Depuis plusieurs semaines, et encore aujourd’hui (lundi 16 mars), tous les journalistes parlent à l’antenne comme si les élections des 15 et 22 mars consistaient à élire le maire de la commune.
Il est incompréhensible que le service public répète à longueur d’antenne une information totalement erronée.
En effet, ni le 15 ni le 22 mars, les citoyens français n’éliront le ou la maire de leur commune.
Les 15 et 22 mars, ils et elles éliront le conseil municipal de leur commune.
C’est ce conseil qui élira ensuite le ou la maire de la commune.
Ce fait est de la plus haute importance pour notre démocratie locale. Notre démocratie locale repose sur une instance collégiale (un conseil réunissant plusieurs élus), instance dont le maire émane. Le pouvoir municipal réside dans le conseil et pas dans la personne du ou de la maire.
Je suis déçu par l’analyse de Jérôme Fourquet par rapport au premier tour des municipales.
En Haute-Garonne, la participation est en fait très variable selon les communes : plus importante qu’en 2014 dans les villes et villages où il y avait « match », et très faible là où une seule liste était présente, une baisse accentuée par la disparition du panachage.
Attention à ne pas tirer de fausses conclusions à partir d’une moyenne nationale !
Je voulais réagir à vos analyses politiques, qui ne tiennent pas compte du fait que le premier gagnant des élections, depuis plusieurs années, est l’abstention. Vous en parlez très peu et vous contribuez à un déni de démocratie, comme toute notre classe politique. Nos élus le sont avec très peu de voix : 50 % de 50 % des inscrits, cela ne fait que 25 %. On devrait modifier notre façon de voter et, pourquoi pas, rendre le vote obligatoire comme en Suisse. Cet oubli entre les médias, les politiques et les organismes de sondage est insupportable.
Pouvez-vous préciser que notre démocratie locale fonctionne sur un système collégial ? Les électrices et électeurs élisent un conseil municipal.
Pouvez-vous donc corriger ce que vos invités rabâchent ? Dimanche, aucun maire n’a été élu. Ils le seront par le conseil municipal dans les prochains jours.
Les conseillers municipaux élus hier ou dimanche prochain sont ceux qui éliront les sénateurs en septembre prochain dans un certain nombre de départements.
Pourquoi n’en parlez-vous pas afin que les électeurs et électrices en soient informés ?
Félicitations à la rédaction de France Inter pour l’excellente qualité de la soirée électorale consacrée au premier tour des élections municipales. J’ai particulièrement apprécié le dynamisme de la présentation et la clarté des analyses. Les explications et les analyses étaient à la fois précises et accessibles.
Aujourd’hui, le 23 mars à la mi-journée, lendemain du deuxième tour des municipales, aussi bien sur France Info que sur France Inter, la France s’arrête exclusivement à l’Hexagone.
Et les DOM-TOM alors ? Eh bien non, on n’en saura rien.
Peut-être plus tard, si le temps d’antenne est suffisant…
Ce n’est pas du journalisme sérieux.
Résidant à Mantes-la-Jolie, dans le département des Yvelines, je souhaite attirer votre attention sur le traitement de l’information proposé depuis hier soir.
Il me semble que les reportages se concentrent essentiellement sur les grandes métropoles et certaines villes moyennes, laissant peu de place à des territoires comme le nôtre. Cette focalisation donne le sentiment que toute une partie de la réalité locale et de la vie politique de proximité demeure insuffisamment prise en compte.
Par ailleurs, l’accent mis sur les personnalités politiques nationales et les grands partis contribue à occulter la diversité des dynamiques locales. Une telle approche pourrait entretenir une confusion chez certains électeurs, notamment lors des élections municipales, en brouillant la distinction entre enjeux nationaux et enjeux locaux.
Je vous remercie par avance de l’attention portée à ce message et reste convaincu de l’importance d’une représentation équilibrée des territoires dans le traitement de l’information.
Pour la première fois de ma vie, je ne suis pas allée voter hier. Pourquoi ? Parce que, dans mon village, il n’y avait qu’une seule liste et, avec le nouveau mode de scrutin nous interdisant de rayer des noms ou de changer l’ordre de la liste, cela ne servait strictement à rien d’aller voter. Ce nouveau mode de scrutin nous enlève notre voix. C’est totalement antidémocratique et, quand je vois les résultats « élu à 100 % », cela m’a fait penser aux « élections » dans les pays dictatoriaux.
Je lis chaque jour, dès le matin, mais aussi dans la journée, les brèves sur France Info. C’est clair, précis. Et je peux également écouter les infos vu les rappels fréquents.
Merci à Franceinfo et aux journalistes, bien sûr.
Ce matin, vers 8 h, vos journalistes ont fait une rubrique sur Paris, Lyon et Marseille à propos des municipales. Mais, comme souvent, vous avez oublié d’étudier le cas de Toulouse, pourtant très intéressant. Vous l’avez juste mentionné en même temps que Limoges et Besançon, villes très respectables mais pas de la même envergure.
Quand allez-vous changer vos centres d’intérêt et intégrer le fait que Toulouse est la troisième ville de France ?
Du fond de ma Belgique natale – et bien-aimée –, je vous écoute quotidiennement avec un plaisir non feint et renouvelé chaque jour.
Or, ce matin, je fus doucement heurté par une caractéristique « marronnière ». Excusez, s’il vous plaît, l’indélicat cryptologisme (oh ! un autre !).
En effet, aux fins de commenter les résultats du tour inaugural de vos élections municipales, vous avez fait appel à un trio d’experts issus de la sacro-sainte élite. Et, comme sœur Anne, je n’ai vu venir aucun des plus concernés : le peuple électeur.
Non pas que ces exégètes bardés de badges honorants soient illégitimes ou incompétents, mais leurs commentaires sont usuellement déconnectés des réalités « du terrain » et leurs analyses, si certainement bienvenues, très héliportées. Ils sont un peu comme des drones qui regardent à distance et restent aveugles à ce que cachent les buissons et autres ruelles dissimulées par la canopée des platanes – quand il en reste…
Voilà, ce message est approuvé par moi-même, ce qui ne veut rien dire, mais je voulais vous soumettre cette – osons l’audace – réflexion !