Le traitement éditorial des Jeux olympiques d’hiver sur les antennes suscite de nombreux messages chez les auditeurs. Voici une sélection :
Pourriez-vous demander aux journalistes d’arrêter de regarder les Jeux olympiques que par le prisme des médailles françaises potentielles ?
Ça devient de plus en plus déplacé, de plus en plus désagréable, voire insupportable !
C’est justement un temps où chaque sportif vient donner le meilleur de lui-même, avec une chance de gagner… tous sont également méritants.
Je reste un grand naïf, idéaliste de jeux universels, pacifiques, joyeux (j’ai l’impression que ce n’est pas gagné !)
À l’écoute de France Inter, on peut se poser cette simple question :
Y a-t-il d’autres pays que la France à participer aux Jeux olympiques d’hiver ?
Les seuls angles pour aborder le sujet sont :
– Les chances de médailles françaises
– Les médailles françaises
– Les médailles françaises ratées
– Les contre-performances françaises
– Les supporters français
– Les familles des participantes et participants français.
On chercherait en vain les noms et des reportages sur les non français.
Un tel chauvinisme délirant est consternant.
France Inter semble nous faire oublier que les Jeux olympiques d’hiver sont une épreuve INTERNATIONALE.
Le Baron de Coubertin serait aussi honteux d’être Français que nous quand France Inter transforme les JO en mesquins cocoricos de médailles au lieu de glorifier universellement le sport !
N’y aurait-il donc que des Français dans les épreuves olympiques ? Les « autres » ne seraient-ils là que pour le décor et la figuration ? Le sport-spectacle serait-il le dernier rempart du nationalisme ? Questions récurrentes chez beaucoup d’auditeurs et lecteurs visant tous les médias et toutes les compétitions depuis des décennies. Où est passé l’esprit sportif (on n’ose plus évoquer « l’esprit » olympique) dans ces torrents de chauvinisme ?
Félicitations, une fois n’est pas coutume, aux journalistes commentant les J.O. d’hiver ! Sauf erreur ou omission, nul n’a qualifié de « breloques » les « médailles » attribuées aux vainqueurs. Il ne faut donc désespérer de rien. Bon, pour « olympiade », on verra plus tard…
Tous mes remerciements au couple médaillé maintenant champions du monde…ils ont été impériaux, c’est un couronnement, une ode à la vie, à la profondeur des émotions, à la puissance et à l’élégance. Une parenthèse enchantée dans laquelle je me replonge en boucle…tellement inspirants, ils ont réveillé mon envie de créer, d’écrire….
Alors déjà je les projette fantasmatiquement dans un avenir glorieux…et eux, se projettent-ils ?
Aujourd’hui à 13h10, le commentaire de votre speaker sportif, laissant entendre que celui qui a choisi le parcours de ski de cette après-midi, allait favoriser le concurrent français et juste inacceptable.
Comment pouvez-vous laisser des personnes s’exprimer de cette manière ? Ce n’est absolument pas l’esprit sportif, et ce n’est absolument pas l’esprit, tout court dans lequel un journaliste doit s’exprimer.
Il me semble indispensable que votre antenne s’exprime sur cette prise de position inadmissible.
Nous appartenons à l’Union européenne or dans les commentaires sportifs des J.O. à aucun moment vous ne donnez le nombre de médailles de l’UE. Ceci permettrait de renforcer le sentiment d’appartenance de nos concitoyens à cette Union.
Elle donnerait en outre un intérêt supplémentaire aux compétitions dans lesquelles aucun Français n’est en lice.
Cette pratique pourrait-elle être généralisée à toutes les rédactions des événements sportifs ou des journaux ?
Chapeau pour l’édito sport du vendredi 13 février 2026.
Cela m’a fait tellement de bien d’entendre ces mots, cette réflexion, cette insistance sur le collectif « au service d collectif » et non « au service de soi ». Exactement !
Je l’ai transféré autour de moi sans limites.
Je tiens à dire toute l’admiration et aussi un peu l’étonnement qui ont été les miens lors de la chronique de Nathalie lannetta. Elle a fait preuve de toute l’humanité qui l’anime, c’est bien de louer les exploits sportifs mais aussi de pointer les bassesses des instances olympiques, qui n’ont pas brillé par leur courage. Bravo à vous.