L’eurodéputée Sarah Knafo était l’invitée de la matinale de franceinfo le 28 octobre 2026, interviewée par les journalistes Simon Le Baron et Audrey Tison.

Je suis consternée par cette « interview », aucune écoute, un début de la part de vos journalistes qui a permis à votre invitée de partir au quart de tour.
Sarah Knafo est inaudible, incapable d’écouter ce qu’on lui dit, se permet des remises en cause du service public et des attaques gratuites envers vos journalistes.
J’attends de vos journalistes une qualité supérieure de questions, plus fines, mieux maîtrisées afin de mettre en réelle difficulté ce genre d’invité. […]
Je suis sincèrement déçue de constater depuis des mois, que vos interviews ne permettent pas à vos auditeurs d’avoir accès à des dialogues audibles, constructifs, avec des pointes journalistiques qui challengent réellement vos invités.

Richard Place, directeur de la rédaction répond aux auditeurs dans le rendez-vous de la médiatrice à écouter ici

J’écoute votre radio depuis le lycée, depuis l’année 2006. Votre station est pour moi un phare dans l’actualité tourmentée, de plus en plus foisonnante et falsifiée. Votre manière de présenter les informations de façon neutre, impartiale m’a forgé en tant que citoyen puis en tant qu’enseignant. […]
Je suis admiratif du sang-froid et du professionnalisme d’Audrey Tison et Simon Le Baron. La démocratie, c’est le débat, les discussions organisées, des désaccords mais toujours avec le respect des idées adverses et des personnes. Continuez votre travail avec sérénité car votre radio honore le quatrième pouvoir. Pour cela, je vous remercie chaleureusement.

Pourquoi inviter Sarah Knafo ? Je ne remets pas en cause l’impératif de pluralisme qui s’impose à vos antennes. Cependant, son interview, ce mercredi 28/10 sur franceinfo, était inaudible (ou indigeste au petit déjeuner). Je n’attaque pas sa présence, mais je m’interroge sur le format.

Je comprends parfaitement que des journalistes puissent et même doivent poser des questions difficiles à une personnalité politique, insister sur certains sujets et confronter leur invité à ses déclarations.
En revanche, j’ai été particulièrement choqué par le ton et la manière dont cet entretien a été conduit. […] Je considère que cette façon de procéder nuit à la qualité du débat démocratique. Le contradictoire est indispensable, mais il ne devrait jamais se transformer en affrontement ou en intimidation.

Je tiens à exprimer mon plein soutien à Simon Le Baron et Audrey Tison après l’interview de Sarah Knafo ce mercredi. Face aux tentatives de déstabilisation et à la mise en cause de leur intégrité professionnelle, ils ont su faire preuve de calme, de rigueur et de fermeté.
Le rôle des journalistes n’est pas de subir des consignes ou de servir de relais, mais de confronter les responsables politiques aux faits et à leurs propres déclarations. À l’heure où les attaques contre le service public et la légitimité de l’information se multiplient en ligne, maintenir ce niveau d’exigence est absolument indispensable pour la démocratie.
Un grand merci à eux deux et à l’ensemble de la rédaction de franceinfo pour leur travail et leur indépendance.

Les journalistes ont été très pros, essayant de rester calmes et respectueux. Je crois que j’aurais préféré à un certain moment que l’interview s’arrête, que le journaliste l’explique aux auditeurs.

Je voudrais envoyer toute mon empathie aux journalistes Audrey Tison et Simon Le Baron, qui ont fait face à Sarah Knafo. Ils n’ont peut-être pas su s’adapter ou se coordonner devant l’attitude de Mme Knafo, mais nous sommes (heureusement) si peu habitués aux échanges si conflictuels, que j’ai eu une totale empathie pour eux. Vraiment tout mon soutien à eux c’était très douloureux à regarder, ça a dû être terriblement douloureux à animer !
Il va falloir que nous apprenions tous à faire face aux personnes qui mettent en place des rapports de force systématiques, et qui jouent avec l’agressivité de façon aussi désinhibée. Bon courage à tous.

Il y a un moment, quand depuis 20 minutes Sarah Knafo refuse l’interview, les questions et un minimum de confrontation journalistique, il est peut-être temps de lui couper le micro. Car son attitude est de toute façon inaudible.

Ayant écouté ce matin l’interview de Sarah Knafo à 8h30, j’ai été révoltée de la manière dont celle-ci s’est comportée. N’écoutant aucune question et ne répondant donc à rien, elle a même été insultante envers Simon Le Baron en particulier. J’apporte tout mon soutien à ce journaliste que j’apprécie beaucoup.

Je pense que, dans une telle situation, le Fil Info aurait dû être avancé pour couper court à l’escalade verbale. Je pense aussi que débuter l’interview par une question ouverte et au ton neutre du style « Quel est votre sentiment sur l’attentat raciste de Trappes ? » plutôt que de lui demander d’emblée de le condamner aurait peut-être permis d’éviter que l’interview ne dérape. […]
Il est temps de trouver, en équipe, des stratégies de communication journalistique pour mieux contrer la désinformation quand une interview se passe mal. Je reconnais que les conditions du direct sont imprévisibles, ce qui justifie la mise en place d’une stratégie journalistique d’équipe à mes yeux.
Je sais combien la mission d’information politique est difficile pour les journalistes de radio du service public. C’est pourquoi je tenais à apporter mon soutien à la rédaction de franceinfo et aux grandes voix de la matinale. Merci pour votre professionnalisme, votre respect de l’auditeur, votre engagement pour l’info factuelle et sans langue de bois. Et surtout bon courage

Je tiens à féliciter vos deux journalistes Audrey Tison et Simon Le Baron. Cette interview était inédite, je n’en ai jamais entendu de telle. Ils ont tenu bon, bravo, votre métier n’est décidément pas facile. Merci pour vos émissions.

S’il vous plaît, arrêtez d’inviter des politiques de tous bords. Des invités de la société civile, experts dans leurs domaines et constructifs, permettent à l’auditeur que je suis de m’informer et de me cultiver. En un mot, élever le débat. La violence politique récurrente est mortifère.

Pourquoi ne pas imposer des règles claires, respectueuses, où les journalistes gardent la main du débat, et où ils peuvent décider de mettre un terme à l’échange si celui-ci ne respecte pas ces règles ? Je me suis obligée, malgré le calvaire, à écouter jusqu’au bout ce soi-disant échange, et je fus tellement désolée que je me sens obligée de vous en faire part, malgré le petit caillou dans l’eau que représente cette remontée d’écoute. Bon courage à toutes les équipes qui œuvrent pour un service public de qualité.

Je ne souhaite pas que l’on me dise ce que je dois penser. Je souhaite que l’on me donne les éléments nécessaires pour penser par moi-même.
Le service public a, selon moi, une responsabilité particulière. Il devrait être un lieu où les Français peuvent s’informer, comprendre et réfléchir, sans avoir le sentiment d’être entraînés dans une confrontation politique permanente.