L’émission Zoom Zoom Zen du 24 septembre, avec Olivier Bobineau comme invité, a suscité de réactions d’auditeurs.

Vous avez demandé à M. Bobineau, jeudi 24 septembre, pourquoi le pape avait choisi de venir à Metz ce lundi. La réponse qu’il a faite peut être qualifiée de lunaire, complètement à côté de la plaque.
La référence au jeu de mots Metz/messe et à la fonction du pape de vice-Dieu, qui va où il veut sans raison apparente, est choquante et médiocre. On attend un peu plus de la part d’un sociologue des religions. À aucun moment, il n’a été question de la Moselle comme terre qui a souffert et qui est devenue une terre de réconciliation.
Dites à M. Bobineau de se ressaisir et d’être à la hauteur de l’événement.

Je suis une fidèle de France Inter depuis des années, mais c’est la première fois que je suis choquée par un invité, surtout concernant un sujet tel que la venue du pape à Metz.
Plutôt que de parler d’un jeu de mots bateau, peut-être aurait-il dû évoquer Robert Schuman et la création de l’Union européenne après les souffrances de cette région, envahie trois fois par l’Allemagne et capable de résilience tout au long de son histoire. Votre émission m’a vraiment mise en colère.

Je suis historien à l’université de Lorraine et spécialiste, justement, des religions et de la Lorraine, et j’ai été littéralement atterré par ce que j’ai entendu dans l’émission Zoom Zoom Zen entre 17 h et 18 h, une émission que j’écoute tous les jours et que j’apprécie énormément d’ordinaire.
Je n’ai pas à me plaindre des humoristes, et quand Rodrigue s’est moqué du passage du pape à Metz, j’ai ri de bon cœur (si j’avais de l’argent par millions, moi non plus je ne vivrais pas à Metz, je le comprends donc totalement).
En revanche, le sociologue que vous avez invité, Olivier Bobineau, tenait des propos lunaires (et je le dis avec d’autant plus de surprise que j’ai lu plusieurs de ses livres et les ai appréciés). Quand est venu, justement, le sujet du choix de Metz dans la conversation, j’ai été pris d’un vertige (et Marion Mariani aussi, on l’a un peu entendue s’étonner du blanc immense laissé). On a senti dès la première réponse de l’invité qu’il ne savait pas pourquoi le pape s’arrêtait à Metz, et ça, je le respecte : c’était même tout à fait acceptable de dire « je ne sais pas ». Mais après avoir botté en touche sur « c’est historique », il s’est hasardé à un jeu de mots sur « Metz » et « la messe », qui ne tenait pas debout un instant.
Si le pape vient à Metz, c’est parce qu’il existe, en Lorraine, mais aussi avec des relais à Paris, Luxembourg, Berlin et Bruxelles, de très forts soutiens à la cause de béatification de Robert Schuman (qui a vécu à Metz et est mort dans un village attenant). Voilà la raison ! Il n’était pas besoin de s’enfoncer dans des délires gênants.
Ah oui, encore une chose : le délire sur « le pape vice-Dieu déroute et fait ce qu’il veut pour surprendre » ; le pape Jean-Paul II est venu à Metz en 1988 (j’y étais !), ce n’est donc pas la première fois, et ce n’est même pas étonnant.
J’écoute votre émission tous les jours, donc, et je crois depuis la première saison, et j’aurais aimé que le premier mail que je vous écrive ne ressemble pas à une chronique de François Rollin. Car, au fond (comme lui d’ailleurs), je vous aime tous beaucoup.

Je suis une fidèle auditrice de France Inter.
Je ne suis pas d’accord avec toutes les idées qui y sont exprimées, mais je n’écoute que France Inter. J’aime beaucoup cette radio.
L’invité du jour était un sociologue des religions interrogé sur la venue du pape.
Au fur et à mesure de l’émission, on se rend compte qu’il ne connaît rien à ce nouveau pape. Il a dénigré les catholiques en les assimilant tous au même vote, celui de Zemmour, et en indiquant qu’il n’y avait plus de catholiques de gauche.
Je suis une catholique de gauche. Jeune. Entourée d’athées, d’autres catholiques de gauche et de quelques catholiques de droite.
Ce genre de raccourci ne rend pas hommage à la pensée intellectuelle des sociologues.
Ce qui m’a le plus dérangée, c’est l’inconsistance de l’invité sur les questions relatives au pape.
Interrogé sur sa venue à Metz, il ne connaissait même pas la ville et ne savait même pas que le pape s’y rendait. De nombreux blancs à l’antenne et une réponse complètement à côté de la plaque.
Le pape vient à Metz car c’est un symbole de la paix en Europe et de la construction européenne, notamment à travers la figure de Robert Schuman, qui a été reconnu récemment par l’Église catholique.
Être invité dans une émission sur la venue du pape, débiter des approximations sur l’Église en France aujourd’hui et ne pas savoir pourquoi le pape se rend à tel ou tel endroit, pour des raisons de paix dont le monde a bien besoin, c’est honteux.
Je n’ai pas écouté la fin de l’émission.
Peut-être que Mathieu Noël et sa joyeuse bande ont réussi à cacher le massacre, mais c’est dommage.
Laissez un peu de place à la diversité des pensées et des croyances. Chrétiens, musulmans, athées : nous devons tous être respectés.

À la question : « Pourquoi le pape a-t-il choisi Metz ? », Olivier Bobineau, après avoir séché quelques secondes, répond : « Parce que c’est historique. » Lorsque Quentin relance : « Pourquoi est-ce historique ? », c’est la débâcle. Il n’en a aucune idée et ironise sur les deux homophones, « Metz » et « messe ».
Franchement, avant de venir à la radio, il aurait pu bosser son sujet. Mais vous, cher Mathieu, vous auriez dû également le maîtriser et rappeler que le pape vient à Metz car c’est la terre de Robert Schuman, l’un des pères fondateurs de l’Europe, député de la Moselle de 1919 à 1962 et instigateur de la Communauté européenne du charbon et de l’acier le 9 mai 1950.

J’adore adore Zoom Zoom Zen et je vous écoute quasi tous les jours. Mais l’émission de ce soir est vraiment décevant. Pas respectueux, pas drôle, et à côté de la plaque. Et c’était qui ce spécialiste des religions qui ne pouvait pas répondre à la question sur pourquoi la Pape va à Metz ? Il vit dans un autre siècle celui-là. Franchement, vous pouvez mieux faire.