Répliques sur France Culture : « L’école républicaine a-t-elle un avenir ? »

GETTY WILLIE B THOMAS

« Quand un certain désenchantement plane sur l’Education nationale » : le débat ce 8 octobre autour de la question avec Camille Dejardin et Mathilde Brezet dans l’émission Répliques d’Alain Finkielkraut sur France Culture a fait réagir les auditeurs :

Nous avons ressenti un plaisir immense à l’écoute de France Culture ce matin : chaque samedi, Monsieur Finkielkraut nous transporte par son propos toujours juste et percutant, mais, aujourd’hui, nous le remercions pour nous avoir permis de découvrir deux jeunes enseignantes brillantes. Les échanges furent tellement intenses, bien révélateurs de l’effondrement désastreux de notre école. Nous avons ressenti un frisson, une immense émotion de constater la justesse des échanges entre ces deux brillants professeurs, leur jeunesse nous a rassurés pour l’avenir, rien n’est perdu, tant qu’il restera des enseignants comme elles. Bravo à toutes deux, elles redonnent de l’espoir en rappelant ainsi l’essentiel : l’école c’est tout, c’est l’avenir, c’est le plus important, elle doit être la priorité du gouvernement, merci Monsieur Finkielkraut, merci, merci !

Encore merci pour l’émission de ce 8 octobre passionnante comme toutes les autres. Une brève réflexion sur un slogan qui résume tout : ce qui me préoccupe ce n’est pas le « venez comme vous êtes » mais le fait que la tendance dominante dans l’Education nationale et dans la société plus largement c’est « restez comme vous êtes » dont l’illustration est « chacun pense ce qu’il veut ».
Encore un grand grand merci pour l’émission que je ne manque jamais et ce, depuis des décennies. Continuez envers et contre tout nous sommes nombreux à vos côtés.

Je viens d’écouter avec la plus grande joie deux professeurs exprimer la vision des choses qui était la mienne quand j’enseignais avant ma retraite en 2015 mais je me sentais déjà bien minoritaire face aux “mantras” dont vous avez parlé ! On respire en vous écoutant ! Enfin !

Merci pour le thème de ce matin, et pour les réalités scolaires évoquées à l’heure où hier, dans ma ville, j’apprenais que des parents d’élèves se mobilisent pour que leurs enfants aient enfin un professeur de Français.
Cela dit, beaucoup de choses dites sur les élèves au sujet de l’addiction numérique m’ont fait également penser à un certain nombre d’adultes autour de moi. Continuez s’il vous plaît à répliquer de cette manière tous les samedis.

C’est avec une véritable joie que j’ai écouté les 2 interlocutrices d’Alain Finkielkraut, samedi dernier, défendre la langue française et expliquer que parler mal le français avait des conséquences tragiques pour notre vie en société et même pour la société elle-même.

Cher Monsieur Finkielkraut, comment n’êtes-vous pas encore conseiller auprès de nos ministres et tuteurs, pour leur insuffler le souffle de réflexion et de sagesse dont vous êtes porteur et qui leur fait cruellement défaut ? Sans doute la « transmission » a-t-elle perdu de son sens. Et, à ma petite échelle je vous fais de la publicité, pour qu’on vous écoute, qu’on vous lise et qu’on sème les graines de raison, de bon sens et de vrai humanisme que vous nous offrez. J’ai transmis à un jeune élu du Conseil de Paris le lien de votre émission d’aujourd’hui, pour qu’il s’en imprègne et qu’il la relaie dans son discours politique.
Votre volonté et votre sens de la pugnacité sont les plus grands garants de votre jeunesse ! Respectueusement et amicalement.

Vous dites que la sélection n’existerait plus et que la France serait indigne sur le plan éducatif. Dans quel monde vivez-vous !? Les faits nous rappellent chaque jour ce qui est au principe de la sélection et des inégalités, et vous êtes bien placé pour le savoir : le système éducatif français qui s’organise d’abord sur une division public-privé, mais aussi sur une division entre l’université (populaires) et les grandes écoles (bourgeoise), ce qui conduit dans une phase de démocratisation de l’enseignement supérieur, et quand aucune mesure d’ampleur n’accompagne ce phénomène, à renforcer les difficultés des moins dotés en capital culturel.
Vos analyses mériteraient justement d’être éclairées par les nombreux travaux sociologiques qui expliquent en détail tout cela…