Des auditeurs réagissent aux comparaisons faites entre la gestion des mobilisations lycéennes et celle des manifestations agricoles.
Il faut « noter le courage » des forces de l’ordre, qui n’hésitent pas à blesser nos lycéens et étudiants par contre, lorsqu’ils ont en face d’eux des agriculteurs qui, eux, « font de gros dégâts », on les voit plus discrets et moins courageux.
Pourriez-vous nous préciser le prix des réparations des dégradations causées par les agriculteurs (surtout de la FNSEA et de la Coordination rurale) lors des derniers mouvements, en comparaison des dégâts récents associés systématiquement aux lycéens (et non à des éléments extérieurs au mouvement). Histoire de retrouver l’objectivité et le sens de la mesure journalistique. L’info n’est pas à géométrie variable selon des priorités contraintes.
Pourquoi, quand la Coordination rurale commet des violences, la police ne procède-t-elle pas à une dispersion de l’attroupement ? Deux poids, deux mesures.
On réprime le mouvement lycéen et, les agriculteurs, la police les guide au centre-ville pour casser.
En écoutant les informations sur Franceinfo cet après-midi, la journaliste a abordé le sujet du coût de la casse lors des émeutes des lycéens. Premièrement, il y a une certaine indécence à relayer cette provocation faite par un politicien LR, je crois, alors que les lycéens ont des demandes très légitimes de profs, de tables, de chaises, de locaux décents pour pouvoir étudier convenablement. Deuxièmement, la même journaliste a continué en rappelant les coûts d’autres émeutes que les médias rappellent toujours dans pareilles occasions, ceux des Gilets jaunes, ceux des émeutes urbaines suite au meurtre de Nahel, et d’autres dont je ne me rappelle plus. Mais en tout cas, il ne s’agissait que de casses liées à des mouvements sociaux. La journaliste aurait également dû citer les coûts de la casse des manifestations agricoles de l’année dernière et des années précédentes. Les millions d’euros de dégâts des manifestations de la FNSEA et de la Coordination rurale ne sont jamais abordés dans vos médias lorsqu’il s’agit d’évoquer ce sujet. Si vos journalistes veulent faire d’autres comparaisons intéressantes, ils peuvent également étudier les différences de traitement et de niveaux de violence des forces de l’ordre lorsqu’elles ont en face des jeunes lycéens ou des agriculteurs. Pour moi, l’une des principales qualités d’une journaliste, c’est l’honnêteté.
Ce dimanche 4 octobre matin, deux « journalistes » osent amalgamer manifestations agricoles avec dégradations et émeutes autour du mouvement lycéen récent… Accusant les gouvernements de « deux poids, deux mesures »… Scandaleux ! Ignoble ! On frappe les policiers, on gaze des passants, on frappe des proviseurs ou professeurs ou autres personnes lors de manifestations d’agriculteurs ? Qui travaillent comme des fous pour survivre… Je suis scandalisé qu’une partie de mes impôts finance de tels propos ! Et je suis électeur de gauche. Certainement pas, jamais, LFI.