À la suite de l’édito de Patrick Cohen du 14 janvier sur la mobilisation des agriculteurs, des auditeurs ont écrit :

Merci beaucoup Monsieur Cohen pour cet édito. Enfin !!! 
Il est affirmé par les médias et la classe politique que « les Français soutiennent inconditionnellement LEURS agriculteurs ». Je conteste ces affirmations pour les mêmes raisons que celles que vous annoncez : je soutiens, au travers de mes achats notamment, les petits paysans locaux surtout bio mais pas les gros producteurs comme les céréaliers de la FNSEA. J’ai signé la pétition contre la loi Duplomb et j’arrêterai d’acheter de la viande si la loi Duplomb est votée en totalité.

Formidable Patrick Cohen !!! Toujours aussi pertinent, précis… si rare… on pourrait comprendre qu’il énerve les extrémistes ! En tous cas, ça fait du bien ! Quel boulot ! 
Ne rien lâcher. 

Je n’écris jamais à des journalistes après l’écoute d’une chronique radio ou télé, ni après la lecture d’un article dans la presse écrite. C’est donc très exceptionnel, sans doute à l’image de votre chronique de ce matin sur l’agriculture. 
 
Quand vous avez commencé votre chronique, je me suis dit « Ah mince! C’est sûr, il va m’énerver… ! ». Eh bien, contre toute attente, je n’ai pas zappé sur Franceinfo ! Un petit miracle tant cette manière d’aborder le sujet est rare (ou peut être que je ne m’informe pas assez). 
 
Je suis fille d’agriculteurs baignée dans le milieu depuis toujours et j’en ai ras-le-bonnet des discours misérabilistes, lénifiants, pittoresques, généralisants et surtout des éternels « nos agriculteurs » par-ci « nos agriculteurs » par-là. 
 
À quand, un discours rationnel avec les vrais chiffres qui rassemblent à la fois les revenus de l’agriculture, du patrimoine, et de l’énergie, avec un état des vrais enjeux. Dans quel média aujourd’hui, on évoque autant les consommateurs « ambivalents » que les souhaits des agriculteurs d’avoir à la fois un revenu correct, des vacances, d’assumer leur rôle de père et/ou de ne plus être esclave du travail. 
 
On parle souvent – à juste titre – des retraites misérables et c’est vrai : elles sont misérables, mais comme dit ma mère « c’est normal, on n’a pas cotisé, on a préféré investir dans l’immobilier » mais de ça, on n’en parle jamais, on ne parle jamais des retraités de l’agriculture, comme mon oncle, qui habitent aujourd’hui dans les appartements “bling-bling” de La Baule et qui possèdent un patrimoine considérable. 
 
Vous auriez pu ajouter les revenus issus du secteur de l’énergie, parfois plus élevés que les revenus de l’agriculture : dans mon coin, un contrat pour des éoliennes équivaut à un fermage à l’année (ce qui provoque beaucoup de conflit au niveau local), mon cousin gagne davantage sa vie avec la méthanisation qu’avec la production de lait (il ne le crie pas sur tous les toits, parce qu’il n’en est pas fier), etc. etc. 
 
Bref, merci pour cette chronique qui pointe de nombreuses contradictions : les revenus faibles, les patrimoines élevés, les demandes du consommateur, les comportements des politiques à vomir, le manque de rationalité dès qu’on parle de l’agriculture, et encore vous auriez pu en ajouter des louches et des louches tant ce monde est hétérogène et traversé d’injonctions. Il faudrait des émissions entières sur ce sujet, mais, peu importe : ce matin, il y a deux trois auditeurs qui se sont peut-être posé des questions. Et c’est déjà ça. 
 

Bravo à Patrick Cohen pour son édito sur la crise agricole (je suis paysan)

Bravo et merci à Patrick Cohen pour sa rubrique ce matin à propos de l’inégalité de traitement (y compris de l’information) entre les manifestations des médecins libéraux et des agriculteurs.

Oui, le patrimoine des agriculteurs est 4 fois supérieur à celui des autres Français. Mais c’est notre outil de travail et notre retraite complémentaire. 
J’ai ressenti votre remarque comme blessante.

Bravo ! Enfin des vérités sur les agriculteurs et nous, consommateurs ; Les agriculteurs, pour les gros céréaliers, entre autres, sont de gros propriétaires et ont beaucoup de patrimoine. 
Les consommateurs, font, pour certains, comme ils peuvent : acheter selon leur budget. 
J’espère que la personne syndicale agricole ayant lancée des menaces de mort sera condamnée et que l’on en parlera. 
LFI, affligeant. 

J’ai bien entendu ? Vous avez qualifié la « Loi Littoral » d’absurde en fin de votre édito ? Mais heureusement qu’il y a la loi Littoral pour protéger la zone côtière de tous ces abus de constructions. De plus, vous dites que ce poulailler était déjà construit avant le recours, on est sur un cas de fait accompli, pratique couramment utilisée en France par les promoteurs. C’est bien que la loi interdise la construction de ce poulailler et j’espère sa démolition. 

J’ai vivement apprécié la chronique de 7h45 de ce jour. – 14/01/2026 – Je partage votre point de vue mais n’ai pas votre talent pour le dire.