Pouvez-vous expliquer pourquoi vous ne parlez que des quelques violences policières, et pas du tout de toutes les violences faites par les manifestants, souvent non-lycéens (au moins 600 forces de l’ordre blessées et des passants) ? Je suis persuadé que s’il n’y avait pas de violence de la part des manifestants, il n’y en aurait pas de la part des forces de l’ordre.
Ce manque d’équité et d’objectivité nuit grandement à la qualité de l’information diffusée par France Culture.
Traitement orienté du mouvement lycéen sur France Inter : rien sur les locaux dégradés quotidiennement par les lycéens eux-mêmes. Des deux témoignages concernant le lycéen à la main arrachée, il n’en reste qu’un, celui hostile aux forces de l’ordre. Les avocats qui défendent les lycéens en garde à vue sont mis à l’honneur, rien sur les centaines de policiers blessés. Un reportage à la gloire de Mélenchon lors de la manifestation à Paris…
Continuez comme ça : vous alimentez le discours d’extrême droite qui veut se débarrasser du service public.
Auditeur régulier de France Info, qui reste ma principale source d’information, j’écoute les informations sur France Info concernant les manifestations des lycéens. Je suis stupéfait par le manque de neutralité et le parti pris favorable à ce mouvement. Je n’entends que des invités favorables à ce mouvement (syndicalistes, représentants de la DDH…) et justifiant les débordements, déniant aux autorités le droit de rétablir l’ordre. Nous avons affaire à des violences inacceptables, avec des dizaines de policiers et de personnels de l’Éducation nationale blessés et des collèges et lycées dégradés ou incendiés. Personne ne rappelle non plus que ces revendications, si elles sont compréhensibles, ne sont pas réalistes, ni politiquement (pas de majorité au Parlement pour voter un budget), ni économiquement (les finances sont exsangues, nous sommes proches d’une situation de défaut de la part de la France).
Dans le cadre du « soulèvement » des lycéens, pourriez-vous faire preuve de plus de justesse : des policiers reçoivent des projectiles et n’ont pas le droit de riposter. C’est honteux que vous vous placiez toujours du côté des jeunes, qui bénéficient pourtant chacun de 9 000 euros par an de nos impôts pour le simple fait d’être lycéen. Arrêtez de regarder l’actualité toujours sous le même prisme à France Inter.
Je suis assez choquée, sur France Culture, par votre parti pris pro-manifestations et violences lycéennes, que vous minorez (rien sur les 40 proviseurs blessés, sur le chiffrage des millions d’euros partis en fumée et sur les policiers et lycéens blessés par les manifestants). J’ai fait plusieurs manifestations, toujours dans le calme, et je n’ai jamais subi la moindre violence de la part de la police. La vérité, c’est que si les lycéens manifestaient et bloquaient calmement, il ne se passerait rien. Pourquoi ne parlez-vous pas de la porte du lycée incendiée, où une femme cuisinière dans le lycée et ses enfants ont été évacués en catastrophe d’un appartement au-dessus, grâce à qui ? À la police et aux pompiers, caillassés par les lycéens depuis plusieurs jours. Après, une question que je vous soumets : pourquoi, moi qui étais dans un lycée public avec des classes contenant 34 élèves, je n’ai eu aucune difficulté à suivre mes cours de philo (j’étais en filière littéraire) et à faire mes études à l’université. Idem pour mes camarades de classe de l’époque. Pourquoi n’en sont-ils pas capables aujourd’hui ? Et s’ils ne sont pas capables d’étudier dans une classe avec 34 élèves, comment vont-ils suivre dans des amphithéâtres en faculté qui peuvent contenir plusieurs centaines d’étudiants ? Et il faut donc que Sciences Po recrute des élèves mauvais en français ? Qui les empêche de manifester ? Personne. Ce qui est empêché, ce sont des blocages violents empêchant les autres lycéens d’étudier quand ils le veulent. Car ceux-là, vous ne les interrogez jamais. Quand on écoute les lycéens sur votre plateau, on a l’impression qu’il n’y a eu aucun incendie et aucune violence. Et surtout aucune question qui fâche. Vous pensez aider ces jeunes en les confortant dans leur statut de victimes, mais c’est l’inverse : vous les maintenez aveugles devant les causes profondes de leurs difficultés, leur refus de respecter les règles édictées pour que notre nation puisse faire société. J’attends qu’un jour les policiers se retirent et refusent de faire le maintien de l’ordre… Que se passera-t-il ? Je doute fortement que nous ayons des rassemblements pacifiques sans aucune violence…
Question objectivité de France Inter: il n’y a vraiment que des parents qui soutiennent leurs enfants à manifester ? Et que des professeurs les soutenant, omettant totalement les destructions dont les contribuables vont devoir financer la réparation, tout ça au nom de revendications très aléatoires ? N’est-ce pas, très souvent, l’attitude des élèves qui rend « surchargées » les classes et le métier d’enseignant bien peu attractif ?
Y a-t-il une émission qui donne la parole à la contradiction ?