#7 Une breloque n’est pas une médaille ?

Medaille Getty apong Chaipanya EyeEm

Medaille Getty apong Chaipanya EyeEm

Ras le bol d’entendre à propos des médailles aux Jeux Olympiques le mot « breloque ». Vos journalistes ne respectent donc rien ? Le mot médaille est un peu plus respectueux au regard de la performance et appeler ça « breloque » est tant soit peu désobligeant.

Voici la réponse de Jean Pruvost : que signifie le mot « Breloque » ? Ce terme est-il méprisant pour les athlètes recevant une récompense ? Jean Pruvost, lexicologue, explique le sens du mot.

Pourquoi utiliser le terme « breloque » (petit bijou insignifiant), pour désigner une médaille d’argent olympique !!! Quand on sait le travail, le courage et la persévérance qu’elle représente !

Voilà plusieurs jours que dans les bulletins d’information, les médailles décrochées par les athlètes sont qualifiées de manière récurrente de « breloques ». Je perçois l’emploi de ce terme, qui désigne un petit bijou suspendu, comme une légèreté un peu désinvolte à l’égard des sacrifices consentis pour décrocher une telle récompense, quelle qu’en soit la couleur. En tant que tel, l’objet est certes symbolique, et sans doute pas de métal pur (j’avoue l’ignorer), mais sa remise est accompagnée par une levée de drapeau. Loin de moi le patriotisme nauséabond porté par certains, mais la médaille remise à ceux qui l’ont si durement gagnée mérite me semble-t-il un peu plus de considération et de vigilance sémantique de la part de ceux qui en parlent.

Je rejoins la cohorte des auditeurs qui critiquent l’usage du terme « breloque » pour désigner une médaille sportive. Il en faudra combien pour que certains journalistes cessent d’utiliser ce terme impropre. Il a été dit et redit qu’une breloque est un bijou de fantaisie. Même si telle n’est pas leur intention, ceux qui emploient ce terme le font avec une connotation péjorative. Aux journalistes qui réussiront à s’en débarrasser, je propose de décerner « l’affiquet de la résistance » ou « le bibelot du courage » ou « le brimborion du juste langage », voire de leur attribuer une « vétille » en guise de prime.

Je croyais que l’information était enfin passée chez France Inter. J’ai été très attristé de constater qu’il n’en n’était rien. Votre journaliste ce jour a encore utilisé le terme de « breloque » pour désigner une médaille olympique. On donne une breloque à un enfant qui a gagné à un jeu de fête foraine, c’est un petit rien, un cadeau de très faible valeur. Pourquoi dévaloriser les sportifs et utiliser ce terme qui devient très péjoratif lorsqu’il est utilisé pour désigner la récompense pour le talent le travail et la persévérance de grands champions ? Alors stop à ce mésusage qui entraîne inutilement cette petite violence gratuite, merci d’utiliser tout simplement le bon terme : médaille !

Entendu au flash d’info hier et encore ce matin le mot breloque pour désigner les médailles d’or de Quentin Fillon Maillet. Ignorance ou dénigrement des performances sportives. Merci de lui faire ouvrir un dictionnaire.

Je suis OUTREE comme chaque fois que j’entends ce mot « Breloque » quand vous parlez des médailles olympiques : breloque c’est du toc ! Les sportifs consacrent tellement de temps et d’efforts pas toujours récompensés, mais mépriser à ce point leur récompense je trouve que ‘est une façon idiote d’enseigner le français aux jeunes qui écoutent et surtout le respect pour l’effort à une époque où il est plus aisé de cliquer sur un écran !! Merci pour les médaillés et félicitations à eux !

Pour la troisième fois consécutive j’ai entendu ce matin le mot « breloque » dans la bouche d’une journaliste sportive à la place de médaille, dans les nouvelles concernant les Jeux Olympiques en Chine.
Même si nous ne sommes pas d’accord avec la réalisation de ces Jeux et encore moins dans le contexte politique et social du pays d’accueil, il n’est pas correct de parler en ces termes des efforts faits par les sportifs et de leurs récompenses largement méritées. C’est blessant pour eux et donne une très mauvaise image de la Radio Publique Française.
S’il est vrai qu’il y a un relâchement dans le langage utilisé parfois à l’antenne (qu’on peut comprendre ponctuellement), ça n’autorise en rien l’utilisation de cette sorte de mots qui heurtent énormément, sont blessants, méprisants et dédaigneux.
Serait-il possible d’informer vos journalistes qu’un peu de respect pour ces personnes qui travaillent dur ne leur coûte rien, juste l’utilisation d’un vocabulaire un petit plus soutenu ?

Trois breloques, il a déjà gagné trois breloques… tels sont les propos de votre journaliste ce jour. Et son diplôme de journaliste alors … c’est du papier gras !?

Je suis une auditrice régulière et attentive de votre radio. Depuis le début des Jeux Olympiques, une journaliste utilise le mot « breloque » pour désigner « la médaille » gagnée par un sportif. Je trouve cette utilisation inappropriée et péjorative pour indiquer l’exploit de ces jeunes sportifs de très haut niveau. Peut-être est-ce un effet de style mais il me semble bien mal venu.

Connaissez-vous la définition de « breloque » que vous employez facilement ? Il me semble qu’un sportif a autant de mérite que vous, qui à votre poste, semblez méconnaître la langue française.
Que l’athlète ait été ou bon ou médiocre il a le mérite de s’être entraîné pendant plusieurs années, chose que vous ne semblez pas avoir fait avec la langue française.
Le terme de « breloque » me semble tout aussi méprisant que « babiole » puisque cela semble simple un « gadget » ou une « futilité » à vos yeux à vous auriez tout aussi bien dire pu dire « vétille » ou « brimborion ».
Je suis âgée, n’ai absolument aucun diplôme et n’ai fait aucune étude, mais ai beaucoup appris notamment avec France Inter.

Une remarque : l’emploi systématique (hors trait d’humour/ pour une raison humoristique/ dans un contexte humoristique) du terme « breloque » dans les infos sur les JO est assez péjoratif et de peu de respect pour des (jeunes) personnes qui font beaucoup d’efforts pour obtenir des médailles. déf. du dico de l’académie française (https://www.cnrtl.fr/definition/breloque) Breloque : Colifichet de peu de prix. Ces médailles sont un enjeu majeur pour les sportifs, en général des jeunes, et dénigrer ainsi la victoire qui couronne des efforts de nombreuses années n’est pas très digne. Les jeunes ont besoin de plus de respect quand ils se démènent pour réaliser des actions quelles qu’elles soient et en particulier des actions remarquables comme la participation aux JO. Précision : je ne suis pas sportive et les JO me touchent peu, mais toutes les infos m’intéressent.

Je suis un fidèle auditeur de votre chaine et je remarque depuis quelques temps l’utilisation à mon sens erronée du terme ‘breloque’ lorsqu’il s’agit de médailles obtenues aux J.O.
J’ai l’impression que le terme s’est répandu dans plusieurs média et je me demande bien pourquoi cette orientation d’un terme qui sonne à mes oreilles comme quelque chose de péjoratif, évoquant l’aboutissement d’un long et difficile travail de sportif par quelque objet de peu de valeur…

Alors, c’est reparti ? Il reste quelqu’un à la rédaction, visiblement au service des sports, qui n’a pas encore compris que le mot « breloque » est UNIQUEMENT péjoratif ? Que ce n’est en aucun cas un synonyme de « médaille ». Ça fait déjà deux fois qu’elle l’emploie, sans que, pire encore, personne de la rédaction ne s’en émeuve… J’imagine que beaucoup d’auditeurs vont réagir, mais l’information lui sera-t-elle délivrée avant qu’elle (ou ceux qui lui écrivent ses interventions) remette ça toute la journée ?

Le terme « breloque » pour qualifier les médailles des athlètes des JO, me semble passablement péjoratif pour qualifier les médailles et le mérite des athlètes. J’avoue être très choquée, n’étant pas une sportive… alors j’imagine ce que doivent ressentir les athlètes.

J’entends plusieurs fois par jour, lors des journaux qu’aux JO, les sportifs gagnent des breloques. Merci de transmettre le lien suivant à la rédaction de vos journaux
Il s’agit d’une mise au point faite à la demande de la médiatrice de France Inter sur ce terme méprisant. J’attends avec impatience le terme Médaille.