Des auditeurs ont réagi à la chronique humoristique diffusée sur France Inter le 28 avril de Paul de Saint Sernin, jugée déplacée notamment envers Gisèle Pélicot. 

La chronique de Paul de Saint Sernin ce mardi matin me laisse un goût amer, et moi, dépitée.  
En imitant Charles Alloncle, la comparaison entre le nombre de participants à la commission d’enquête sur l’audiovisuel public et le nombre de violeurs qui ont agressé Gisèle Pélicot dans son sommeil est à minima déplacée, pas drôle, mais surtout réellement odieuse.  
Quand allons-nous arrêter de rire des viols et violences sexistes et sexuelles, qui banalisent un drame français : une femme décède tous les 3 jours sous les coups de son conjoint.  

Je suis une fidèle auditrice de votre station depuis plus de 30 ans.  
Je viens d’entendre le soi-disant billet d’humour de Paul de St Sernin : une honte  
Je suis consternée d’entendre ce type de blague sur France Inter, qui serait plus adaptée à d’autres antennes. Malheureusement.  
Rire de ce sujet et de cette femme dont la posture force le respect est insultant pour toutes les victimes, et les femmes. 
C’est inacceptable. 
Je ne serai certainement pas la seule à vous faire ce retour.  

La rubrique comique de Saint Sernin de ce jour est un scandale. En faisant référence aux « rapports » subis par Gisèle Pélicot, il est une insulte à Gisèle Pélicot, aux auditeurs, aux auditrices en tant que femmes et à toutes les victimes de viols et de non-consentement.  

Je suis très choquée par la note humoristique de votre intervenant ce matin à 7h55.  
Outre le fait que la chronique n’est pas drôle, la blague se rapportant à Gisèle Pélicot est indigne, odieuse, misogyne et pour finir pas drôle.
L’antenne se grandirait à présenter des excuses. 

Je suis choqué par la chronique de Paul de St Sernin ce matin qui fait une allusion détestable au corps de Gisèle Pélicot. 
Cette blague potache indigne n’a selon moi pas sa place sur votre antenne.  

Si vous me permettez, la blague de M. de St-Sernin de ce matin évoquant Gisèle Pélicot était vraiment inappropriée sur une radio du service public.  Le fond de la blague est bien sûr dérangeant, mais également la méthode, car de façon insidieuse elle consiste à prêter les propos à un tiers et, en dépit des protestations immédiatement diffusées après la blague, à faire la blague quand même tout en prétendant s’en distancier.  Mais la blague est quand même faite et doit être rendue à son véritable auteur.  Il est difficile de ne jamais faire d’erreur, mais honnêtement ce n’est pas acceptable. 

Je viens d’entendre la chronique « humoristique » de Paul de Saint Sernin (le 28 avril). C’est une honte qu’une radio publique ait diffusé cette chronique. Sous prétexte d’humour, M. de Saint Sernin insulte Mme Pélicot, l’ensemble des femmes et plus généralement l’audience de France Inter. L’éviction de l’antenne de ce monsieur s’impose. 
Je comprends qu’il soit un peu difficile aux journalistes qui animent ce créneau de réagir à chaud, mais je le déplore. En ne disant rien, ils/elles cautionnent de fait cette déclaration méprisable. La liberté d’expression ne justifie pas tout. 

Auditeur de France Inter, j’écoute et j’apprécie les informations du matin dont vous avez la responsabilité. C’est pour cela que je déplore aujourd’hui votre silence à la suite de la chronique « humoristique » de M. de Saint Sernin le 28 avril, au cours de laquelle il a mentionné, pour en rire, les rapports sexuels subis par Mme Pélicot. La liberté d’expression ne justifie pas toutes les saloperies. Pourquoi votre silence ? Je suis convaincu du fait que vous ne cautionniez pas cette chronique, mais votre absence de réaction sème l’ambiguïté.