Bien sûr, la mort de Quentin Deranque est tragique, mais pourquoi un tel « tapage » médiatique pendant des jours et des jours ?
La première chose qu’on entend au début des nouvelles c’est ce sujet. Il y a tellement de morts tragiques mais parlez-vous en autant ?
Combien de femmes se font tabasser à mort, tuées par leur partenaire ? Ce n’est pas tragique aussi, peut-être encore plus tragique ? Tous ces morts de cancers à cause des poisons que « l’on » nous fait manger ? Ce n’est pas tragique pour les concernés ou leurs familles ?
Je ne comprends pas. Les médias montent cet événement, certes tragique, mais encore une fois – pourquoi cette mort violente serait-elle plus tragique que d’autres si ce n’est pas une question politique…
Quel est le but ? Voulez-vous mettre en valeur le RN, tellement « vertueux » (c’est ironique !) ?
Je n’adhère pas à LFI mais il y a des limites pour moi.
Donc, si vous pouvez expliquer cette attitude – très malsaine à mes yeux – des médias et entre autres France Culture.
Je ne suis pas militant d’extrême gauche ou LFI. Pourtant, je trouve proprement scandaleux le temps d’antenne accordé par vos radios à l’affaire « Quentin Deranque ». Ce traitement est absolument disproportionné par rapport aux faits eux-mêmes et aussi face au traitement d’autres affaires concernant les agissements des groupuscules d’extrême droite notamment l’assassinat en 2013 de Clément Méric. Pourriez-vous me fournir le temps d’antenne consacré par France Inter aux deux affaires ? Je pense que cela intéresserait nombre d’auditeurs.
Je trouve excessif et déplorable le temps passé sur vos antennes à traiter la mort d’un militant d’extrême droite quand tous les 3 jours une femme décède sous les coups de son mari ou concubin.
Drames pour lesquels la société et les médias restent trop silencieux.
Merci de ne pas vous engager dans les pas des médias de propagande.
Depuis 48h l’antenne répète l’horreur du lynchage du militant identitaire Quentin à Lyon, et se fait l’écho de l’indignation générale à commencer par les réactions très vives des représentants du RN (dont Jean-Philippe Tanguy invité ce dimanche de Questions Politiques) et de la droite en général.
Or personne n ‘a cru bon devoir rappeler qu’en 2013, un groupe de militants d’extrême-droite a provoqué la mort de Clément Meric, et qu’à l’époque les commentaires du front national ou de la droite en général étaient nettement plus discrets. Deux poids deux mesures ? Ou bien une amnésie ? D’où vient la violence en fait ? Peut-on avoir l’honnêteté de rappeler que les collectifs Anti-Fa se sont constitués en réaction à la violence, largement impunie, de militants d’extrême-droite ?
Je ne trouve aucune excuse pour le lynchage de ce jeune Quentin, mais aucune excuse non plus à l’exploitation indécente qu’en font les politiques, depuis la droite jusqu’au RN.
Y aura-t-il quelqu’un pour leur rappeler un minimum de décence ?
Lors du journal de France Inter du lundi 16 février à 13h, la rédaction a donné un historique intéressant d’affrontements entre militants d’extrême gauche et d’extrême droite. Je trouve cela très intéressant. Mais j’ai été étonné que l’affaire Clément Méric (du 5 juin 2013) ne soit pas rappelée alors que c’est une affaire assez similaire, mais avec a priori une inversion des rôles.
Nous avons bien compris que France Inter fait tout pour gommer son étiquette « radio de gauche » mais tout ce temps passé sur l’antenne de la matinale à parler de ce jeune homme appartenant à un groupe fasciste, tué à Lyon, me semble totalement disproportionné. Sans compter la responsabilité de LFI dans cette histoire. Malheureusement, je ne me souviens pas du traitement fait, en son temps, de la mort de Clément Meric, antifa. Attention, vous en faites trop !
À 47 ans, citoyen modéré, sensible et attentif à l’actualité, je suis profondément attristé et en colère par la mise à mort de Quentin Deranque.
Je suis aussi un auditeur fidèle de France Inter depuis que mes oreilles sont en mesure de comprendre les mots de la radio familiale dans la cuisine.
Or, je ne me souviens pas d’un tel battage médiatique sur votre antenne lors du décès de Clément Méric.
Certes l’affaire remonte à 2013, mais on ne peut nier une forme de triste parallélisme inversé entre les deux affaires.
On peut bien sûr concevoir que les temps ont changé, et que la tolérance à la violence soit encore moindre 13 ans après.
Je tiens par ce mot à souligner une évolution qui m’étonne de la part de « ma » radio.
Clément Méric a été tué par des militants d’extrême droite, Quentin Deranque a été tué par des militants d’extrême gauche. Le visage du fascisme a ses deux revers. Ces deux jeunes hommes sont morts sous les coups de barbares. La mort de ces deux jeunes est la même. Cessez de défendre l’extrême-gauche et enquêtez enfin sur LFI, Rima Hassan comme vous enquêtez sur le RN. Les agresseurs sont des deux côtés.
Fidèle auditrice, j’ai sélectionné le journal de 7h mais cela vaut pour tous les journaux radio.
Je ne l’ai pas entendu : avez-vous évoqué l’intervention du raid qui a eu lieu à Châteauroux mardi 17 février, intervention due à un forcené ayant tiré des coups de feu et lancé des grenades vers les policiers ? L’homme, reconnu comme « militant très actif du RN », possédait « un véritable arsenal » dixit le maire de la commune.
Histoire de remettre les pendules à l’heure et d’arrêter de lyncher, ou du moins de favoriser, le lynchage de LFI…dont je ne suis pas.
Je suis très déçu de voir l’importance médiatique donnée sur France Culture (qui a pour ligne éditoriale de ne pas traiter de faits divers il me semble) dans les journaux matinaux de 7h (je n’ai pas écouté les autres) de la mort d’un militant d’extrême droite à Lyon.
En traitant du sujet en ouverture sur 2 jours consécutifs et en donnant la parole à des militants qui se revendiquent néofascistes, sans jamais la remettre en défaut, vous créez de l’empathie pour ces personnes et mettez en danger nos concitoyens (racisés, LGBTQIA+ ou associations locales aidantes) qui sont leurs cibles habituelles.
De plus, il ne me semble pas qu’une telle couverture ait été donnée à la mort de victimes de l’extrême droite, beaucoup plus fréquentes, comme celle de M. Martin Aramburú.
Merci de revenir à votre qualité informative habituelle sur cette station, et bon courage aux salariés du groupe Radio France.
Entendu ce matin au journal de 7h00 France Culture, la parole de groupuscules d’extrême droite dénonçant la violence qu’ils subissent. Rien ne saurait excuser quelconque violence, mais pourquoi ne rappelez-vous pas le racisme et le projet identitaire et suprémaciste que portent ces personnes ? Les intimidations, la terreur et la violence qu’ils commettent depuis de nombreuses années à Lyon et ailleurs en France et en Europe ? Il faut systématiquement le rappeler, sans quoi vous contribuez à la légitimation de ces groupuscules d’extrême droite.