Le vocabulaire utilisé à l’antenne pour couvrir les élections municipales a suscité de nombreuses réactions d’auditeurs.

Pourriez-vous dire à vos journalistes que les élections ne sont pas des rencontres sportives ou des fictions audiovisuelles avec les « poulains » des uns (comprendre des protégés ou des candidats) où on s’attend à du suspense (pour de l’incertitude) ? Merci de respecter la démocratie sans la dégrader.

Quinquangulaire rassemble donc 50 listes ?
Une figure à 5 côtés se nomme pentagone…
5 listes font un pentangulaire.

Et voilà, à l’approche des municipales, le grand retour de l’abominable « pentagulaire » ! À longueur d’antenne, on entend ce néologisme incorrect (comme le rappelle l’Académie française) pour parler des seconds tours à cinq listes/candidats.
Ma question est la suivante : n’y a-t-il pas un seul journaliste dans ce pays qui ait pris deux minutes de son temps pour réaliser que :
1) utiliser « penta » à la suite de tri et quadra, c’est passer du latin au grec ancien sans logique ;
2) le radical des mots « triangle » et « triangulaire » sont « angle » et « angulaire », et non « gle » et « gulaire », donc le bon mot est définitivement « quinquangulaire ».
Je ne comprends pas pourquoi tous ces journalistes de haut niveau répètent sans réfléchir des mots sortis de nulle part ni que personne n’y trouve rien à redire !

Dimanche 15 mars 2026, un présentateur du journal a évoqué les élections et le « dépouillage » qui allait commencer !!!!
En l’occurrence, il aurait fallu employer « dépouillement ».
Pourriez-vous veiller à ce que les intervenants révisent le vocabulaire nécessaire pour traiter ces événements ?
Il reste une semaine pour progresser.

On dit pentagulaire et pas quinquagénaire quand il y a 5 candidats au second tour.

J’ai pris l’émission de ce jour en cours, j’ai été très choqué d’entendre plusieurs fois le mot « laboratoire » au sujet du premier tour des municipales à Marseille et Paris.
J’ai même appelé votre standard, mais c’était trop tard.
Depuis, j’ai appris que l’intitulé de l’émission était « municipales Paris et Marseille laboratoire pour 2027 ».
Je trouve le terme très mal choisi.
Pour moi, il renvoie à une notion de cobayes sur lesquels on fait des expériences.
Je pense que, par respect pour des personnes en grandes difficultés et dont l’avenir peut complètement s’assombrir en fonction de l’issue du deuxième tour, vous auriez pu choisir un autre terme pour votre intitulé.

Cela fait des mois que je souhaitais réagir au fait que vos journalistes disent pratiquement à chaque fois « les écolos » au lieu de « les écologistes ». Je trouve cela très vulgaire (comme si on disait « les socialos » ou les « cocos »), et c’est très dépréciatif pour ces militants et ces élus qui sont tout aussi sérieux et compétents que les autres, voire plus. Je précise que je ne suis pas membre de ce parti mais simple sympathisante. J’envoie ce message maintenant car, à l’occasion de cette campagne des municipales, j’ai failli couper la radio alors que je suis une très fidèle auditrice de France Inter. Cela devient vraiment exaspérant.

Je souhaite que le terme « les écologistes » ne soit pas utilisé pour se référer aux Verts.
En effet :
– il reste des mouvements d’écologistes non affiliés ;
– les Verts n’ont plus rien d’écologiste ;
– il a été mentionné dans les enquêtes « pourquoi vous n’avez pas voté » que les écolos, les vrais donc, ne pouvaient décemment pas voter pour les Verts, qui n’avaient plus rien de vert tant le mélange avec les rouges virait au marron.
Et moi, écolo, ayant fui Lyon, je sais de quoi je parle.

Comment se fait-il qu’au cours des émissions d’analyse des résultats des municipales de dimanche soir, ou des Matins de ce lundi, des commentateurs puissent se permettre de dire « les écolos » sans qu’aucune personne dans le studio ne les rappelle à l’ordre ?
Personne ne se permet de dire « lesRep », « leRasNat », « lesSos », « lesCom »… respectez-vous réellement tous vos auditeurs avec ce langage relâché ? Attention, le langage est le premier signe de la déliquescence de la démocratie. France Culture se doit d’y être sensible… Les écologistes ont droit au respect du nom qu’ils se sont donné.

J’ai apprécié la qualité de votre soirée électorale de dimanche dernier sur Franceinfo, comme l’essentiel du reste de votre programmation (mention spéciale à La Terre au carré, mais aussi aux émissions similaires et scientifiques sur France Culture), mais je reste désespérée, pour ne pas dire très irritée, d’entendre journalistes et intervenants régulièrement désigner les listes ou courants écologistes « d’écolos », encore dans le journal de 7:00 sur France Inter ce vendredi 20.
Ce raccourci dénigre cette proposition politique et la qualifie plus ou moins consciemment de « rigolos », et ce de façon très asymétrique :
je ne vous entends pas qualifier les socialistes de socialos, les communistes de cocos ou les LR, qui s’allient dans certaines petites villes au RN (Fougères par ex.), le RN et autres partis d’ultra droite, de fachos…
Par ailleurs, je n’entends pas de rééquilibrage ou de qualification des propos de plus en plus agressifs de certains groupes sociaux (agriculture conventionnelle en tête, mais pas qu’eux) vis-à-vis de cette proposition politique (ou agronomique) par les journalistes : j’aimerais de temps en temps au moins entendre la qualification de ces propos quand ils sont à la limite de la légalité ou manifestement outranciers (kmehrs verts, pour un mouvement plutôt pacifiste qui a encaissé des morts et des blessés dans ses rangs, cela tient du « c’est celui qui le dit qui y est »).
Je vous précise (pour la troisième fois que je vous écris sur ce thème) que je ne suis encartée auprès d’aucun parti politique ; tout au plus suis-je impliquée associativement (eau/environnement et défense des cyclistes + bénévolat SRAV).
Simple scientifique tenue au devoir de réserve et obligée de publier ma DPI, j’aimerais bien qu’il en soit de même pour certains de vos interviewés.
Cela remettrait tout de suite leurs propos dans le contexte…
Le parti EELV a changé de nom pour Les Écologistes (LE), autant de syllabes que Les Républicains, que tout le monde arrive à prononcer en parallèle du raccourci LR…
Allez, vous pouvez le faire.