Le mardi 10 février 2026, l’épisode de La Terre au carré était consacré à la souffrance des poissons. Les auditeurs ont réagi au traitement de ce sujet.
La présentation du sujet est à charge sans aucun représentant du monde de la pêche de loisir, les pêcheurs pouvant apporter des points de vue différents et contradictoires.
Les propos laissant entendre que les pêcheurs piègent les poissons ou les tuent et donc cherchent à faire souffrir les poissons sont excessifs et ne relatent pas la réalité de notre passion.
Nous pratiquons notre loisir dans un cadre très réglementé et respectueux.
Plus de 2,5 millions de pêcheurs de loisir respectent ces règles en plus du respect de la nature et la biodiversité, nous sommes les premiers acteurs à signaler des dysfonctionnements, à intervenir quand les poissons sont piégés par le manque d’eau en période de crues ou de sécheresses.
Où sont-ils ces gens-là pour venir nous donner un coup de main pour la sauvegarde des poissons !
Avant de dire n’importe quoi il faudrait qu’ils s’engagent pour que la seine soit moins pollué, malgré tous les efforts que font nos Associations dite AAPPMA (Association Agrée Pour La Protection des Milieux Aquatique).
Afin de traiter le sujet dans son entièreté et sa complexité, il aurait été juste d’inviter des personnes avec un point de vue différent.
L’émission semble être un prêche contre la pêche sportive. L’invitée parle des poissons relâchés qui meurent. C’est très rare justement. Il est très courant de les pêcher à nouveau, même quelques heures après.
Les associations de pêche font vivre les cours d’eau et les entretiennent… heureusement que les AAPPMA sont là pour lutter contre la pollution et suivre l’entretien des rivières.
Toute la pêche évolue vers un plus grand respect de l’environnement et des poissons, en limitant un maximum l’impact et les souffrances (hameçons simples, pas de pêche l’été avec les chaleurs etc).
Cela aurait été pertinent de parler de tout cela et pas uniquement une plaidoirie à sens unique. Relativement déçu du manque de profondeur dans le traitement du sujet.
Étonnant qu’une radio comme France Inter n’ait pas invité un responsable d’une fédération de pêche ou d’une AAPPMA pour avoir un autre son de cloche… Surtout quand on sait le travail réalisé par ces associations : nettoyages de rivières, sentinelles contre les pollutions, temps offert aux plus jeunes pour qu’ils puissent découvrir autrement la Nature, sous un angle autre qu’un simple spectateur !
Je suis pêcheur depuis mon plus jeune âge. J’ai aujourd’hui 30 ans. Dans votre débat il aurait été intéressant de faire intervenir un pêcheur de loisir.
Nous sommes pour la plupart des gardiens de la bonne santé de nos milieux aquatiques. Dépollution, entretien des berges, sensibilisation aux milieux naturels. Faire disparaître les pêcheurs de loisir c’est mettre un coup à la protection des milieux.
Pour finir je trouve ça dommage que ces intervenants ne concentrent pas sur la pêche industrielle qui est un vrai problème.
Je travaille à la Fédération de Pêche et de Protection du milieu Aquatique du 75-92-93-94, nous serions ravis de participer à l’une de vos émissions pour parler de manière objective et factuelle du bien-être animal chez les poissons, de la pêche de loisir et du rôle des pêcheurs dans la protection des milieux aquatiques. En effet, les arguments scientifiques avancés par l’association PAZ sont tout bonnement faux. Aucun consensus scientifique n’a lieu sur la question et les dernières études sur le sujet démontrent qu’il est impossible de comparer notre douleur, celle des mammifères, au ressenti des poissons, ceux-ci n’étant tout simplement pas constitués des mêmes fibres nerveuses que nous, et leur cortex cérébral n’interprétant pas la « souffrance » comme nous le faisons. Nous pouvons bien entendu vous fournir la bibliographie sur le sujet. Nous aimerions aussi parler de nos missions et actions en faveur des milieux aquatiques, du bien-être et de la survie des poissons et organismes aquatiques. Il se trouve que nous sommes concrètement les seuls à être préoccupés par le bon fonctionnement des milieux aquatiques et le bien-être des animaux qui y vivent. Nous pouvons par exemple vous parler de notre combat face à la Ville de Paris qui détruit des espèces protégées et leurs zones de reproduction (en pleine période de reproduction évidemment), ou encore de l’hypocrisie autour de la qualité d’eau de la Seine. La vérité étant bien autre que celle annoncée par les élus …!
Je viens d’entendre votre invité réagir sur l’empoisonnement et la souffrance animale ainsi que les fonds dépensés par les cartes de pêche. On peut effectivement déplorer certaines pratiques de pêcheurs mais les écoles de pêches existent et forment de nombreux enfants aux bonnes pratiques. En plus de 40ans de pêche je n’ai pas croisé beaucoup de protecteurs de la nature arpenter les rivières. Au lieu de faire un procès à charge des pêcheurs et leurs instances vous pourriez regarder le développement des gestions patrimoniales et des investissements des AAPPMA pour aménager les cours d’eau, pour réhabiliter des frayères, enlever des chaussées pour la continuité écologique…
Nous constatons des pollutions pour lesquelles tout le monde ferme les yeux, cf la Jordanne dans le Cantal….
Nos instances de la pêche sont perfectibles j’en conviens, mais vous vous trompez de combat ! Venez nous rencontrer pour trouver des solutions et dépenser votre énergie à faire la lumière sur les pollueurs qui tuent nos patrimoines halieutiques plutôt.
La souffrance des poissons : il faut bien suivre les études qui ont été totalement remises en cause, d’une part. D’autre part, il ne faut pas tomber dans l’anthropomorphisme et comparer la douleur qu’on connaît et celle d’un animal.
Les pêcheurs sont ceux qui s’occupent des milieux aquatiques en France. Les animalistes parisiens qui veulent leur faire la leçon ne savent même pas reconnaître un gardon d’un chevesne ou une mouche de mai.
Nous, les pêcheurs, œuvrons à temps complet pour les milieux aquatiques.
Vraiment regrettable et décevant, cette émission à charge avec si peu de réelles données scientifiques.
Je ne suis malheureusement pas chez moi pour vous joindre les vraies études intéressantes, je le ferai plus tard.
Les vrais enjeux des animalistes parisiens, c’est qu’ils veulent interdire totalement la pêche, et tellement d’autres choses. Et qu’ils s’attaquent d’abord aux pêcheurs car c’est plus simple pour eux et aussi que ça peut leur rapporter de l’argent…
Savent-ils dans quel état se mettent les brochets pendant la fraie ? Ils sont lacérés, en sang, des plaies partout car ils se mordent entre eux… S’ils ressentaient la douleur comme nous les hommes, ils feraient autrement depuis longtemps…Tellement de choses à dire… Invitez Bill François dans une autre émission s’il vous plaît, il aura tellement à vous répondre…
Vous parlez de la pêche comme on parle de la corrida. Mes enfants pêchent dans les ruisseaux de Savoie. A cette occasion ils passent du temps en nature et apprennent beaucoup de choses sur les rivières, la végétation.
Les clubs de pêches sont très proches des mouvements de protection pour la nature.
S’abstenir d’anthropomorphisme, se garder de projeter ses propres émotions sur un tel sujet est difficile.
Rappel du support neurophysiologique de la perception de la douleur. Des fibres nerveuses de type C conduisent les influx générés par des récepteurs nociceptifs. Ces influx se propagent dans le système nerveux central jusqu’au système limbique intégrateur et générateur de la sensation douloureuse. Or il se trouve que les poissons sont démunis à la fois de fibres C et de système limbique dont une ébauche apparaît seulement à partir du niveau des batraciens.
Donc projeter nos émotions et notre propre ressenti de la douleur sur des poissons n’a aucun sens, ni anatomique, ni neurophysiologique.
Les notions de morale ou d’éthique sont d’un autre ordre et je vous invite à en débattre avec des pêcheurs qui comme moi se prévalent de veiller à respecter au mieux ces valeurs.
Même si je ne conteste pas les résultats scientifiques que vous évoquez je crains que vous ne donniez du grain à moudre à certains qui voudraient « que l’on arrête d’emmerder les Français ».
Je ne suis ni chasseur ni pêcheur mais j’aimerais qu’on arrête d’emmerder les Français!!
En continuant, je pense que vous rendrez les gens méchants et vous le regretterez.