#20 Le meurtre d’Audrey Adam assistante sociale

Je suis choquée qu’à aucun moment la mort d’une conseillère en Économie Sociale et Familiale dans l’exercice de ses fonctions n’ait fait l’objet au minimum d’une brève. Alors qu’un décès d’un membre des forces de l’ordre est traité pendant plusieurs jours, là rien. Dommage que le service public d’informations choisisse ses victimes. Cette conseillère en ESF a été tuée alors qu’elle faisait son travail, travail qui est moins visible que celui des policiers ou gendarmes, mais est aussi important pour toutes les personnes dans le besoin et avec la pandémie ce n’est pas ce qui manque. D’autres travailleurs sociaux ont eux aussi perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions sans que les médias ne traitent les raisons de ces morts. Il serait bon pour l’information des citoyens qui sont vos auditeurs qu’ils aient connaissance de cette violence qui touche d’autres métiers. Je vous demande donc de faire le nécessaire pour qu’une émission soit consacrée à ces travailleurs de l’ombre morts dans l’exercice de leurs fonctions indispensables à certaines populations.

Le 12 mai, Audrey Adam, jeune CESF, travailleuse sociale, a été abattue par une personne âgée qu’elle accompagnait… Tuée d’une balle, alors qu’elle était partie chez lui en visite à domicile… Elle était Maman de 2 enfants de 4 et 9 ans… Elle faisait partie de ces travailleurs de l’ombre, travailleurs sociaux chargés d’accompagner toutes les souffrances et les misères de notre société, sans que personne ne s’en préoccupe…
Elle a été abattue et personne n’en parle, personne ne manifeste, et aucun ministre ne prend le micro. Aucun journaliste non plus.
Je suis moi-même assistante de service social depuis 17 ans…
17 années aux côtés de ceux que la société rejette, renie, cache… On meurt de la misère. On meurt aussi de ne pas exister, de ne pas être aussi « médiatiquement » intéressant.
On est invisible. Parce que je sais que France Inter fait du super boulot et que les journalistes qui font vivre cette radio sont formidables, je vous écris pour vous alerter. Avez-vous vu cette info ? Ne pensez-vous pas qu’elle est, elle aussi, interpellante ? A vous de voir. Prenez soin de vous en tout cas.

Pourquoi ne pas parler de l’assassinat de l’assistante sociale dans l’aube (région Grand Est) ? Elle aussi a été assassinée dans l’exercice de ses missions. Les métiers du social sont toujours oubliés et dévalorisés. Est-ce le fait que ce soient des professions très féminines ?

Comment l’État répond et rend hommage à la profession d’assistante de service social notamment quand une professionnelle assistante de service social se fait assassiner lors d’une visite à domicile dans le département de l’Aube, il y a une semaine ? Ces professionnels engagés sur le terrain pour accompagner les plus précaires, avec dévouement et passion. Est-ce une volonté de rendre invisible ces événements ?

La semaine dernière, une travailleuse sociale, une fonctionnaire, a été abattue dans l’exercice de ses fonctions. Elle est la 3ème à mourir ainsi cette année. Qu’est-ce ce qui justifie qu’on n’en parle pas au sommet de l’état ? Merci.

Vous avez beaucoup parlé des policiers tués et des assassinats de Nice, jamais (à ma connaissance) du meurtre récent de l’assistante sociale près de Troyes dans le cadre de ses fonctions. Vous parlez des infirmiers et des enseignants en cette période de COVID mais trop peu des travailleurs sociaux, eux aussi en première ligne face à la misère sociale, aux personnes démunies, à la souffrance des enfants, etc… En effectif réduit dans les établissements scolaires, non remplacés dans les départements et sûrement ailleurs. Pourquoi nourrir tout ce qui alimente le sentiment d’insécurité sans aborder le fonctionnement à moyens constant des départements alors que les besoins des habitants vont grandissant ? Merci de vous intéresser aux compétences des régions et départements afin de ne pas « se tromper d’élection » comme l’a dit Thomas Legrand.

Fidèle auditrice des « pieds sur terre », je me permets aujourd’hui d’attirer votre attention sur un sujet tristement d’actualité et malheureusement fort peu abordé dans les médias. Vous n’êtes peut-être pas sans savoir qu’en date du 12 mai 2021, une assistante sociale a été abattue en se rendant au domicile d’un usager. Cet homicide s’ajoute à la (trop) longue liste d’actes meurtriers et d’agressions, commis sur des travailleurs sociaux. Cependant, le constat est sans appel, ces crimes sont à chaque fois relégués au rang de « faits divers ». Il est évidemment plus facile de pointer du doigt les agresseurs (bien souvent en grande détresse), que de remettre en question le fonctionnement de nos institutions et de nos politiques sociales. Aujourd’hui, nos professions se meurent, dans l’indifférence générale. Faire toujours plus, avec toujours moins de moyens humains et financiers, tel est notre quotidien. Alors que le contexte actuel réaffirme l’importance de nos professions, nos politiques n’ont que faire de ce désastre. Aujourd’hui, nous souhaitons sortir de l’ombre, que cette réalité soit mise en lumière et que des mesures soient prises afin que nous puissions continuer d’exercer nos professions dignement. Les sujets abordés dans l’émission sont à mon sens toujours correctement mis en valeurs, avec justesse. C’est pourquoi je me permets de solliciter auprès de votre équipe, la réalisation d’une émission sur ce sujet. Un grand merci pour ces moments d’écoute. Amicalement, Une jeune assistante sociale.

Il y a quelques jours, une jeune travailleuse sociale a été tuée par un octogénaire dans le cadre de ses missions d’accompagnement : elle aussi à 2 enfants, une famille endeuillée… Et pas un mot du Gouvernement aucune info médiatique… Un policier, un professeur mériterait un hommage et un travailleur social non ? Que de dédain et de mépris pour nos professions auprès des plus vulnérables, aucune reconnaissance et des salaires lamentables alors que nous tenons le lien social et évitons sans doute que la société n’explose en plein vol. À quand, entre autres, le plan Borloo et un état des lieux du travail social, de vraies réhabilitations des QPV, de la mixité sociale à Neuilly ?

Le 12 mai dernier, une collègue travailleuse sociale est décédée, tuée, dans l’exercice de ses fonctions. Mais surtout dans l’indifférence générale et de l’état. Pourquoi n’aurait-elle pas droit au même hommage qu’un policier. Il ne s’agit pas là d’opposer mais au contraire d’unir. Merci de relayer ma question.

Une assistante sociale âgée de 36 ans, comme le policier d’Avignon, elle aussi maman de deux très jeunes enfants, a été assassinée dans le cadre de son métier, dans le département de l’Aube. L’État va-t-il lui rendre hommage ?

Je suis une auditrice régulière de France Inter et j’apprécie grandement la qualité de votre journal. Je suis cependant très déçue que l’assassinat d’Audrey, assistante sociale dans l’Aube, soit passé sous silence. Je suis assistante sociale. Nous, les travailleurs sociaux, vous écoutons régulièrement. Le décès de nos collègues dans l’exercice de nos fonctions n’est jamais abordé dans les grands médias. Nous souffrons déjà d’un important manque de moyens et notre activité est particulièrement difficile. Nous faisons face tous les jours à la violence, à la misère sociale. Et pourtant, nous sommes engagés et nous travaillons avec cœur. Nos professions sont particulièrement exposées aux risques psycho sociaux, et pourtant nous tenons. Avec la crise sanitaire notre travail s’est largement complexifié, pourtant nous sommes toujours au côté des concitoyens. Nous sommes des travailleurs de l’ombre. Pour beaucoup, nous sommes des femmes. Le gouvernement n’a, une fois de plus, pas accordé de considération au meurtre de l’une d’entre nous. Aujourd’hui je me tourne vers vous, car je crois dans les missions de la presse. Vous auriez le pouvoir de mettre un coup d’éclairage sur notre beau métier qui est toujours aussi délaissé et invisibilisé. Nous vous serions extrêmement reconnaissants de nous apporter votre attention tant attendue. Le feriez-vous ?

Fidèle auditrice de votre radio, je suis déçue et triste… Je suis assistante sociale depuis bientôt 20 ans, avec passion et dévouement, comme beaucoup de mes collègues. Mais quelle est ma stupeur quand je comprends qu’une nouvelle fois, nous ne sommes pas reconnus, voir pire oubliés… Connaissez-vous vraiment notre métier ? Audrey est décédée sous les balles d’un vieux monsieur auquel elle portait assistance, mais ça ne suffit pas ? Une fonctionnaire tuée, on s’en fiche ? Des enfants orphelins car leur maman accomplissait sa mission de service publique, et alors ? France Inter, comme beaucoup de grands médias, ne porte pas d’intérêt à ce quelqu’un de bien… Je suis déçue et triste, mais qu’importe ?

J’écoute France Inter depuis 45 ans ! J’apprécie beaucoup d’émissions et de professionnels de votre radio. Assistante Sociale, depuis peu en retraite, je viens d’apprendre par les réseaux l’existence d’une pétition sur l’assassinat d’une jeune assistante sociale de 36 ans, mère de deux enfants, dans l’exercice de ses fonctions comme on dit. Quelle différence dans le traitement de l’information/assassinat d’un policier récemment (évènement tout aussi condamnable) !!! Rien entendu à ce sujet sur France Inter ni aux infos de France 2.

J’aimerais savoir si vous avez parlé de la mort par balle d’une assistante sociale le 12 mai 2021. Très assidue à l’écoute de vos journaux d’information, je n’ai aucun souvenir que ce tragique événement ait été évoqué ? Or il ne s’agit pas d’un fait divers lambda mais d’une personne au service des autres tuée dans l’exercice de ses fonctions comme le fonctionnaire de police disparu récemment. Merci par avance de votre réponse.

Je suis assistante sociale. Une collègue est décédée dans l’exercice de ses fonctions. Assassinée. L’information est passée ce midi en cours de journal noyée dans le flot d’informations internationales. Le sujet a été abordé rapidement. Et j’ai même cru entendre, mais le sujet a été vite traité : « on recherche le contexte de l’intervention, si le coupable avait des raisons d’agir de la sorte…  » ou quelque-chose comme ça. Pour une fois que l’occasion était offerte de mettre en lumière notre métier, garant d’une paix sociale auprès des plus fragiles de nos citoyens… des enfants malmenés et notamment en cette période de pandémie… j’ai été choquée par le traitement de cette actualité qui est hélas une réalité grandissante… Pas d’hommage national… pas à la une des journaux… et mise en doute du caractère fondé de son intervention… je suis choquée… vous êtes le service public de l’information.

Pourquoi ne parlez-vous pas des décès récents des travailleurs sociaux dans l’exercice de leur profession s’il vous plaît ? Pourquoi seulement les policiers et pompiers et militaires ?? Par avance, merci.

Il serait important que les journalistes, les médias parlent de notre collègue Assistante Sociale qui a été tuée pendant une visite à domicile, donc pendant son travail ! Un travailleur invisible qui s’occupe de personnes invisibles. Merci de transmettre. France Inter doit être différente des autres médias.

Une assistante sociale a été assassinée vers Troyes la semaine dernière et régulièrement les travailleurs sociaux sont victimes de violences. Quel hommage de la nation ?

Sujet d’Ariane Griessel dans le 13h du 13 mai : https://www.franceinter.fr/emissions/le-13-14/le-13-14-13-mai-2021