faussement humble mais visiblement gonflé pour nous prévenir ! On le sait on a un cerveau merci !
Après Greta, quel enfant d’ici 5 ans (puisqu’elle a 20 ans) va-t-on nous servir sur le plateau médiatique pour nous vendre un autre sujet sur le feu de l’actualité ou similaire ? Les médias se rendent-ils compte qu’eux-mêmes participent de cette spécialisation et fabrication d’un personnage militant sorti de la foule des quidams pour donner l’impression qu’on donne la voix à ceux qui ne l’ont jamais alors qu’au final à chaque fois que l’on creuse sur ces personnages il n’y a pas réellement d’instantanéité d’improvisation militante mais un gros calcul de communication ! La crédibilité de Greta s’estompe à cause de cette communication qui est calculée même si sa volonté et sa sincérité sont vraies ! dommage ! pour moi aujourd’hui son discours sonne creux comme l’écho de la voix dans un puits : ça se perd dans le silence et la vie continue ! On a besoin de symbole pour cette lutte c’est super utilisez la , je l’aime bien quand même Greta mais c’est juste un symbole un slogan presque un logo avec le temps qui passe ! Alors à quoi bon ? ceux qui détiennent les clés du changement n’ont pas envie de changement, le pouvoir est antonymique du changement ! Utopie quand tu nous fais rêver ! Bonne chance à Greta si elle réussit un jour en espérant que son nom ne devienne pas un logo pour nous vendre son utopie ! et bonne émission à vous !

Je suis un pasteur retraité, sensible aux problèmes écologiques depuis mon adolescence. Je tenais à vous remercier pour votre émission quotidienne et tout particulièrement d’avoir invité aujourd’hui sur votre antenne Greta Thunberg qui peut donner aux jeunes d’aujourd’hui des « raisons d’espérer » et bien sûr encourager chacune et chacun à s’engager pour la sauvegarde notre planète.
Avec tous mes encouragements !

Ainsi, Greta Thunberg est « l’invitée vedette » d’Inter ce lundi 24/10. Cela m’inspire quelques questions : pourquoi mettre tant en valeur Greta Thunberg ? Qui est-elle vraiment ? Quelles sont les personnes « derrière » elle et leurs intérêts ? N’est-elle pas un pur « produit médiatique » ? Car, beaucoup, sans être aussi médiatisée qu’elle, n’ont pas attendu Greta Thunberg pour savoir – et clamer – qu’il faut réagir par rapport au changement climatique, mais beaucoup, y compris parmi « les Verts », son aussi conscient que, malgré l’urgence, les choses ne peuvent pas se faire du jour au lendemain, sous peine de désorganiser complètement notre société… alors que Thunberg a un discours extrêmement simpliste. J’ose espérer – mais je n’en suis pas certain – que des questions vraiment critiques lui seront posées et que cela ne sera pas une « hagiographie » de Greta Thunberg.

Bonjour à vous, la Terre au Carré,
Merci de cette interview de Greta Thunberg, si calme mais aussi si lucide de la situation actuelle,
Reconnaissance à cette magnifique Jeune Femme.

Vous recevez Greta Thunberg dans votre émission, à l’égale d’une star…
Mais moi, je l’ai toujours considérée comme une imposteuse(trice?). C’est une fille qui réussissait mal à l’école. Elle décida donc de se trouver un fonds de commerce. Ce serait le climat et la défense de l’environnement. Pourquoi pas.
Et, depuis trois ans maintenant, elle se promène de sommets en conférences, dispensant avis et bonne parole. Mais rien de plus. C’est elle que l’on devrait surnommer « Miss Bla Bla ».
Parallèlement, des milliers de filles de son âge continue d’aller à l’école, elles. Durant leur temps libre, elles contribuent, à leur échelle, à la préservation de l’environnement.
Puis vont / iront à l’université où elles obtiendront un diplôme qui leur sera fort utile si elles veulent continuer dans une voie.
Elles ne deviendront pas des vedettes des médias mais leur action sera bien plus efficace que celle de la diva des conférences internationales.

Merci, de nous avoir donné l’occasion d’avoir de ses nouvelles et d’avoir son son de cloche, d’une certaine façon, sur l’évolution, de la situation.
Je l’ai écoutée, ce matin, aussi, sur vos ondes, et je l’ai trouvée, juste, efficace, et je dirai apaisée, sur la forme. La vérité, hélas, réside dans le fait que bien qu’Asperger (ce que je ne suis pas, ni autiste, d’ailleurs), je crois qu’on fait peser sur elle une grande responsabilité, ce qui, hélas, s’explique, mais qui avait pour conséquence que le challenge, était si difficile. Je pense souvent à elle, mais aussi, aux autres, de sa génération, qui tentent par tous les moyens, d’aider, à la prise de conscience, de l’importance du problème, puisque qui se joue là, n’est rien de moins que l’avenir de l’humanité. Il s’agit, en vérité, de tenter d’augmenter, la prise de conscience, et s’il est une chose difficile, c’est bien d’admettre, à quel point ce challenge, peut être difficile. Tous les moyens, sont bons, comme elle l’explique, et ce qui est à craindre, aujourd’hui, réside, dans le fait, que l’activisme se radicalise, comme il a commencé à se faire, avec des conséquences, qui pourraient, être graves, sur le plan politique. Alors, il faut expliquer, expliquer, expliquer, et passer toute son énergie, à cela… Parce qu’on n’a pas d’autres alternatives, que de le faire.

Pourquoi inviter une gamine qui nous conduit à la catastrophe ?

Bravo à Greta pour sa mobilisation. Une grande majorité de la jeunesse soutient ses actions de révolte. Mais cette même jeunesse qui défile dans les manifestations climatiques est aussi celle qui utilise le plus de plastique en consommant Mc DO, Burger King etc.. C’est aussi celle qui laisse ses bouteilles de bière sur les berges de la Seine ou du canal St Martin …. Sans parler des mégots ! Ne faut-il pas aussi parler de ces contradictions ?

Assez de recevoir des leçons de cette personne qui se fait de l’argent sur le réchauffement climatique en vendant son livre aujourd’hui.

Cette jeune femme a 20 ans. Elle est puissante, elle est la personne la plus influente du monde actuel.
Vous l’appelez par son prénom. Oseriez-vous faire de même avec Joe Biden ?
Vous l’obligeriez et augmenteriez sa crédibilité en l’appelant Mme Thunberg. S’il vous plaît, faites-le.

Ce matin, Greta, vous nous dîtes que ce n’est pas aux gens d’agir mais aux politiques et aux médias. Devant l’inertie de ceux-ci, n’est-ce pas surtout aux gens d’agir à commencer par notre mode de vie : canons à neige, terrasses chauffées, voiture individuelle, surtourisme, sur-emballages et sur-livraisons, … Quant à dire que c’est l’information qui nous manque, NON nous sommes maintenant tous informés. Nous ne sommes plus dans le déni de réalité mais dans celui de solidarité mondiale. Arrêtons les sempiternels diagnostics, il faut passer à l’action quitte à ce qu’elle soit sédition.

J’ai écouté attentivement ce matin l’interview de Greta Thunberg par Léa Salamé.
J’ai regretté qu’elle ne l’ait pas du tout interrogée sur les actes de dégradations volontaires commis par des activistes écologiques sur les tableaux de Van Gogh ou de Monet.


L’interview de Greta Thunberg et la publicité sur France Inter

Ce matin à partir de 7h50, Greta Thunberg qui (ré-) explique l’urgence d’agir pour limiter le changement climatique, en particulier avec des changements de nos modes de vie et de consommation… Parmi ses exemples, elle évoque l’industrie laitière (pour rappel, se trouve en arrière-plan celle de l’élevage et de la viande, un combo dont on connait parfaitement l’impact majeur désastreux sur le climat et aussi pour notre santé). Greta Thunberg évoque ensuite le rôle des médias, en dénonçant le manque de diffusion de l’information sur l’impact des activités humaines alors que les données scientifiques sont formelles, ce qu’elle martèle inlassablement depuis des années.
…Cette émission est à peine terminée qu’à 8h20 un spot publicitaire vantant les « plaisirs » de la viande est diffusé ! Incroyable caricature ! Un manque de connaissances et de formation de la part de l’équipe de programmation ? Ou un paradoxe assumé ? On peut se demander ce qui serait le plus grave.
La courageuse Greta aurait-elle raison aussi sur le rôle des médias ?
Ce spot publicitaire aux différentes versions est par ailleurs récurrent sur l’antenne, et on peut être perplexe quant à sa triste longévité. Depuis des mois, sous couvert d’un grossier vernis de production soi-disant saine et éthique, il prétend rapporter des paroles d’un prof de yoga, d’un artisan…, qui manifestement n’ont pas eu eux-mêmes l’information scientifique, ni sur les problèmes causés par ces productions animales, ni sur les questions éthiques que cela pose !
Ce serait risible si ce n’était pas si grave, car la consommation de produits animaux est déjà largement excessive en France, alors les méfaits sur l’environnement sont parfaitement connus.
Alors qu’ailleurs la question d’interdire la publicité sur la viande se pose (par exemple une ville aux Pays-Bas), France Inter distille quelques alertes sur le changement climatique, évoque parfois la nécessité de végétaliser notre alimentation et les bienfaits que cela occasionne pour la santé, … et donne juste après une belle tranche d’antenne aux lobbies de la viande.
Cela brouille complètement les messages et introduit le trouble dans les informations données juste avant.
J’invite France Inter à une réflexion éthique globale et sérieuse sur le sujet.
Dans l’attente d’une vraie prise en compte de cette question, et surtout d’actions dans ce sens de la part de cette antenne pourtant supposément sérieuse.

Vous recevez avec beaucoup d’empathie Greta Thunberg dans la matinale (avec laquelle il est vraiment difficile de ne pas être d’accord sauf à avoir la conscience écologique d’un morceau de polystyrène) et quelques minutes plus tard vous diffusez de la publicité pour la viande rouge et des croisières ! J’espère que vous n’êtes pas allergiques aux contradictions chez France Inter, sinon vous n’allez pas vous sentir bien… Recevez mes meilleures salutations très légèrement énervées.

Suite au passage de Greta Thunberg, trouvez-vous normal de faire des publicités pour de la viande et des croisières, les 2 pas du tout alignées avec le besoin de sobriété nécessité par la crise climatique ?

Ce 24 octobre, vous recevez Greta Thunberg… puis vous diffusez une publicité pour les croisières …

La direction de Radio France a tenu à apporter une réponse aux auditeurs : 
“Nous accélérons notre transition vers une publicité plus responsable et vertueuse au regard des enjeux climatiques. Nous agissons sur deux leviers. 
Premier levier : sensibiliser et inciter au changement. Nous augmentons de 15 % par an le volume de publicités des produits, services et entreprises responsables. Nous ferons mesurer ce volume par un organisme extérieur. Par ailleurs, nous élargissons le nombre d’espaces publicitaires gratuits à disposition d’acteurs agissant activement en faveur de la transition écologique (+ 20 % d’espaces « transitions en commun »). 
Deuxième levier : viser à exclure progressivement les biens et services les plus carbonés. Pour rendre cela possible nous devons modifier notre cadre juridique, économique et opérationnel donc notamment modifier nos conditions générales de vente. Nous devons disposer de critères objectifs permettant de qualifier comme trop polluant un bien ou un service. C’est un travail que nous lançons avec le Tournant, nous le mènerons avec des scientifiques et des organismes comme l’ADEME. Les premiers changements apparaitront progressivement dès 2023