#14 Le choix des mots

Chaque jour, nous publions une sélection de messages d’auditeurs au sujet de la langue française à retrouver sur le site

Une chroniqueuse a parlé d ‘une prime de cinq cents euros pour la mobilité. A trois reprises elle a dit cinq cents Heuros au lieu de cinq cents Zeuros. Très souvent la règle grammaticale n’est plus respectée à la radio ou à la télévision.

Je note une utilisation de plus en plus fréquente de la construction « un tableau spolié » en lieu et place de  » une famille spoliée d’un tableau ». Ce verbe signifie « dépouiller » et on dépouille une personne en l’occurrence, et non un objet.

Très étonnée ce matin en entendant votre journaliste parler d’une œuvre d’art spoliée. C’est le propriétaire qui est spolié.

Au chapitre des liaisons dangereuses, il me faut quand-même vous signaler que dans l’expression « à cor et à cri », cor renvoie à l’instrument de musique (de chasse), et non pas au corps, ce que vous semblez croire quand vous prononcez « à cor’z’et à cri.

L’antonyme de « sociable » n’est pas « associable », mais « asocial, asociale », dont le pluriel est « asociaux, asociales ». A part ça, j’apprécie beaucoup vos émissions.

Pourrons-nous un jour ne plus entendre les locuteurs et invités de Radio France, qu’ils soient de musique ou de culture, truffer leurs propos de « hein » grossiers ? Cela devient insupportable parfois, comme dans les matches que l’on peut voir à la télévision.

Quelle utilité d’utiliser des mots anglais pour s’exprimer. « c’est pas fake » c’est laid et ne veut rien dire, notre langue n’est-elle pas assez riche ? Vous qui parlez de culture, vous participez ainsi à son déclin. Dommage pour un présentateur sur la radio nationale !

Ce n’est pas la première fois, il semble que cette erreur soit assez répandue parmi les chroniqueurs aujourd’hui. “Après” est toujours suivi de l’indicatif, non du subjonctif : après qu’ils sont passés et non après qu’ils soient passés. C’est assez récurrent tout comme le « un espèce » que l’on entend à longueur d’antenne. Dommage. Merci de transmettre ce témoignage d’agression auditive. Salutations d’un fidèle.

Je souhaiterais que les journalistes, les animateurs et les animatrices évitent certaines formulations. Ma demande concerne tout particulièrement quelques tics de langage. Les questions aux invités commencent très souvent par « c’est quoi » plutôt que par « qu’est-ce que « , « quel est » , « quelle est », « que sont ». En tant qu’enseignant, je constate que de nombreux élèves ne savent pas distinguer les niveaux de langue, et commencent à rédiger les problématiques de leurs devoirs de la même façon. Je remarque aussi que les mêmes animateurs et journalistes utilisent souvent la locution « pas que » , au lieu de « pas seulement ». Je m’en tiens à ces deux constats. Je ne souhaite pas que les journalistes, animateurs et animatrices de Radio-France perdent leur spontanéité. C’est le principe même de l’interview. Je distingue la différence entre les questions initiales, qui sont préparées et celles qui s’imposent ensuite en fonction du contenu des premières réponses de l’invité. Mais les professionnels du journalisme ne pourraient-ils pas veiller à maintenir un niveau de langue conforme aux attentes de la majorité des auditeurs ? Je vous remercie vivement de bien vouloir transmettre le contenu de ce message aux journalistes, animateurs et animatrices des stations de Radio-France dont j’écoute les émissions tous les jours avec grand plaisir.

Si tout le monde le dit ce doit être le bon mot plutôt que centre de vaccination. Mais à un réfléchir un peu (les journalistes globalement sont plutôt bons en français) : hypodrome : lieu de course de chevaux – vélodrome – lieu de course de vélo – vaccinodrome : ? lieu de cours de vaccins ? Mince alors !

Quand finirons nous d’employer le mot schizophrène à tort et à travers ? C’est un manque de respect pour les familles touchées par cette terrible maladie et la révélation criante d’une ignorance de cette pathologie. Après l’autisme, à quand l’arrêt de la stigmatisation de cette maladie qui peut toucher toutes les familles y compris la vôtre !

Malgré l’intérêt de votre émission que vient faire par 2 fois, de votre journaliste et d’une « économiste » dont j’ai oublié le nom, l’emploi du mot « schizophrénie » pour traiter ce sujet. Bien sûr employé comme d’habitude chez les « normopathes « basiques avec une connotation de confusion, de façon toujours négative. La stigmatisation a encore de beaux jours devant elle… Vous pourriez vous excuser auprès de tous ces gens courageux que je connais qui vivent avec cette maladie grave et qui rasent les murs justement devant vos préjugés qui entravent leur route vers un semblant de vie en société.

Je viens d’entendre à 2 reprises et la journaliste et la personne interrogée employer le terme de schizophrénie pour évoquer l’idée de double personnalité. Or, la schizophrénie n’est pas du tout un dédoublement de la personnalité. Cette façon d’employer le terme de schizophrénie à tort et à travers est tout à fait stigmatisante pour les personnes souffrant de cette maladie. Pourriez-vous sensibiliser les journalistes à ce problème ?

Pourriez-vous éviter la très déplorable traduction de devasted par dévasté. Non le Président Biden n’est pas dévasté, il est désolé ou affligé pour la mort de deux personnes près du Capitole. Il ne suffit pas qu’un mot anglais ressemble à un mot français pour que ce soit sa traduction. C’est un faux ami.
Dans le même genre, en France nous n’avons pas de vols domestiques mais des vols intérieurs.

Ne peut-on cesser d’utiliser le terme « dévasté » pour une personne ! Merci.

Vous avez oublié un des anglicismes les plus horripilants auxquels nous sommes quotidiennement exposés, celui de ‘dévasté’ qu’on n’utilise plus pour désigner un lieu après le passage d’une tempête ou un pays en guerre, mais un état d accablement.

Je suis surpris que dans votre excellente émission quotidienne vous prononciez le nom du journal anglais « The Guardian » avec une erreur courante sur d’autres radios, à savoir « Gouardiane », au lieu du plus juste « Gardiane ».

Ode au féminisme dans la Tête au carré, ce jour. Avec cette manie de vouloir à tout prix féminiser le vocabulaire, j’ai appris un nouveau mot : les franches-tireuses. Que France Inter se livre à ces dérives est insupportable. On sombre dans le ridicule.

Je vous adresse ce message afin de vous alerter sur les facilités de langage des journalistes de toutes les antennes de Radio France au sujet de la dénomination des vacances scolaires, notamment celles débutant en avril. Elles sont dénommées vacances de printemps depuis 43 ans… https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-vrai-du-faux/le-vrai-du-faux-non-les-vacances-scolaires-n-ont-pas-ete-renommees-par-souci-de-laicite_2414727.html Bref, une petite mise à jour s’avèrerait utile. Et cela éviterait tout soupçon de bafouage de la laïcité dont messieurs Macron, Castex, Véran et Blanquer se fichent éperdument, eu égard au nombre de répétitions du mot Pâques (à toutes les sauces, pas seulement chocolatées…) entendues ces derniers jours.

72 ans, vs écoute depuis des lustres et c’est de pire en pire. Même les féministes ne font plus l’accord du féminin lorsqu’il y a lieu de le faire… au secours, c’est atroce, quelle faiblesse !!!! Il est 11 h et quelque, je viens d’être témoin auditif de cette insuffisance. Ne serait-il pas possible que les intervenants fassent quelques efforts !!!

Ce lundi de Pâques, on nous annonce qu’en Inde, la ville de Bombay est à nouveau confinée… Faux car Bombay n’existe plus ! La ville s’appelle Mumbai depuis plusieurs années. Bombay, c’était le nom donné par le colonisateur britannique à la capitale de l’état du Maharashtra.

Je voulais vous faire part d’une faute devenue fréquente, et je viens à nouveau de l’entendre dans le 7/9 : avez-vous remarqué que « lequel » a remplacé « laquelle » et « lesquelles »? C’est devenu insupportable. Exemple: une situation dans lequel…et cela même de la part de « bons » orateurs. C’est une collègue qui me l’a fait remarquer il y a quelques mois, et en effet, c’est devenu quasi-systématique. Alors je ne sais pas si cela vous intéresse, ou si vous faites des émissions sur le français et ses fautes, mais il fallait que j’en parle

Arrêtons de dire Euthanasie quand on pourrait dire : suppression de l’acharnement thérapeutique ; Laissons venir la mort d’elle-même ….c’est tout

Malgré une mise au point que j’avais vu passer, les journalistes persistent à parler des « sérums » de Pfizer ou AstraZeneca. Or de sérum (malheureusement), point. Un vaccin n’en est pas un. Alors de grâce faites passer le mot auprès des journalistes et présentateurs, une telle erreur est insupportable, on attend de vous plus de rigueur et de précision au niveau du vocabulaire.

Il ne s’agit pas de la langue française, mais de la compréhension orale. Pourquoi dit-on Pf »ei »zer au lieu de Pfizer avec un « i » simple ? Pourquoi prononcer à l’anglaise un nom allemand ? Le son « pf » n’existe pas en anglais, c’est un indice, même si on n’y connait rien. L’Allemagne est quand même un pays proche et important pour la France, c’est une forme de courtoisie de ne pas écorcher les noms.

L’emploi, quasi systématique, du mot sérum pour parler de l’un ou de l’autre des vaccins contre la Covid 19 est particulièrement exaspérant. Il conviendrait d’expliquer à vos journalistes que ces termes ne sont en rien des synonymes & que l’emploi du mot sérum est impropre dans cette occurrence. Comme très souvent, le trouble est instillé dans l’esprit des publics profanes en la matière. Remerciements.

Je vous plains Madame, de devoir supporter tous les insupportables geignards dont je fais partie, qui s’étendent et se lamentent sur les bons usages de la langue française sur les ondes des radios publiques. Pourtant je ne me sens pas particulièrement linguiste ou littéraire dans l’âme, et je commets sans doute de nombreuses erreurs moi-même. Mais j’aimerais savoir depuis quand exactement on a cessé d’accorder les pronoms « lequel », » auquel » et « duquel » avec leur antécédent, pour n’en retenir que la forme du masculin singulier ? En fait c’est assez simple, et la plupart du temps l’accord s’entend ! Je sais le combat modeste et l’enjeu dérisoire, mais à l’heure de l’écriture inclusive (bim, la bombe !) entendre ces accords au féminin serait du miel à mes oreilles.

Ce matin, un reportage sur Plantu. Invraisemblable : j’apprends qu’il a eu quatre zenfants ! Je ne crois pas que c’était en direct (n’importe qui peut trébucher). Mais pourquoi diffuser ça ? Personne ne réécoute avant ? Et pire, on peut (à 13h30 du moins) retrouver ce reportage sur votre site, sans que personne ait songé à corriger. Lamentable. Ce serait une bonne chose de faire quelque chose.