A la suite de la publication du rapport sur l’audiovisuel public ce lundi 4 mai, les auditeurs ont exprimé leurs avis. Voici une sélection de leurs messages.

Je vous contacte à la suite du débat que j’ai écouté, et je tiens à apporter mon soutien à l’ensemble des radios et télés de service public, qui font entrer la culture dans tous les foyers sans distinction ni discrimination et sans volonté d’exploiter du « temps de cerveau disponible ». Par mon père avec qui j’ai travaillé dans son atelier de pâtisserie, j’ai une culture radiophonique bien ancrée depuis les années 60. Les émissions de Radio France résonnaient dans l’atelier et aussi dans la maison et je ne peux pas concevoir me passer de ce contact direct avec le monde, qu’il soit culturel, politique -nationale ou internationale-, avec du sérieux ou de la rigolade. J’ai été sensible aux arguments de Mme Bloch et surtout quant à la nécessité de maintenir une information juste et vérifiée, loin de l’infox généralisée, et aussi concernant la défense du service public qui est bien malmené (en particulier depuis la présidence de Nicolas Sarkozy). Il est incompréhensible de s’en prendre à Radio France et France TV. Je me demande comment apporter plus concrètement mon soutien et comment la parole des auditeurs peut-elle être vraiment prise en compte, (sans que Radio France et France TV ne soient pris dans le viseur et accusées de manipulation). Vous remerciant pour votre lecture et vous souhaitant longue vie, pour notre plus grand plaisir.

Je dois constater autour de moi, malheureusement, que l’entreprise de dénigrement menée contre le service public et dont cette commission a été l’un des instruments, fonctionne à merveille: je ne compte plus les proches parents et les vagues connaissances qui tombent à pieds joints dans le panneau de ces manipulations si grossières. À croire qu’ils y trouvent une satisfaction. 
Enfin, souhaitons pour bientôt des jours meilleurs.
Bonne suite aux Matins !

Je n’ai pas lu le rapport Alloncle, je ne connais pas les problèmes internes de Radio France, mais j’écoute passionnément France Inter, France Culture, France Musique, et souvent des podcasts.  
Je suis une vieille dame de 82 ans, mais je sais que ma petite-fille écoute vos émissions depuis le Chili. 
Pour moi, le démantèlement serait une catastrophe.  
J’espère que la France ne va pas détruire un de ses superbes fleurons et nous laisser seuls.

Il n’est pas dit et le Président de la commission parlementaire le sait bien, personne ne veut qu’il n’y ait plus d’audiovisuel public. 
Le problème c’est le manque de pluralité. Beaucoup d’émissions sont dans la même ligne, à savoir n’inviter que des intervenants qui vont dans le sens de la doxa de France Culture, par exemple. Moi qui suis un auditeur attentif de France Culture, j’ai été très intéressé d’entendre récemment l’invitation d’Eric Naulleau, qui a vraiment porté la contradiction. J’ai adoré. 
En résumé, je pense que vous devriez défendre le fait que les dépenses inconsidérées sont une réalité. Et je pense qu’à terme il en va de la pérennité de l’audiovisuel public.

Monsieur Guillaume Erner et toute votre équipe, votre émission est pour la plupart du temps toujours très intéressante et avec des invités de qualité (j’achète beaucoup de livres des invités…) Un grand MERCI !! 
Je trouve particulièrement remarquables et éclairants les points de vue de vos deux invités d’hier (Jérémie Patrier-Leitus et la professeure Nathalie Sonnac) relatifs à publication du rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. En fait il est quasi impossible de demander la neutralité ou l’objectivité d’un journaliste (selon la loi). Je fais du coaching et chaque personne est « construite » d’une singularité dont il est difficile de se départir en termes d’action, d’expression, d’émotion et de savoir…. 
Chacun de vos deux invités et vos interventions ont permis de poser exactement les problèmes de l’obligation d’un organisme public avec grande clarté ! Entre « l’artisanat » pour la production d’une information / culture à préserver et l’obligation peut-être de capter la curiosité de nouvelles générations habituées (biberonnées) aux nouvelles technologies, vos challenges sont nombreux et difficiles. 
Bravo donc pour vos efforts. Bonne continuation pour vous et pour nous ! J’ai 70 ans et j’écoute France Culture depuis mes 18 ans ! Restons curieux ! NB : s’il fallait prendre un abonnement mensuel pour vous conserver je le ferais !

Je suis effarée d’entendre ce que propose le rapport Alloncle et je souhaite garder ma radio chérie, mon service public, mon repère temporel du matin, ma Charline, mon Ali puis ma Dorothée… 
Je soutiens toute l’équipe de France Inter.

Le journal de 7h ce matin, reflet de votre parti pris idéologique et corporatiste. 
Au lieu d’analyser sereinement et avec la distance nécessaire la situation de l’audiovisuel public, avec ses atouts incontestables et ses faiblesses et pesanteurs évidentes, France Inter s’arc-boute dans un plaidoyer pro domo et dans une dénonciation militante du rapporteur.
Vous reprenez intégralement les éléments de la gauche sans vous interroger une seule fois sur la légitimité et la pertinence des griefs qui lui sont reprochés.
En tant qu’auditeur, outre ce déséquilibre informationnel, contraire à l’obligation d’impartialité de médias publics financés par l’ensemble des contribuables, qui ne sont pas tous des enseignants et des intermittents du spectacle, je m’étonne, en tant que citoyen, de votre refus de voir le Parlement exercer une de ses prérogatives fondamentales : le contrôle de l’action des autorités publiques. En effet, il ne me paraît pas indifférent de vérifier les modalités d’exercice des dirigeants de l’audiovisuel public radio et TV, ainsi que les conditions d’utilisation de la dotation budgétaire allouée. Or du coté de France Télévisions, les auditions ont, incontestablement, montré des défaillances significatives : coût financier exorbitant des animateurs producteurs sans réel contrôle, procédures peu orthodoxes en matière de licenciements suivis de nouveaux contrats de travail. Auditeur fidèle mais exigeant de l’audiovisuel public, on peut, lucidement, souhaiter sa rénovation et modernisation, sans vouloir sa privatisation.

Je suis effarée et scandalisée par le rapport de la commission sur l’audiovisuel public.
Soutien total à toutes nos chères stations de radio, Inter, Culture, Musique, et côté TV à France 5 pour les émissions C dans l’air, C politique, C ce soir et En société.

Je m’interroge sur le fonctionnement et la probité des enquêtes parlementaires.
Je pensais que ce travail reflétait un véritable travail de réflexion collective impartial.
Or il semblerait que le rapporteur de ladite commission ait tous les pouvoirs, fasse la pluie le beau temps et que les autres membres ne fassent dans les faits que de la figuration, mise à part d’avoir la possibilité de poser des questions
À mon grand étonnement et ma stupéfaction, le rapporteur rédige en solo le rapport et non un collectif.
Je suis consterné et je me pose des questions sur le travail démocratique de nos députés.
Il apparaît que cela ne dérange personne.
Si j’entends les critiques et les réactions autour de la parution du rapport sur l’audiovisuel dans la presse, par des politiques et des journalistes, personne ne s’interroge sur le fonctionnement démocratique de ces commissions. Il y a une représentation de chaque groupe de l’assemblée, mais pour quel travail collectif effectif ?
Je souhaiterais une réflexion, une analyse et une enquête journalistique afin que ces commissions soient vraiment à la hauteur d’une véritable démocratie. Les commissions d’enquête parlementaires ont perdu pour moi toute confiance et tout respect et m’interrogent sur la représentation démocratique.
J’espère un éclairage de la presse et de France Inter.

J’ai vécu 25 ans aux États Unis. La radio publique, NPR, équivalente à France Culture, a vu son financement public fondre comme neige au soleil au fil des ans. Comme ils souhaitaient rester publics et garder leur indépendance et leur impartialité, ils ont recours à la collecte de dons aussi souvent qu’il le faut. Ces dernières années, 4 fois par an. Les antennes locales sont devenues des associations loi 1901. 
Ainsi NPR et son réseau réussissent à garder leurs objectifs. 

Je suis en train d’écouter les matins de France Culture sur l’audiovisuel public. Mon avis n’a probablement pas d’importance mais j’écoute les matins et tout un tas d’autres émissions de Radio France (surtout France Culture) et ce que j’apprécie c’est qu’on donne la parole à plein de gens qui ne sont pas véhéments et qui développent leur avis. Je ne suis pas toujours d’accord avec eux, sans doute que les animateurs ne le sont pas toujours non plus, mais j’aime avoir de l’info développée et argumentée même si elle ne me plait pas. 
Je trouve injuste qu’on accuse Radio France de manquer de neutralité.