Depuis le 3 janvier 2026, les journalistes de Franceinfo et de France Inter disent que le président du Venezuela a été « exfiltré » (sic) par l’armée américaine ou vers l’Amérique.  Or, « exfiltrer » signifie :  
 » Assurer le rapatriement de (un agent secret) au terme de sa mission. Organiser clandestinement la fuite de (qqn qui se trouve en milieu hostile). Exfiltrer des dissidents. » dixit le Robert. 
N. Maduro n’a pas été « exfiltré », mais enlevé par l’armée américaine, qui n’a pas « assuré son rapatriement à la fin d’une mission », ni « organisé sa fuite ».  
Le mot juste permettrait de donner « l’info juste », ce qui n’est pas le cas ici.  
On ne sait pas si les journalistes maîtrisent mal le vocabulaire ou bien s’ils sont tendancieux.  

Je vous entends répéter sur France Culture, comme dans ce journal de 18h, puis avec beaucoup d’autres journalistes, que le président Maduro a été exfiltré par les USA. On se croirait dans une série B. Je me demandais s’il s’agissait d’une de ces nouvelles expressions journalistiques qu’on reprend sans trop réfléchir, ou une expression utilisée par l’armée américaine. Pour rappel exfiltrer signifie : 1. Assurer le rapatriement de (un agent secret) au terme de sa mission. 2. Organiser clandestinement la fuite de (quelqu’un qui se trouve en milieu hostile). Exfiltrer des dissidents ». Bien sûr, on peut dire que Maduro était en milieu hostile, mais dans ce cas, vous parlez du point de vue de Trump, des « ravisseurs ».  
C’est aussi une belle façon d’euphémiser quelque chose qui ressemble quand même à un acte de guerre, de soumission, de colonisation, d’occupation, etc…  

Depuis le matin du 03 janvier, Franceinfo emploie systématiquement le terme « exfiltrer » pour désigner la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, reprenant ainsi les termes du gouvernement américain. Le Larousse comme le Robert définissent le mot « exfiltrer » comme une opération d’évacuation d’un individu menacé par un environnement hostile ou dangereux, qu’il s’agisse d’un chef d’État ou d’un espion ayant terminé sa mission. Le chef d’État du Venezuela n’était pas en situation de danger dans son palais présidentiel, il s’agit donc bel et bien d’un enlèvement. Pourquoi utiliser ce terme impropre qui tend à gommer la violence et l’illégitimité de cette action militaire au regard du droit international, fusse à l’égard d’un dictateur de la pire espèce ? 

 Aujourd’hui aux informations de 13h sur France Inter, à propos de l’intervention des USA au Venezuela, le journaliste utilise le mot « exfiltration » à propos de l’enlèvement du Président Maduro. C’est un contre-sens car une exfiltration est toujours dans le but de protéger quelqu’un (otage, agent, diplomate,) voir le dictionnaire. C’est inadmissible de banaliser avec un vocabulaire inadapté une intrusion par un autre état quel que soit le contexte. Nous ne portons pas Maduro dans notre cœur, mais nous attendons de France Inter un vocabulaire plus juste

Je suis choqué par le terme « exfiltration » utilisé par le journaliste de France Inter concernant l’enlèvement de M. Maduro. Une exfiltration consiste à extraire, rapatrier quelqu’un, souvent avec une valeur positive, pour le sauver. Ce n’est pas le cas ici. Ne pas utiliser le mot « enlèvement » relève donc soit d’un présupposé idéologique, soit d’une acceptation d’éléments de langage imposés. Vous devriez y faire attention… 

J’ai été choqué ce 3 janvier, dans les journaux, d’entendre parler d’exfiltration du président Maduro. Reprendre le vocabulaire américain qui laisse croire que c’est pour son bien (comme pour un journaliste exfiltré d’un conflit) alors qu’il s’agit d’un enlèvement sans fondement légal. C’est surement le fait de la sidération, mais en ces temps, le choix des mots me semble très important. 

J’ai été choqué, scandalisé par les mots utilisés par le présentateur du journal de 13h sur France Inter ce samedi 3 janvier à propos de l’enlèvement du président de Venezuela. La reprise des mots de Donald Trump, sans filtre, parlant d’exfiltration pour qualifier un acte de guerre (l’enlèvement du président d’un pays) ; présentant Maduro comme un narcotrafiquant, alors qu’aucun élément ne permet de justifier un tel qualificatif mis à part les mots de Trump, l’homme qui justifie les mensonges en parlant de faits alternatifs.  
Certes une intervenante a utilisé d’autre termes, mais votre journaliste a repris ses accusations sans filtre.  
Un tel manque de rigueur est indigne de France Inter. 

Je trouve surprenant que vous utilisiez dans le journal de 13h le terme « exfiltré » concernant l’enlèvement de Maduro à Caracas au Venezuela sur ordre du gouvernement de D. Trump. 
Il me semble que l’on exfiltre un espion ou une personne afin de le soustraire à une puissance étrangère, dans ce cas il est rapatrié et sa fuite en territoire étranger organisée ; cela n’est pas la configuration dans cette situation au Venezuela. L’on peut avoir l’opinion que l’on veut sur Maduro, il s’agit bien d’un enlèvement, sa séquestration est même annoncée par le gouvernement américain. 
Vous remerciant de prendre cette remarque en considération pour relater ce fait qui ne ressemble certainement pas à une mise en sécurité du Président vénézuélien.

Dans le journal de 13h du samedi 3 janvier, votre journaliste parle d’ »exfiltration » de Maduro. Ce terme est inadéquat et politiquement engagé car l’exfiltration concerne l’enlèvement d’un agent secret ou par extension d’un individu d’un milieu hostile. 
Or ce n’est pas le cas ici. Il faudrait parler d’enlèvement ou de kidnapping. Comment justifiez-vous ce terme ? Sont-ce les mots de l’administration étasunienne ? 

Samedi 3 janvier 2026 au soir, l’enlèvement de Nicolas Maduro par les troupes états-uniennes était qualifié par les journalistes de Franceinfo, « d’exfiltration » et « d’extradition ». Le lendemain matin le terme employé était « d’arrestation », au mieux « capture ». Comment expliquez-vous le choix de ces termes et non de celui d’enlèvement ?