A la suite du mouvement de grève à Radio France dimanche 13 et lundi 14 septembre contre le recrutement du directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, les auditeurs ont écrit pour exprimer leur soutien aux grévistes ou, au contraire, leur incompréhension face à ce mouvement.
J’apporte mon soutien total à la grève de la rédaction en rapport à l’arrivée d’un éditorialiste de Valeurs actuelles. Il n’y a pas de pluralisme quand il s’agit d’un média qui soutient un groupe politique extrémiste.
Ce média véhicule des idées fausses sur le réchauffement climatique, le progrès social, l’immigration ; cela ne s’arrêtera pas aux portes de France Inter.
Je suis déçue de ce choix et en colère que Radio France ne protège pas mieux ses auditeurs de ces pensées nauséabondes.
C’est donc un au revoir à cette station que j’écoute depuis 30 ans – j’ai 47 ans aujourd’hui, mais je n’accepterai pas passivement un changement si radical sur l’antenne.
Toute ma sympathie cependant aux personnels de Radio France, qui n’ont pas d’autre choix que de subir et d’accepter s’ils ne veulent pas se retrouver à la rue. C’est comme ça qu’on se dirige sans bruit vers une société totalitaire et antidémocratique. Cela sera sans mon soutien.
Je tiens à exprimer mon soutien à l’équipe de Radio France qui s’est mobilisée contre l’idée d’accorder une tribune à des éditoriaux politiques qui pourraient ouvrir encore plus la fenêtre d’Overton à des idées d’extrême droite.
En effet, une telle ouverture risquerait de normaliser des discours porteurs de haine et de division dans notre société.
Si la pluralité des opinions est essentielle, elle ne doit pas se faire au détriment des valeurs humanistes de respect et de cohésion sociale.
Je souhaiterais apporter mon soutien aux salariés de France Inter qui sont en grève contre l’arrivée de M. Sapin sur l’antenne. Ils ont bien raison de manifester leur hostilité à ce monsieur. La liberté d’expression a ses limites. Il est important de ne pas offrir une tribune aux personnes qui ont des idées extrémistes, de gauche comme de droite. La nuance disparaît de plus en plus de tous les médias ; France Inter n’en est pas épargnée. Or, le service public, ce n’est pas une radio ou une chaîne de télévision dirigée par un milliardaire. Je ne veux pas que mes impôts paient des extrémistes.
Je souhaitais donner mon point de vue sur la crise provoquée à Radio France suite à la venue d’un éditorialiste qui a rejoint également le journal Valeurs actuelles. J’ai lu un grand nombre de messages d’auditeurs, tous à charge contre cette évolution, mais aussi les deux lettres de Céline Pigalle, directrice de France Inter et de Vincent Meslet, directeur éditorial de Radio France.
Je suis moi aussi un fidèle auditeur de France Inter depuis près de 50 ans — j’en ai 60 —, et je défends très souvent cette maison lorsqu’elle est attaquée. Pour autant, je ressens vraiment un malaise quand je vois la réaction contre-productive des opposants à cette arrivée. Cet éditorialiste ne doit pas être totalement assimilé, par principe, au journal qu’il vient seulement de rejoindre. Il ne doit pas non plus être jugé sur ce qu’il n’a encore pas dit sur France Inter.
Mais surtout, la rédaction ne doit pas donner raison à ceux qui veulent faire la peau à une antenne indépendante, en ne permettant pas qu’un autre point de vue que sa ligne éditoriale s’y exprime. Je ne parle pas de propos racistes et odieux, comme ceux qui ont pu figurer il n’y a pas si longtemps dans Valeurs actuelles. Ceux-là doivent être condamnés et j’ai confiance dans la force de la rédaction, de la gouvernance de Radio France et de la communauté des auditeurs pour réagir très fermement si cet éditorialiste, ou d’autres, devaient se livrer à de telles dérives.
L’issue de ce débat est importante pour la suite de la vie de Radio France. Si cette radio se rétrécit sur un camp, si elle ne parvient pas à faire dialoguer les points de vue qui tendent de plus en plus le débat public, qui le fera ? Les réseaux sociaux ? La presse d’opinion ?
Comme toujours, ce sont les positions les plus en colère qui s’expriment avec force. La colère est un moteur. Mais je refuse que ces prises de position masquent le point de vue de beaucoup d’auditeurs qui, comme moi, attendent de cette radio qu’elle ne les déconnecte pas du débat public. J’ai besoin qu’elle me place dans l’inconfort du débat d’idées.
Je souhaite apporter mon total soutien à la grève sur vos antennes. Il est inconcevable d’accueillir dans vos rédactions des personnes qui souhaitent la disparition du service public. Ce n’est pas de la pluralité, c’est de l’autocombustion ! J’espère que le mouvement sera entendu.
Je vous transmets mon plus sincère et profond soutien dans cette grève contre le fait de confier une rubrique politique à une forte personnalité de Valeurs actuelles. « Ligne éditoriale : L’hebdomadaire défend des idées nationales, sécuritaires et conservatrices, en accord avec les thématiques de la droite radicale et de l’extrême droite » d’après internet… je veux bien de la pluralité tant qu’on respecte les limites de l’humainement correct.
Les médias font la météo, à vous de tendre vers plus d’humanisme.
Auditeur de France Inter, je réagis à votre grève de ce jour et vous fais part de mon incompréhension. Vous êtes une radio de service public. Vous avez, il me semble, le devoir de nous alimenter en informations, de nous éveiller aux courants d’idées de notre société et de vérifier la véracité de vos propos. Libre à nous, auditeurs, de faire notre jugement à partir de la palette des informations fournies. Votre refus d’ouverture réduit notre prisme de réflexion. Il alimente l’argumentation de vos détracteurs et renforce la position de courants extrêmes qui ne sont, à mon sens, pas un avenir pour notre société. Si cette réflexion peut vous être utile, j’en serais très heureux.
J’ai trouvé très pertinente la grève sur Radio France pendant 2 jours.
On ne peut pas, sur une chaîne publique, laisser le micro à Charles Sapin avec des propos d’extrême droite.
Je suis auditrice depuis plus de 40 ans à France Inter. Si rien n’est fait pour proposer le départ de Monsieur Sapin, j’arrêterai d’écouter votre chaîne.
Merci à vous chers salariés de France Inter !
Il y a 15 jours, je me réveille dimanche matin et j’allume, comme depuis plus de 40 ans, la matinale de France Inter et, dans un demi-sommeil, j’entends la fin d’un édito et la voix d’Eva Roque : « Merci Monsieur… directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles ». Là, mon cœur et mon estomac se serrent, je pousse un « NON » (non ils n’ont pas osé ? Non ils n’ont pas fait ça ? NOOOON), je me redresse en sursaut et je suis assaillie par un sanglot, un immense chagrin m’envahit. Je sais à cet instant que j’ai perdu France Inter, ma radio, mon espace d’information en qui j’avais confiance.
Les jours qui suivent, je suis en colère, triste, perdue.
Je pense à écrire mais je ne le fais pas de suite. Je renonce à écouter France Inter et bascule sur France Culture, ce qui n’est pas difficile car, depuis la désintégration de l’émission de Charline et sa bande, je ne me retrouve plus trop dans la programmation de la chaîne.
Puis arrive une petite lueur d’espoir, je comprends que les auditeurs ont réagi en masse et sont outrés comme je peux l’être. Je me reconnais dans les magnifiques messages adressés à la médiatrice.
Mais je comprends que la direction empêtrée dans ses mauvais choix aura du mal à se dédire.
Le pluralisme existe déjà, il y a Dominique Seux par exemple, pas besoin d’aller chercher l’extrême droite radicale.
M. Sapin a choisi en conscience d’apporter ses compétences à un journal d’extrême droite, multicondamné, c’est tout sauf anodin pour un professionnel qualifié de compétent.
Se dédire aurait été une preuve de courage et aurait justement marqué la limite du pluralisme, c’est-à-dire le cadre de la loi. Accueillir quelqu’un dont le journal prône la haine raciale, c’est non.
Une deuxième lueur d’espoir apparaît, il s’agit du positionnement des salariés de France Inter soutenus par des salariés d’autres stations de Radio France.
Je tiens à vous remercier chers salariés de France Inter, tenez bon, ne lâchez pas après ces deux jours de grève. Je sais que c’est dur et coûteux, c’est pourquoi dites-nous comment on peut soutenir financièrement le mouvement.
Je souhaite pouvoir me délecter de la playlist de France Inter que j’écoute depuis deux jours avec angoisse et fierté. Angoisse que ça dure et que la direction persiste dans son refus de déprogrammer et fierté de votre courage et votre détermination à maintenir les valeurs de la chaîne.
La France Inter m’a profondément déçue ! Que votre esprit est étroit ! Faire grève parce qu’un chroniqueur venant de Valeurs actuelles risque de bousculer votre pré carré mais, au contraire mieux vaut dialoguer plutôt que mettre sur la touche ceux qui ne pensent pas comme vous. C’est ça la démocratie et vous êtes une chaîne publique donc en droit d’accepter et prôner les valeurs républicaines. J’emploie les grands mots mais fidèle de votre chaîne je suis terriblement déçue.
Faut-il vraiment entendre ce que l’extrême droite a à dire ? Ceux qui écoutent France Inter savent parfaitement ce que les discours RN contiennent, cherchant toujours à faire peur, les auditeurs n’ont pas besoin de leurs conseils et, en leur donnant la parole sur des sujets sociétaux, vous contribuez à banaliser leurs théories d’exclusion, de racisme et faites honte à tous les auditeurs qui ont contribué à faire de France Inter la 1ère chaîne de Radio France. Je soutiens avec toute mon énergie les personnes courageuses qui font grève et je souhaite le départ de M. Sapin, il a du travail ailleurs, qu’il y reste. Alors faites quelque chose avant que nous partions vers d’autres chaînes.
Bonjour aux équipes de France Inter ! Je suis triste de ne pas vous entendre, vous qui m’accompagnez depuis mon plus jeune âge, (j’ai 63 ans). Je soutiens cette grève de toutes mes forces et surtout le pourquoi de cette grève. Je vous engage à regarder ce qu’est la fenêtre d’Overton. Propager des idées à petite dose permet de renforcer l’acceptabilité de ces mêmes idées petit à petit. Que vous receviez toutes les opinions et ceux qui sont élus et ceux qui portent ces mêmes idées, c’est tout à fait normal et même souhaitable, que ces mêmes idées soient portées par l’antenne, c’est autre chose. Je me passerai de ma radio préférée le temps qu’il faudra. Tenez bon, tout mon soutien à toutes les équipes.
Auditrice de longue, très longue date, je suis de tout cœur avec les grévistes. Jusqu’à présent j’étais parfaitement satisfaite de la pluralité des opinions qui s’exprime sur France Inter et pas besoin d’être perspicace pour voir qui veut faire main basse sur notre radio publique. Tenez bon les grévistes et merci à vous.
Loin des idées de Valeurs actuelles, je m’honore de pouvoir écouter Charles Sapin le dimanche matin… vivent les différences sur la radio publique ! Les journalistes font la grève… Les auditeurs se sont habitués et font le dos rond… mais il faudrait vraiment prendre enfin conscience de ce qui se passe dans la France profonde loin des rédactions parisiennes et de leurs états d’âme qui confinent à l’entre-soi !
Soutien aux grévistes – Charles Alloncle ne doit pas dicter la ligne éditoriale de France Inter !
Robert Badinter a dit un jour : « Le fascisme ne se lève pas comme la tempête en une nuit […], il est d’abord rampant, dissimulé, ordinaire. […] Il s’empare des cœurs avant de pervertir les esprits puis de prendre le pouvoir. »
Un vieil auditeur de toujours de votre station.
Ce message pour vous dire que je soutiens le mouvement de grève à France Inter contre le recrutement de Charles Sapin. En effet, l’arrivée sur l’antenne d’un salarié de Valeurs actuelles, journal d’extrême droite, revient à banaliser ce parti, ce qui n’est pas acceptable. Auditrice de France Inter depuis toujours, j’irais écouter une autre radio si Charles Sapin est maintenu sur cette antenne.
Madame la Directrice de Radio France,
Madame la Médiatrice,
Mesdames et Messieurs les représentants syndicaux,
Auditeur fidèle de France Inter depuis un demi-siècle, je vous adresse aujourd’hui cette lettre pour vous exprimer ma plus vive exaspération face au préavis de grève déposé par les syndicats de Radio France.
Exiger le retrait de l’antenne d’un éditorialiste au seul motif qu’il provient d’un journal de droite conservatrice est une démarche inacceptable qui s’apparente purement et simplement à une tentative de censure.
Bien que mes convictions personnelles me portent vers une droite libérale, j’ai toujours fait le choix d’écouter le service public.
J’accepte volontiers que la ligne éditoriale ou que la majorité des intervenants de votre station penchent traditionnellement à gauche. C’est le jeu du débat d’idées.
En revanche, ce que je ne peux plus tolérer, c’est ce refus dogmatique de laisser s’exprimer des voix divergentes dès lors qu’elles ne correspondent pas à la doxa dominante du groupe.
Radio France est un service public financé par l’ensemble des citoyens, quelle que soit leur sensibilité politique. Le pluralisme de l’information n’est pas une option ou un privilège accordé selon le bon vouloir des syndicats de la maison : c’est un devoir démocratique et une obligation légale.
Exclure un journaliste en raison de son étiquette médiatique constitue une faute morale et un mépris caractérisé envers une grande partie des auditeurs.
Si France Inter souhaite conserver sa crédibilité et le respect de ceux qui l’écoutent depuis des décennies, elle doit garantir la diversité des opinions sur son antenne au lieu de céder à ce réflexe corporatiste d’interdiction.
Par ce message, je tiens à apporter mon soutien aux grévistes des différentes rédactions de Radio France. L’intégration de Charles Sapin comme éditorialiste politique est en effet inacceptable. Le magazine Valeurs actuelles a été condamné à différentes reprises pour des écrits racistes.
Monsieur Sapin est porteur des idées xénophobes développées dans ce magazine. Il n’a pas sa place dans le service public d’information.
Nous avons la soixantaine, nous discutons beaucoup entre nous de l’arrivée de Charles Sapin et nous posons beaucoup de questions.
La réponse de la direction n’est pas convaincante.
Donnez à M. Sapin du temps d’antenne comme aux autres partis, mais pas un éditorial politique.
Ou, si vous êtes coincés contractuellement, donnez un éditorial politique à tous les dirigeants des journaux très très marqués en annonçant la couleur : l’édito de Valeurs actuelles, l’édito de l’Humanité, etc.
Encore une grève à France Inter, de courte durée heureusement !
Pour la défense du service public ou pour une opinion politique ?
La représentation de toutes les tendances dans un service public est une nécessité, sinon une évidence.
Les algorithmes nous formatent déjà tant dans tous les médias internet, ne nous fournissant que ce que nous voulons entendre.
Alors acceptons d’entendre une voix différente et travaillons notre esprit critique.
Je soutiens totalement France Inter pour le refus de l’arrivée de M. Sapin sur les antennes. Le service public ne doit pas favoriser la diffusion des idées d’extrême droite. Quelle stupidité de dire que tous les courants doivent être représentés ! L’idéologie raciste est un danger pour la démocratie. Le retrait de ce journaliste demandé par les syndicats est tout à fait fondé et nécessaire.
Je vous exprime mon refus catégorique de voir un éditorial politique confié au directeur adjoint de Valeurs actuelles sur France Inter. Ce journal, plusieurs fois condamné pour racisme et incitation à la haine, n’est pas compatible avec les valeurs humanistes, démocratiques et républicaines que nos radios de service public ont pour mission de défendre. Cela dépasse France Inter et entache l’image de toute Radio France. Je soutiens les grévistes en ce sens.
Je suis auditeur de France Inter depuis toujours et je ne comprends pas le motif de la grève. Les auditeurs de France Inter peuvent écouter un chroniqueur de droite et faire preuve d‘esprit critique sans avoir besoin qu‘une intersyndicale décide pour eux. Pour reprendre un slogan historique : faites confiance aux auditeurs, ils ont quelque chose entre les oreilles !
Tout d’abord, je veux exprimer mon total soutien au personnel gréviste de Radio France qui s’exprime contre l’arrivée sur l’antenne de France Inter de Charles Sapin, éditorialiste issu de l’extrême droite.
Les arguments pour justifier cette arrivée à l’antenne sont bien peu convaincants. En particulier celui qui fait appel au pluralisme de la chaîne. Si pluralisme il y avait, l’arrivée de cet éditorialiste extrémiste aurait au moins été compensée par une autre arrivée, celle d’un journaliste d’extrême gauche ou d’un média reconnu comme « de gauche », Mediapart par exemple.
Il n’en est malheureusement rien et rien ne viendra contrebalancer les éditoriaux de Charles Sapin qui, rappelons-le, ne font pas l’objet d’un débat ou d’une confrontation contradictoire.
Si cet éditorialiste venait à être maintenu à l’antenne, je me verrais dans l’obligation malheureuse, comme de nombreux autres auditeurs je pense, de quitter l’écoute de la station après 50 ans d’audition fidèle.
Auditeur depuis mon enfance, je suis atterré par cette nouvelle pseudo politique de pluralisme, qui vise à donner la parole sur vos antennes à la voix qui a le vent en poupe dans notre pays, celle de la droitisation, du racisme.
Le mot de Patrick Cohen de ce 15 septembre « Du pluralisme et de l’impartialité » avait le bon goût de développer tout cela.
On ne construit pas l’impartialité en ajoutant des partialités, concluait il.
Merci Monsieur Cohen. Merci aux journalistes qui résistent au vent mauvais qui nous emporte. Merci aux salariés de France Inter qui sont en grève.
Une extrême droite au pouvoir, n’en doutons pas, aura à cœur de démanteler ce beau monument des idées et de la culture qu’est Radio France.
De tout cœur avec l’esprit Radio France.
Le mouvement de grève de Radio France de ce jour à propos du nouvel Édito politique ne me semble pas du tout bienvenu.
Il me semble que sur une radio de service public, il est important que la pluralité des opinions puisse être représentée. Or, en tant qu’auditrice régulière, je constate que certains pans du spectre politique non seulement ne le sont pas, mais sont de plus vilipendés. De quoi certainement nourrir la colère, le ressentiment et peut-être malheureusement la montée des extrêmes.
Le mouvement de grève intersyndical qui s’organise à Radio France pour contester le rendez-vous hebdomadaire envisagé à l’antenne de France Inter avec Charles Sapin est un acte fort auquel je souscris pleinement. Au nom du pluralisme, l’enjeu est de taille sur l’année à venir que la démocratie ne soit fragilisée et j’aurais attendu d’une telle radio qu’elle garde son axe et son ouverture sans être abimée de l’intérieur. Je salue le courage et l’implication des professionnels de la radio qui s’ y opposent.
Je vous écris aujourd’hui car je voudrais vous exprimer ma déception et mon refus de voir un éditorial politique confié au directeur adjoint de Valeurs actuelles sur France Inter. Ce journal, plusieurs fois condamné pour racisme et incitation à la haine, n’est pas compatible avec les valeurs humanistes, démocratiques et républicaines que nos radios de service public ont pour mission de défendre. Cela dépasse France Inter et entache l’image de toute Radio France.
Beaucoup de journalistes sont en difficulté et en désaccord avec ce qui se déroule actuellement dans leurs rédactions. On ne peut plus lutter mollement contre la banalisation de propos racistes, antisémites et homophobes, qui se déploient dangereusement. Les médias ont une responsabilité. Le racisme n’est pas un avis, c’est un délit dans notre pays. Comment une radio comme France Inter peut-elle laisser la parole à un représentant d’un journal condamné ??
Je soutiens les grévistes en ce sens. J’espère de tout cœur que vous saurez entendre cet appel.
J’exprime tout mon soutien à l’arrivée de Charles Sapin chez France Inter.
Sans être une fervente de ce journaliste, je considère la liberté d’expression et la diversité des points de vue primordiales.
Ces syndicalistes qui veulent faire grève : cela s’appelle de la dictature de la pensée.
Ras-le-bol de cette censure démagogique !
Être de droite désormais fait de vous un extrémiste ?
De quoi avez-vous peur ?
Les grèves sur France Inter ont le don de m’agacer mais celle-ci, contre le rédacteur en chef de ce torchon d’extrême droite qu’est Valeurs actuelles, recueille tout mon soutien. Ce Monsieur n’a rien à faire sur France Inter.
Je suis un auditeur plus que fidèle (et exclusif !) des différentes antennes de Radio France et je ne comprends pas la grève qui a cours en ce moment contre l’embauche d’un chroniqueur ; celui-ci ne reflète a priori pas du tout mes opinions mais justement, sortons un peu de notre bulle !