La situation aux Etats-Unis continue à faire réagir les auditeurs. Voici une sélection de leurs messages.
Je m’étonne du silence assourdissant des rédactions au sujet de l’opposition américaine très importante à la politique de Donald Trump. Il a remporté les élections en saturant l’espace médiatique, et cela continue. Chaque déclaration est plus outrancière que la précédente et les micros ne sont tendus qu’en sa direction, au mépris de l’opposition grandissante dans la population et des manifestations massives.
Parmi les arguments à avoir en tête dans ce rapport de force il y a le fait que la population de l’Europe (j’y inclus le Royaume-Uni, la Norvège et la Suisse) c’est près de 600 millions d’habitants, soit deux fois celle des Etats-Unis et quatre fois celle de la Russie. En son temps, Napoléon avait bien compris la « puissance » d’une population.
J’entends souvent l’extrait de Trump qui prétend vouloir un petit bout de glace « pour des raisons de sécurité ».
Quelles sont ces raisons ? Personne n’en parle de manière convaincante… on parle d’argent, de pouvoir mais pas de danger.
En même temps j’entends Poutine qui dit que Trump a bien raison de s’inquiéter…
Et je me demande : ce nouveau missile russe “Orechnik” ultra rapide serait-il la véritable raison de l’annexion du Groenland ?
Les Américains seraient-ils en retard d’une technologie ?
Personne n’en parle vraiment, pourriez-vous éclaircir ce sujet ?
Je vous écris car je suis choqué par les termes employés lors du journal de la matinale concernant l’assassinat de M. Alex Pretti. Cela fait plusieurs fois que les termes employés sont des pléonasmes : « méthodes controversées » et autres.
Cet homme a été assassiné. Lors de la revue de presse, l’angle a été modifié, mais il est important d’éviter le biais qui consiste à croire que l’objectivité consiste à donner deux points de vue quand il existe une réalité objective vérifiable.
Les images de l’assassinat de M. Pretti sont disponibles. Le même genre de pléonasme insupportable a été utilisé lors de l’assassinat de Renée Good.
Pourriez-vous, s’il vous plaît, nous informer sur les réactions du clergé étasunien face à tout ce qu’il se passe en ce moment, et notamment la manière dont agit la police de l’immigration ? Je crois, peut-être à tort, que le clergé a soutenu Trump ?
Merci pour vos chroniques toujours pertinentes et si instructives. Dans cette période troublée, nous avons énormément besoin de journalistes tels que vous.
J’apprécie beaucoup le « Grand face à face », et je m’étonne qu’aucun média ne présente les USA comme une théocratie.
J’aimerais bien que vous abordiez ce sujet dans un prochain « numéro ».
Bonne continuation, on a besoin de vous.
Dans le journal de midi du 26 janvier, je suis très étonnée que vous ayez délibérément omis les interventions de Barack Obama et Joe Biden à propos des meurtres commis à Minneapolis.
Je viens d’écouter « Le pouvoir selon Trump ».
L’ironie semble, en effet, la meilleure arme, même si elle paraît dérisoire quant aux actes, mais jubilatoire pour l’Esprit, contre ce comportement que l’on peut, sans doute, qualifier de « maffieux ».
Espérons que l’Esprit « France Culture » puisse durer le plus longtemps possible au milieu des dangers !
Les habitants de l’Amérique du Sud, de l’Amérique du Nord et de l’Amérique centrale sont naturellement des Américains. De même que les Européens habitent l’Europe. Viendrait-il à l’esprit de certains de n’appeler par exemple « Européens » que les Allemands et non les habitants des autres pays d’Europe. Mais c’est pourtant ce que nous faisons lorsque nous appelons « Américains » les habitants des Etats-Unis au lieu de les appeler des Etats-Uniens.
Ma belle-fille, qui est Costaricienne, m’a longtemps repris quand j’appelais « Américains » les habitants des Etats-Unis, elle qui est autant américaine qu’une habitante de Los Angeles ou de Miami.
Les Etats-Unis ont déjà tellement spolié économiquement et/ou militairement de nombreux pays d’Amérique du Sud ou d’Amérique centrale qu’il n’est pas besoin d’accroître leur hégémonie jusqu’à leur attribuer le gentilé (nom d’un peuple) de tout un continent,
Il ne serait pourtant pas difficile aux médias, autant écrits que parlés, d’employer le terme « étatsuniens » dans leurs commentaires. Et ma belle-fille serait contente.