Les auditeurs ont écrit au sujet du traitement éditorial de la free party dans le Cher. Le rendez-vous de la médiatrice demain sur Franceinfo, sera consacré au traitement éditorial de cette manifestation à 16h53, 18h50 et 21h13.
La fin du week-end arrive et j’espère que bientôt le sujet principal de l’actualité ne concernera plus cette free-party. Pourquoi donner tant d’importance à des jeunes qui se mettent hors la loi, de plus sur un terrain dangereux ? Les élus locaux et les riverains sont bien gênés par cette présence de 20 000 personnes qui se moquent semblent-ils des dégâts occasionnés par leur présence. Que le sujet soit évoqué oui, sans lui donner toute la priorité sur l’ensemble du week-end. Il y a des thèmes d’actualités importants à évoquer.
Je m’étonne de la large couverture médiatique (avec envoyés sur place) de la free party qui a lieu ce week-end sur un terrain militaire interdit d’accès.
La parole est largement donnée aux participants qui sont hors-la-loi puisqu’un tel événement est interdit, la drogue est banalisée (les envoyés sur place rapportent de façon insouciante et légère la présence de stands et de vente libre de drogue), le traitement journalistique est presque complaisant…
J’ai passé la journée à entendre sur Franceinfo l’actualité sur la Free Party à côté de Bourges. Je trouve excessif ce battage médiatique, avec toujours les mêmes clichés, qui diabolise ce type d’évènement. Certes, il y a eu un contre avis en la personne du directeur du Printemps de Bourges (pas certain que c’était lui) qui a expliqué que les jeunes pouvaient se rendre dans ce festival pour danser et se rencontrer. Pourquoi ne pas aborder cet angle d’attaque pour présenter le sujet plutôt que d’insister sur le fait que le terrain est militaire et qu’il y a danger d’obus non explosés. Ce danger existe en temps normal aussi … et en plus j’ai cru comprendre que les barrages de police obligeaient les festivaliers à passer par les forets … Bref, une couverture subjective et incomplète qui diabolise une génération qui ne passe pas son week-end sur des écrans … bien dommage.
Ce week-end du premier mai, Franceinfo a consacré une part non négligeable de son antenne à la Free Party. La façon appuyée de présenter cette manifestation, bienveillante envers les jeunes laisse à penser que France Info en est partenaire et qu’elle cherche à en faire la promotion. Est-ce le cas ? Si ce n’est pas le cas, il me semble qu’il y a une faute lourde dans le traitement du sujet. Ce dimanche 3 mai, vous donnez la parole à un organisateur (dont un délinquant) et le laissez donner son avis, sans contradicteur ? Le feriez-vous avec un dealer de drogues ? Un assassin ? Un violeur ? un pédophile ? Pour moi c’est une faute de déontologie. On ne doit pas laisser s’exprimer des délinquants, en particulier pendant que le délit se déroule.
Vous minimisez la délinquance : vous parlez de fête « non déclarée » alors qu’elle est illégale. Vous ne mentionnez pas par exemple comment ces délinquants font pour avoir de l’électricité. Qui paye ? Vous ne mentionnez jamais le coût pour la collectivité de la surveillance policière et médicale.
Vous ne laissez trop rarement s’exprimer les personnes qui sont contre ces fêtes illégales et qui les subissent.
Vous êtes une radio nationale, vous devriez inciter la population à respecter la loi pas à l’enfreindre. Vous encouragez au contraire à ne plus respecter les lois et donc à ne plus faire société, et c’est le reproche principal que je vous fais.
Vous êtes un service public et plus qu’un média privé votre neutralité et votre rappel au respect de la loi sont importants.
Les mots ont un sens.
Quelle est la différence entre une rave party et une free party ?
Une rave party est un événement soumis à autorisation et ne se déroulant qu’après avoir obtenu cette autorisation.
Une free party, c’est ce dont vous faites état ce jour : une fête sur un lieu squatté, n’ayant sollicité ni donc obtenu aucune autorisation, et dont les participants ont été informés clandestinement, via un réseau.
Mais personne, visiblement, dans votre rédaction, ne connaît la différence.
Sur chacune de vos fautes relevées, parfois plusieurs par jour, un rédacteur en chef de France Inter ne serait-il pas avisé de procéder à une redescente de l’information, afin d’améliorer un peu votre baragouin de la langue française ? De « bara », pain, et « gwin », vin, en Breton, les mots que la main d’œuvre bretonne expatriée utilisait au XIXe siècle, à Paris, ne connaissant pas les mots français pour demander à manger et à boire.
Je suis effaré de l’interview réalisée par le journaliste à Franceinfo ce dimanche vers 10h40 avec le maire de la commune située à proximité de la free party qui a lieu près de Bourges. Toutes les questions et les relances étaient sur le mode : « ah là là vous devez être très mécontent… ah la la ça doit faire beaucoup de bruit ah la la que fait la police ah là la… « Est-ce de l’information ? A-t-on appris quelque chose sur le statut de cette manifestation qui se déroule en étant encadrée et donc pas interdite par les gendarmes. C’est une occasion pour dire et répéter que tout va mal… que l’État ne fait rien… que les lois ne protègent plus les honnêtes citoyens qui ont besoin de se reposer le 1er mai, etc. Ce type d’événement est toléré légalement, c’est sur cette situation ambiguë que nous devrions être informé… à minima que le maire aurait aussi dû être questionné plutôt que d’aller chercher à faire le son du maire qui dit : « ah là la tout fout le camp…».
Pourquoi n’arrêtez-vous pas de parler de ces teufeurs qui sont des délinquants qui ne respectent pas les règles ?