La mort d’un jeune homme de 23 ans assassiné est une chose terrible et inacceptable mais où était la police ? Les circonstances étaient plus que sensibles et exigeaient une présence policière. Lors de la venue de Rima Hassan à Orléans la police était présente devant le lieu de la conférence et tout s’est bien passé avec un groupe sans doute d’extrême droite qui protestait dans la rue.
Au sujet du meurtre de Quentin Deranque, je m’interroge : pourquoi l’absence de forces de l’ordre n’est quasiment jamais mentionnée ? En effet, à Lyon où les violences de rue sont notoirement connues, il est inconcevable qu’il n’y ait pas eu de présence policière pour la conférence de Rima Hassan avec une mobilisation de Némesis. (Imagine-t-on un PSG-OM sans policier ?). Cette mise en perspective mérite selon moi d’être posée, le drame aurait pu être évité. En tout cas toutes les précautions n’ont pas été prises.
Pour participer à différentes manifestations (je suis membre de la confédération paysanne), au moindre rassemblement, il y a plusieurs camions CRS, parfois plus de policiers que de manifestants. Et là rien ?
Où était la police ce samedi 14 février alors que la situation risquait de toute évidence de devenir explosive ? Quand Rima Hassan est venue à Orléans la police était présente dans la rue et il n’y a eu aucun affrontement entre les participants à la conférence et les membres d’extrême droite qui protestaient contre la venue de Rima Hassan.
Tout en reconnaissant le caractère tragique et inexcusable de ce fait divers, je m’interroge sur le délai d’intervention de la police dans cette affaire.
Par ailleurs, il me semble essentiel de mettre en perspective l’ultra-violence de gauche avec celle de droite. Ne pensez-vous pas que la psychose entretenue par les médias et par les déclarations de Gérald Darmanin sur la montée du RN dans les sondages occulte une partie de ces réalités de terrain et sert les intérêts politiques des partis centristes redoutant la percée des extrêmes ?