La Coupe du monde 2026 a démarré jeudi 11 juin au Mexique, au Canada et aux États-Unis. Les auditeurs réagissent à la couverture de cet événement sportif sur France Inter :
Toute une soirée occupée par le foot sur France Inter en remplacement de plusieurs émissions, notamment culturelles. J’espère qu’en compensation nous aurons des soirées entières dédiées aux festivals de musique et de théâtre pendant l’été (pas juste une heure entre des rediffusions d’émissions) !
La direction de France Inter vous répond :
Chères auditrices, chers auditeurs,
Merci de prendre le temps de nous écrire.
Les audiences record qui ont accompagné le premier match de l’équipe de France cette semaine en témoignent, la Coupe du monde de football est un évènement populaire majeur à la fois sportif, sociétal et culturel. Un évènement que France Inter, en tant que première radio de France et média généraliste public, se doit donc de couvrir.
Nous avons souhaité mettre en place un dispositif sur mesure avec plusieurs rendez-vous complémentaires mêlant aussi bien analyse et travail journalistique des équipes de la direction des Sports de Radio France, que divertissement et humour avec des émissions spéciales autour de Matthieu Noël et Mehdi Maïzi, qui prend également l’antenne les soirs de match.
En cette fin de saison, cela permet d’évènementialiser l’antenne et d’insuffler de la joie et de la bonne humeur ce qui, dans l’actualité chargée que nous vivons ces derniers mois, ne peut que faire du bien.
Est-ce que cela signifie que tous les aspects problématiques de ce mondial, de la FIFA ou du football lui-même ne sont pas évoqués ? Bien au contraire, ils sont largement pris en compte, voire dénoncés comme dans l’édito sport de Nathalie Iannetta le jour de l’ouverture de la compétition, dont voici quelques extraits :
« Même si on sait depuis longtemps que ces grandes messes sportives servent d’alibi au pays organisateur pour redorer leur image, on se remet à croire systématiquement au Père Noël en plein été grâce aux cadeaux du foot et de ses stars. Pire que ça : cette hypocrisie et ce mensonge nous rassurent, en mettant en sourdine le fracas du monde et en offrant le plus grand des bonheurs à ceux qui n’ont pas les moyens de se le payer. »
« Le business, c’est vrai, a depuis longtemps rendu cette fête populaire inaccessible dans les stades, mais au moins dans les rues, dans les bars, dans les familles, dans les jardins, on vibrait derrière le petit écran en constatant combien le foot était plus fort et plus puissant que les Etats et leurs égos. »
« Vous pensez que vous ne pouvez plus venir librement dans le plus grand pays du monde ? Vous avez raison. Vous croyez que les Etats-Unis vont se mettre au service du foot et de ses amoureux ? Vous avez tort, c’est l’inverse. Trump assume de montrer le pire visage de son pays parce qu’il ne parle pas au monde mais à lui-même. »
Comme nous le faisons sur tous les sujets, nous racontons le monde dans sa complexité. Et pour citer une nouvelle fois Nathalie Iannetta, « le but c’est de regarder tout ça en face mais de rêver quand même ».
Merci encore pour votre confiance,
Et allez les Bleus !
La direction de France Inter
Je tiens à féliciter Nathalie Iannetta pour ses analyses sur le sport en général et le foot en particulier, c’est super bien vu, étayé, analysé, toujours excellemment écrit, c’est un pur bonheur de l’écouter.
Je ne comprends pas pourquoi France Inter est arrivé à ce stade vis à vis du football. C’est l’overdose ! J’écoute France Inter depuis plus de 30 ans, je vais devoir aller voir ailleurs…
Mais qu’est-ce qu’il a pris à France Inter de faire une soirée spéciale Coupe du monde en préambule du premier match de l’équipe de France ?
Plus les années passent, plus cette compétition est décriée pour diverses raisons qui parfois se rejoignent : Russie 2018, Qatar 2022 et maintenant un conglomérat 2026.
Les excès financiers sont décriés, l’inflation engendrée démentielle, des visas refusés, une compétition au rabais avec 48 équipes engagées, des pauses fraîcheur publicité…
La Coupe du monde et son tapage orchestré par nos politiques et relayé par les médias cherchent à abrutir le peuple qui espère une éclaircie venue de quelques millionnaires qui courent après un ballon.
Pourquoi cette émission sans intérêt qui me fait penser à une chaîne d’info en continu qui brasse de l’air en attendant qu’il se passe quelque chose ?
On parle de mission de service publique, la vôtre ne serait-elle pas plutôt de souligner les dérives de ce qu’est devenu le football, qu’il est devenu un outil de manipulation du peuple ?
Vous me répondrez que c’est un sport populaire, suivi par des millions de personnes en France ? Je vous renvoie à ma phrase précédente.
On ne peut pas être bon partout, faite des choix éditoriaux audacieux, concentrez-vous sur ce que vous savez faire, ne rentrez pas dans le moule.
France Inter se prend depuis une semaine au moins pour France football. Je trouve ça atterrant. Certaines rubriques ou émissions s’arrêtent pour laisser la place à un évènement motivé par l’argent et le profit, ne respectant pas les droits humains.
Je vais un peu plus sur France Culture et peut-être y rester. Dommage.
Je vous écris dans la mesure où je suis assez scandalisé par l’ampleur du dispositif mis en place par Radio France, et tout particulièrement par France Inter, pour assurer le suivi de la Coupe du monde de football. Je m’étonne en effet de constater qu’une station qui ne cesse de signaler les dérives fascisantes du gouvernement étatsunien et qui documente régulièrement la crise climatique dans laquelle nous sommes engagés ait décidé de modifier ses programmes de sorte à dédier jusqu’à plusieurs heures d’antenne à un événement au bilan environnemental catastrophique et dont le principal pays hôte multiplie les atteintes aux droits de l’homme. A l’heure où les enjeux autour de la nécessité de proposer une information de qualité n’ont peut-être jamais été aussi importants, est-ce vraiment le moment de baisser ainsi le pavillon et de sacrifier tous ses principes sur l’autel de l’audimat ? Pour répondre à la menace de privatisation que brandissent des forces politiques aujourd’hui aux portes du pouvoir, n’y a-t-il pas plus judicieux que d’imiter les radios du privé ?
Je tiens à féliciter Nathalie Iannetta pour ses analyses sur le sport en général et le foot en particulier, c’est super bien vu, étayé, analysé, toujours excellemment écrit, c’est un pur bonheur de l’écouter.
Aujourd’hui, 16 juin, les premiers marins de la Vendée Arctique sont arrivés aux Sables-d’Olonne, mais apparemment ce n’est pas intéressant pour France Inter. Je n’ai entendu aucune info à ce sujet au Journal de 13h00 ni aux autres flashs que j’ai eu l’occasion d’écouter dans l’après-midi. Non il n’y en a QUE pour le foot, le foot et le foot. Les navigateurs de cette course, sportifs de très haut niveau n’ont pas eu l’honneur d’intéresser la chaîne, notamment à 13h où il fut plus intéressant d’évoquer la chaleur à laquelle est confronté un pizzaiolo à Toulouse, comme tous les autres pizzaiolos là où il fait chaud, rien d’exceptionnel en somme.
Je rappelle que Charlie Dalin dont vous avez quand même annoncé le décès le 10 juin dernier avait remporté la Vendée Arctique en 2022.
Vraiment décevant et ras le bol du TOUT foot!!
Il serait bien que la programmation France Inter ne soit pas uniquement axée sur le foot. Merci !
Ma chère radio,
pourquoi nous punir en nous infligeant du foot entre 17h et 18h sur France Inter ?
Fidèle auditeur depuis 36 ans.
Je trouve très chouette de parler de la Coupe du monde foot sous toutes ses dimensions (sportives, géopolitiques, politiques, techniques, etc…). Mais n’y a-t-il aucune femmes « dignes » d’en parler ? Que ce soit “Zoom zoom club” ou la quotidienne de 17h, aucune femme invitée parmi mes spécialistes. Et pourtant on a des joueuses de qualité (trop nombreuses pour les nommer), des journalistes sportives dont Nathalie Iannetta qualifiées, des humoristes (Melha Bedia) drôles et passionnées, des politistes et sociologues pertinentes (Catherine Louveau, Anne Schmitt…). Bref le foot n’est pas qu’une affaire de mec, ce serait dommage de tomber dans ce cliché !