À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, Karin Tarte, professeur en immunologie, et Fabrice André, directeur de la recherche à Gustave‑Roussy, étaient les invités du 8h20. Les auditeurs ont été nombreux à témoigner :
J’ai été diagnostiqué en 2017 d’un myélome multiple (cancer de la moelle osseuse). J’en suis aujourd’hui à mon traitement de 5ᵉ ligne (immunothérapie : anticorps bispécifiques), ayant eu en 2023 le protocole CAR‑T cells. En tant que patient, je veux apporter mon témoignage sur la recherche médicale et ses avancées qui aboutissent rapidement à des protocoles qui n’existaient pas encore il y a 4 ans, surtout en hématologie. L’immunothérapie permet moins d’effets secondaires que la chimiothérapie ou la radiothérapie, et de ce fait de mener une vie quasiment « normale ».
Souligner également la compétence de haut niveau des services d’hématologie (CHU de Rennes), la proximité de toutes les équipes vis‑à‑vis des patients et la chance d’être en France, la prise en charge en ALD, le coût des traitements depuis 8 ans pouvant, me concernant, être estimé à environ 1,3 million d’euros.
Vous vous étonnez des problèmes de dépistage, c’est aussi un problème d’accès au soin. J’ai eu deux rappels pour une mammographie de contrôle, mais je ne trouve aucun rendez‑vous sur aucune plateforme ni en appelant, c’est un vrai problème. Par ailleurs, toujours à Rennes où je vis, il y a une pénurie totale de dermatologues, et il se trouve que ma fille a un mélanome. Heureusement qu’elle a pu aller à Paris pour le faire diagnostiquer et traiter. Donc prenez bien en compte cette raison majeure pour l’accès au dépistage !
Merci pour vos émissions très intéressantes ! Concernant ce sujet du cancer, j’ai eu un cancer du sein il y a 2 ans, opération, chimiothérapie, radiothérapie et hormonothérapie. La tumeur a été repérée lors d’un dépistage (tous les 2 ans). J’ai un régime de vie sain, je fais attention à ce que je mange, je fais du sport, etc… malgré tout, le cancer m’a rattrapée à 66 ans.
Ne faudrait‑il pas orienter les recherches sur les causes environnementales, alimentaires, etc., en plus de celles déjà mises en place sur les traitements ?
J’ajoute que les opérations et traitements sauvent, mais à un prix énorme physiquement et psychologiquement. Les équipes sont vraiment attentionnées et efficaces (je suis à Lyon).
J’habite la grande métropole nantaise dans laquelle les délais d’attente pour le dépistage sont délirants ! Dix‑huit mois, et encore, il faut appeler chaque mois un laboratoire sur un créneau horaire très réduit ! La situation s’est fortement dégradée sur les deux dernières années. Il n’y a plus de créneaux disponibles, même avec une ordonnance de médecin. Et Nantes n’est pas un désert médical ! Situation identique dans tout le département !
La prévention est une bonne initiative. Mais trouver un rendez‑vous pour une mammographie de dépistage relève du parcours du combattant… très, très peu de rendez‑vous. Étant dans une grande ville, j’ai mis un an à trouver un rendez‑vous…
Vous signalez que le dépistage des cancers est insuffisant. Je suis pour la prévention, mais comment ne pas se décourager quand, après six ou sept appels depuis deux mois, je n’ai toujours pas la possibilité d’avoir un rendez‑vous de mammographie !
Le dépistage est indispensable, mais en Charente il faut attendre six mois à un an au moins avant déjà pour un rendez‑vous pour une mammographie, par exemple !!!
C’est un parcours de combattante pour avoir un rendez‑vous radio !!! Beaucoup y renoncent !!
Vous rajoutez à ça désert médical (plus de gynécologue, plus de médecins !!)
Il est impossible d’obtenir un rendez-vous pour une mammographie de prévention en Vendée. Cela fait des mois que j’essaie régulièrement sans succès. La dernière date de plus de 6 ans.