Les auditeurs ont réagi à l’appellation « fête du travail » utilisée à l’antenne pour désigner le 1er mai.

Comme tous les matins j’écoute France Inter. L’équipe de la matinale n’arrête pas de célébrer le 1er mai comme « fête du travail». Ce qualificatif est issu du pétainisme. C’est affligeant de constater ce révisionnisme de l’histoire des travailleurs. Je les invite à écouter « Les petits bateaux  » du 30 avril 2026 qui pourrait leur ouvrir l’esprit.

Encore une fois, France Inter en ce 1er mai n’a pas de boussole historique. Aujourd’hui, dans sa chronique matinale, Anne Rosencher, directrice déléguée de la rédaction à L’Express, a conclu son intervention en souhaitant « Bonne fête du travail à tous », confondant ainsi une institution syndicale avec l’institution pétainiste. Le plus étonnant est qu’elle n’ait pas été reprise par Ali Badou qui, au contraire, a renchéri dans sa transition en affirmant que « le 1er Mai était évidemment la fête du travail ». Depuis des années, des auditeurs vous en font la remarque. Le 1er mai est la journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs.  
S’il y a bien quelque chose qui est célébré le 1er mai, c’est le droit au repos, et non pas le droit des patrons de faire travailler les salariés tout le temps, en toutes circonstances et à n’importe quelle condition.  
C’est quand même choquant d’entendre de manière récurrente une telle contre-vérité dans une tranche horaire qui fait autant de place à l’information (!!!!). Merci de bien vouloir rectifier cette bévue qui se produit trop souvent sur France Inter.

Tout comme pendant trop longtemps vous annonciez le 8 mars comme « la journée de la femme », certains sur votre antenne intitulent le 1er mai comme étant le jour « de la fête du travail ». Vos collaborateurs ont plus de 80 ans de retard. Ils évoquent peut-être la « fête du travail » instituée par Pétain et le gouvernement de Vichy en lieu et place de la journée internationale des luttes pour les droits des travailleurs et travailleuses instituée en hommage aux grèves du 1er mai pour la réduction de durée de la journée de travail à 8h00 et aux victimes de la répression des États lors de ces journées sanglantes. 

J’ai un peu honte pour la (ma) radio publique. À longueur de chroniques, ce matin, le 1er mai est nommé « fête du travail », nom choisi par Pétain en 1941. Alors que son vrai nom est « fête des TRAVAILLEURS ». Un point de détail, si vous voyez ce que je veux dire.

J’ai bien compris que le billet politique concernait LE RITUEL NATIONALISTE DU 1ER MAI mais à l’écoute il parle du 1er mai « à l’occasion de la fête du travail » pas très pro ni très rigoureux pour un diplômé de la faculté d’Histoire et de Sociologie de Dijon. Ma connaissance de l’histoire est que le 1er mai est la fête des travailleurs en commémoration du 4er mai 1886 à Chicago est devenue la journée internationale de la lutte pour les droits des travailleurs.  

Une petite demande de rectification adressée à votre présentateur sur Franceinfo qui vient de parler du 1er mai, « fête du travail ». Cette appellation est celle utilisée par le régime pétainiste (très exactement « fête du travail et de la concorde nationale »), le 1er mai que nous célébrons aujourd’hui étant la « journée internationale des travailleurs et travailleuses ». Cette précision n’est pas anodine, puisque l’appellation pétainiste est celle utilisée par le Rassemblement National. Certes, c’est plus long à dire, mais le diable peut se cacher dans de tels détails et votre souci d’objectivité doit, je pense, s’exprimer dans votre exigence de précision.