Les auditeurs ont réagi à l’émission Carnets de Santé du 25 avril sur France Culture, consacrée aux conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl, notamment aux propos de l’invité présent, Jean-Philippe Vuillez.

Dans votre émission du samedi 25 avril dernier consacrée aux conséquences sanitaires de l’accident de Tchernobyl en 1986, nous avons entendu le professeur spécialiste Jean-Philippe Vuillez nous affirmer que la catastrophe n’avait pas engendré de hausse de cancers de la thyroïde en France. 
Or le lendemain dimanche 26 avril nous avons entendu un autre spécialiste nous affirmer exactement l’inverse dans le journal de 7h de France Culture : l’exposition de personnes jeunes aux retombées radioactives avait bien eu pour conséquence une augmentation du nombre de cancers de la thyroïde. 
Donc qui croire avec deux affirmations aussi contradictoires sur la même antenne à quelques heures d’intervalle ? C’est exactement ce qui engendre et alimente la désinformation, défiance en la science et complotisme dans nos sociétés, quel dommage.

J’ai écouté l’émission de Carnet de santé du 25 avril 2026. A mon très grand étonnement, tous les propos tenus par l’invité, étaient complètement contraires aux deux autres émissions qui sont passées le 24 avril 2026 dans « La fabrique de l’information’ et dans  « La Science CQFD » du 23 Avril 26. 
On entendait presque à nouveau le fameux :  « le nuage n’a pas passé la frontière  » !!! 
Le professeur Pellerin a apparemment tenu à l’époque des propos absolument inquiétants ne considérant pas les nuages radioactifs comme dangereux. Comme l’a répété finalement cet invité de samedi. 
C’est absolument scandaleux. 
Visiblement selon lui la radioactivité n’aura jamais créé de cancers !!!!!!! 
Au secours de tenir des propos pareils aujourd’hui.

J’ai écouté, ce matin, le podcast de M. Carrère d’Encausse ; l’émission de ce samedi 25/04, consacrée à Tchernobyl. Selon l’invité, pour la France, c’est plutôt « circulez, il n’y a rien à voir ». 
J’écoute actuellement L’esprit public… dont les premiers mots de plusieurs invités évoquent les graves conséquences de l’accident de Tchernobyl pour la France. 
Invités non compétents ?   
Qui croire ? 
Étrange sentiment… 

 J’ai trouvé l’émission de ce samedi très décevante et superficielle contrairement à d’habitude. J’ai reçu les propos de l’intervenant comme si rien de grave ne s’était produit à Tchernobyl.   Très peu de compassion, or il y a eu des morts je crois…et il semblerait qu’il n’y ait aucun danger avec l’énergie nucléaire. Et on entend des propos contraires sur la même radio… 

Je suis une fidèle auditrice de France Culture, 
Jean Philippe Vuillez, a été invité le 25 avril à l’émission « Carnets de santé » sur les conséquences sur la santé en France de la catastrophe de Tchernobyl. 
J’ai été stupéfaite par ses propos minimisant son impact sanitaire. 
Deux exemples :  
Pas de conséquences sur la santé des enfants des parents contaminés. Or Une association, BELRAD qui œuvre au Bélarus auprès des enfants, constate elle-même, que 80 à 85 % des enfants sont malades contre 15 à 20 % avant 1986. 
Pas d’augmentation des cancers de la thyroïde en France , alors qu’un pic d’hypothyroïdies congénitales a été enregistré en Corse et région PACA en 1986. 
Je m’en étonne d’autant plus qu’aucun élément factuel ne lui ait été opposé par l’animatrice de l’émission. 

Je suis absolument scandalisé par l’émission d’aujourd’hui, précisément organisée pour minorer les effets de la catastrophe de Tchernobyl, en commençant par donner la parole à un élève du professeur Pellerin. Je précise que je ne suis pas du tout un antinucléaire idéologique. J’espérais simplement trouver des informations scientifiquement validées, avec une estimation des incertitudes inévitables. 

Grande déception à l’écoute de l’émission « carnets de santé » du 25 avril dernier, émission pourtant généralement excellente et souvent à rebours des idées reçues.
L’invité, longtemps engagé dans des instances dont la neutralité est des plus contestables sur le sujet s’est appliqué à minimiser la gravité des conséquences de l’explosion du réacteur numéro 4 de Tchernobyl sans quasi de contradiction pendant une demi-heure.
Ce ne sont pourtant pas les ouvrages sérieux qui manquent sur le sujet, à commencer par celui de l’ex-professeur de nucléaire à l’X, Jean-Louis Basdevant (« Maîtriser le nucléaire », sous-titre « sortir du nucléaire après Fukushima »). On y apprend qu’on est passé très près d’une destruction de l’Europe après l’explosion ; ce n’est que par le sacrifice de 3 personnes qu’il fut possible d’y échapper en évitant une explosion secondaire qui aurait expulsé dans la haute atmosphère 300 kg de plutonium. Il serait par ailleurs naïf de croire que le sarcophage écarte définitivement tout danger majeur du fait de la présence d’encore des centaines de kg de plutonium.
Expliquer par ailleurs que l’observation d’une augmentation du cancer de la thyroïde provient de l’augmentation des tests est un biais redoutable : ce sont donc les tests qui provoqueraient l’apparition des tumeurs !
Enfin, expliquer que les substances radioactives à longue période ne présentent pas de danger du fait de leur faible densité au km² est un autre mensonge, qui ignore d’une part les phénomènes de concentration provoqués par le drainage dans les nappes phréatiques et d’autre part la capacité extractive de certaines plantes à concentrer ces substances. En Allemagne en 2000, lorsque j’y séjournais, la cueillette des champignons y était interdite ou fortement déconseillée selon le Land. Il est vrai que la technocratie française avait brillamment réussi à repousser le nuage radioactif.
Gageons que lorsqu’il s’agira de l’anniversaire de Fukushima on entendra des propos analogues sur France Culture et les autres chaînes publiques, pourtant dernier rempart d’une désinformation galopante.
Merci donc de permettre à l’avenir le débat contradictoire.

J’ai été très choquée par votre émission sur l’impact de l’accident de Tchernobyl 40 ans après. 
Votre invité a déroulé sans aucune contradiction un argumentaire minimisant systématiquement l’impact des radiations sur la santé humaine. 
Avez-vous prévu un droit de réponse d’autres scientifiques portant un discours contradictoire? 

J‘ai été surpris par le discours du Professeur Jean-Philippe Vuillez mais surtout par l’absence de mise en perspective de ces propos par Marina Carrère d’Encausse. En effet depuis l’accident de Tchernobyl des études et en particulier ceux du Pr Yury Bandajevsky ont été conduites sur le terrain et ont montré des données jusqu’à lors inédites sur la toxicité du Césium 137. Non les autopsies montrent très clairement qu’après la catastrophe les populations environnantes n’ont pas fait que des bricoles. 
J’apprécie cette émission mais je regrette sur ce sujet quelques lacunes ou un manque de curiosité.

Très déçue des propos tenus par l’invité médecin nucléaire.  
En résumé, ce Monsieur répète : « on ne peut pas le nier (les morts, les blessés) », mais finalement « passez, il n’y a rien à dire, il ne s’est rien passé ». D’un minimalisme effrayant. Il aurait fallu organiser un débat avec un autre invité et non ce seul monologue qui personnellement m’a révoltée. 

Qui est cet intervenant ? Comment peut-on à ce point minimiser l’impact de la radioactivité? 
– Plusieurs études montrent qu’elle augmente pour les populations habitant près des centrales! 
– Le nombre de liquidateurs morts ou sévèrement malades est de plusieurs milliers. La situation autour de Tchernobyl est encore très critique. 
D’habitude je trouve votre émission plutôt sérieuse. Celle-ci est une honte !