#2 Edito – Mutations médiatiques

Toutes les Lettres de la médiatrice sont disponibles ici

Le variant « anglais », le faux départ des inscriptions à la vaccination, la vaccination du pape, l’impeachment de Donald Trump, le président américain privé des réseaux sociaux, Alain Finkielkraut sur l’antenne de France Culture, les audiences des antennes de Radio France sont au menu des thématiques en ce début d’année. 

Chaque jour vous êtes très nombreux à nous écrire. Vous pouvez retrouver une sélection quotidienne des courriers sur le site de la médiatrice.

Vous avez dit  « VIU-202012/01 –  B.1.1.7 – 501. V2 » ? 

Des auditeurs s’étonnent que l’on appelle le variant anglais… « variant anglais » :   

« Depuis quelques jours vous évoquez le variant « anglais » ou « sud-africain » de la covid. Alors que dans les autres pays d’européens, on parle de variant B1.1.7. On souriait de Trump parlant du virus chinois, mais on fait pareil, je trouve cela méprisant. Parlera-t-on bientôt en France d’un éventuel variant « français » ? » 

Au printemps, les médias et des institutions fustigeaient Donald Trump d’appeler le nouveau coronavirus « virus chinois ». L’OMS s’était même fendu d’un tweet : « FAIRE : parler du nouveau #coronavirus (@covid19) NE PAS FAIRE : rattacher le virus à un lieu ou à une appartenance ethnique, ce n’est pas un « virus Wuhan », un « virus chinois » ou un « virus Asiatique ». Le nom officiel de la maladie a été délibérément choisi pour éviter la stigmatisation. » 

Sur un plan scientifique, rattacher un virus ou un variant a un lieu ou une appartenance ethnique n’a pas de sens. Qu’en est-il de la stigmatisation ? Question posée à Nicolas Martin, producteur de la Méthode scientifique et radiographie du coronavirus sur France Culture :  
« Il n’y a là aucune stigmatisation. On parle du variant « anglais », comme on parle du variant « sud-africain », comme on parle du « variant brésilien » car il est plus facile de les appeler comme ça qu’avec les différentes dénominations comme par exemple VIU-202012/01 ou encore B.1.1.7. Cela permet simplement aux journalistes de le nommer de manière un peu consensuelle pour savoir exactement ce à quoi on fait référence car si l’on dit B117 ou 501. V2, il est moins facile de savoir de quoi on parle. Les identifier ainsi ne stigmatise personne. ».  

Autre point notable, et l’on m’autorisera ce truisme, la radio c’est du langage parlé. Dans un « papier radio » (d’une durée comprise entre 40 et 50 secondes), dans un journal ou un flash on ne peut pas se permettre de « noyer » l’auditeur avec des codes chiffrés, au risque qu’il ne retienne aucune information et que le propos soit incompréhensible. Tout journaliste radio le sait.  

Cependant, rien n’indique que l’OMS ne fera pas de recommandations particulières pour nommer ces nouveaux variants, auquel cas les rédactions aviseront et s’interrogeront sur les dénominations à privilégier. 

Faux départ des inscriptions à la vaccination 

Alors que l’inscription pour les vaccins est considérée comme un sujet crucial pour des auditeurs, il apparaît clairement, dans les courriers reçus, une inquiétude par rapport à la mise en œuvre de la campagne vaccinale. 

Hier matin, les antennes, annonçaient que la prise de rendez-vous serait ouverte à compter de ce jeudi pour toutes les personnes de plus de 75 ans, vivant chez elles. Problème, dès les premières heures de la matinée : de gros ralentissements du site santé.fr, et puis très vite ce message sur la page d’accueil : « en maintenance ».  

Ce faux départ a suscité de réelles crispations d’auditeurs âgés pouvant bénéficier du vaccin, auditeurs très attentifs à la moindre information communiquée sur le sujet, d’où les mots parfois vifs : 

« Vos journalistes diffusent des informations non vérifiées. Est-ce volontaire pour donner le sentiment que tout roule ? Est-ce involontaire par manque de professionnalisme ? Dans les deux cas, ils ont failli à leur mission qui est de diffuser une information basée sur des données réelles et objectives, qui plus est sur un sujet majeur qui intéresse tous les Français. » 

« Depuis ce matin je cherche à prendre rendez-vous pour faire vacciner ma maman (90 printemps). J’essaie depuis 6:30 ce matin mais pas moyen de trouver un centre. Le site officiel de la république santé.fr (site sur lequel on est censé prendre RDV) est en maintenance !!! Et on nous demande de patienter pour qu’on puisse prendre rendez-vous ? Non, il faut d’abord patienter pour savoir à quelle date on pourra se connecter pour espérer prendre un rendez-vous. ARGGGH! » 

« Depuis ce matin, vous nous informez que le service d’inscription pour la vaccination Covid 19, de doctolib fonctionne. Je pense que vous n’avez pas vraiment essayé. » 

Chacun comprendra que des journalistes, évoquant le site sante.fr qui doit fournir la carte des vaccinations et orienter vers les trois plateformes privées sélectionnées par l’Etat (Doctolib, Keldoc, Maiia), ne peuvent pas être tenus pour responsables des conséquences de l’afflux d’internautes, afflux qui a engendré « des lenteurs pendant la consultation du site ». La plateforme a donc procédé à des optimisations afin de faciliter la navigation et indiquait hier, en début d’après-midi, que les inscriptions seraient possibles ce vendredi. 

Inflation d’opinions opposées aux nouvelles mesures 

Hier soir, Jean Castex a annoncé un élargissement de la campagne de vaccination dès lundi et dévoilé de nouvelles restrictions pour freiner la propagation du coronavirus en France : contrôles aux frontières renforcés et couvre-feu généralisé à 18h00 dès samedi pour 15 jours au moins. 
Les auditeurs qui nous écrivent s’étonnent d’entendre des opinions majoritairement dubitatives ou opposées à ces nouvelles dispositions : 

« Lorsque j’écoute les interviews sur le sujet Covid vous ne passez que des gens négatifs sur les décisions gouvernementales avez-vous tant de mal à trouver des gens dans la rue qui estiment les décisions justes ? Un peu de positivité ferait du bien dans cette période si compliquée. » 

« Je viens d’écouter le journal et je m’étonne de n’avoir entendu dans ce journal que des avis négatifs sur les mesures annoncées hier soir et notamment le couvre-feu. C’est irresponsable. 
Je ne suis absolument pas une inconditionnelle de ce gouvernement mais le Covid tue chaque jour des centaines de gens et il faut raison garder.  Nous voulons que ce virus disparaisse, il faut donc prendre des mesures. Ne pourrait-on pas entendre en même temps que des gens Contre, des gens Pour ? C’est indispensable pour avancer et réussir et c’est votre rôle de radio de service public. » 

« Vous avez reçu Mme Hill, présentée comme une épidémiologiste réputée et particulièrement rigoureuse Je crois avoir entendu cette dame émettre des doutes sur le bienfondé d’un couvre-feu à 18h. Je crois que vous avez joué contre l’acceptation par le public des mesures annoncées ce soir. Je comprends votre souci de présenter une pluralité d’opinions mais dans la situation actuelle, il me semble que vous auriez dû vous abstenir de donner écho à des positions démobilisatrices. »  

Vaccination du pape : une information politique « indispensable » ?  

Le pape François, âgé de 84 ans, s’est fait, lui, vacciner mercredi contre le Covid-19, au premier jour de la campagne de vaccination organisée par le micro Etat du Vatican. Dans un entretien télévisé diffusé dimanche soir, François avait indiqué avoir lui-même « pris rendez-vous » pour le faire, qualifiant l’opposition au vaccin de « négationnisme suicidaire » et mettant en exergue « un choix éthique » indispensable pour protéger la vie des autres. 

Cette information, relayée dans les journaux et les flashs, a suscité cette remarque d’un auditeur : si les journalistes indiquent que le pape se fait vacciner alors il faut également donner sur les antennes la position « d’un iman, d’un rabbin, d’un bouddhiste et un représentant de l’athéisme militant ». Voici son message : 

« Professeur-documentaliste en lycée, j’interviens pour sensibiliser nos élèves à la question de la laïcité. Informer les auditeurs que sa sainteté le pape François va se faire vacciner, je n’y vois aucun inconvénient ! Mais il conviendrait aussi de donner l’avis sur cette question des responsables de la mosquée de Paris, d’un rabbin, d’un responsable bouddhiste, et surtout sans oublier un représentant de l’athéisme militant ! Comment voulez-vous que j’explique la laïcité aux élèves quand les médias considèrent toujours la France comme « la fille ainée de l’Église » ? 

Cette suggestion éditoriale est-elle pertinente ? Pour quelles raisons informe-t-on de la vaccination du pape ? Nous avons posé ces questions à Bruce de Galzain, correspondant de Radio France en Italie et au Vatican. Son interview est à lire ici

Le pape François qui, il y a cinq jours, tweetait au sujet des Etats-Unis d’Amérique, secoués par le récent assaut contre le Congrès… 

Les Etats-Unis d’Amérique : le choix des mots 

Donald Trump est devenu mercredi le premier président des Etats-Unis à être mis en accusation pour la deuxième fois au Congrès, une semaine avant la fin de son mandat qui s’achève dans un climat d’extrême tension. La Chambre des représentants, dominée par les démocrates, s’est prononcée en faveur de cet « impeachment » historique par 232 voix contre 197. 

Le milliardaire républicain, qui cédera la place le 20 janvier à Joe Biden, est accusé d’avoir encouragé l’assaut donné le 6 janvier par ses partisans contre le Capitole — qui a fait cinq morts et ébranlé la démocratie américaine. 
Les auditeurs nous écrivent sur le choix des mots employés pour relater cette actualité : 

« Je suis étonné d’entendre vos journalistes utiliser le terme anglais “impeachment” la traduction française « destitution » n’est-elle pas correcte ? ».  

« À propos de l’éventualité de la destitution de Donald Trump après ses séditieuses jérémiades qui ont amené l’invasion du Capitole par ses idolâtres, France Inter et Franceinfo, mais aussi la rédaction internet de Radio France dans un intéressant article, se sont demandé : « Qu’est-ce que le 25e Amendement, envisagé pour que Donald Trump quitte immédiatement le pouvoir ». 
Réponse : ce n’est pas un « amendement » !  C’est un article de la Constitution. Il est lassant d’entendre cette faute de traduction commise à longueur d’années, depuis des décennies, à propos des multiples articles de la Constitution américaine. 
Étrange Constitution qui ne serait constituée que « d’amendements », à en croire nos politologues, non ? Il est curieux que personne – même avec une maîtrise hésitante de l’anglais juridique – ne se soit pas fait la remarque. Ni au sein des rédactions, ni au sein des écoles et universités française, où cette erreur est enseignée sans discernement. ».

Nous aborderons ces questions avec Jean-Marc Four, directeur de la rédaction internationale de Radio France, dans le rendez-vous de la médiatrice sur Franceinfo à 11h51 samedi 16 janvier. 

Tweeter, un plaisir envolé pour Donald Trump 

Fini les coups d’œil permanents vers Larry, l’oiseau bleu de Twitter, logo symbole de liberté. Le 45e président américain a perdu son moyen de communication favori après l’attaque du Capitole. Le réseau social a suspendu indéfiniment le compte du milliardaire vendredi dernier, le privant d’un accès à ses 89 millions d’abonnés. 

Une mesure unilatérale justifiée par un « risque de nouvelles incitations à la violence », Donald Trump étant accusé d’avoir chauffé à blanc ses partisans en continuant à contester les résultats de l’élection présidentielle. 
La spectaculaire décision du réseau social, a rapidement été suivie par Facebook, Instagram et Snapchat, ce qui a provoqué une pluie de réactions à l’échelle mondiale, relançant le débat sur la puissance et la régulation des géants du net. Ce débat passionne les auditeurs : 

« Twitter et Facebook ont supprimé les comptes de Donald Trump. Pourquoi s’en offusquer aujourd’hui, alors que c’est le principe même des réseaux dits sociaux qu’il aurait fallu mettre en cause dès le départ ? Ce sont des services publics privés gratuits. Ils ne vendent rien, ce sont les utilisateurs qui se vendent, Ceux-ci sont par conséquence à la merci du bon vouloir des réseaux dits sociaux qui sont par ailleurs en situation de monopole ? C’est une forme de communisme privé auxquels presque tout le monde souscrit à commencer par les états eux-mêmes. Aujourd’hui tout le monde, fût-il président des États-Unis, est à leur merci. » 

Autre « auditeur », et pas des moindres – nous le citions dans cet édito la semaine dernière à l’occasion des 50 ans de FIP – le fondateur et patron de Twitter, Jack Dorsey, estime que la décision de bannir Donald Trump de la plateforme était « la bonne » mais constitue néanmoins un « échec » : c’est un « échec de notre part à promouvoir une conversation saine » et ce genre de mesures « nous divise. Elles limitent les possibilités d’expliquer, de se racheter, d’apprendre » « Cela établit un précédent qui me semble dangereux : le pouvoir qu’un individu ou une entreprise a sur une partie de la conversation publique mondiale« , admet Jack Dorsey. 

Bannir Trump de Twitter est « problématique » : ce n’est pas un partisan du président sortant américain qui l’écrit mais Angela Merkel, déclarant via un porte-parole que ce sont les législateurs et non les entreprises privées qui doivent décider de modérer ou pas la liberté d’expression. 

Modérer ou pas la liberté d’expression ? En France un cas d’école s’est présenté cette semaine en la personne du philosophe Alain Finkielkraut. 

Alain Finkielkraut, producteur sur France Culture 

Le philosophe Alain Finkielkraut a été congédié de LCI, où il intervenait comme chroniqueur, pour ses propos sur l’affaire Duhamel tenus lundi sur l’antenne de la chaîne d’information. Lors de l’émission présentée par David Pujadas, l’intellectuel s’est dit « contre un lynchage généralisé » du politologue Olivier Duhamel, accusé dans un ouvrage par sa belle-fille, Camille Kouchner, d’agressions incestueuses sur son frère jumeau alors qu’il était adolescent à la fin des années 80. 

Voici le script de l’extrait relayé sur les réseaux sociaux : « C’est surtout que dans notre société victimaire, une victime qui déroge à sa fonction christique est mal vue, on considère même que c’est une trahison et je pense que ce n’est pas comme ça qu’il faut raisonner. Justement ce que fait la justice aussi c’est qu’elle recherche le cas dans sa singularité et là on ne peut pas, on n’a pas les éléments et quand on essaye de le faire c’est à dire, on dit mais y a-t-il eu consentement ? A quel âge cela a-t-il commencé ? Y a-t-il eu ou non une forme de réciprocité ? On vous tombe immédiatement dessus », a dit M. Finkielkraut sur le plateau de « 24H Pujadas ». 

« Parce que qu’on parle d’un enfant de 13 ans », répond alors le journaliste. 

« Et alors, d’abord on parle d’un adolescent ce n’est pas la même chose et en plus même pour spécifier le crime, il faut savoir s’il y a eu consentement ou non, c’est à dire qu’à chaque fois que vous voulez faire une distinction ça parait comme une absolution”, rétorque le philosophe. 

S’il admet qu’Olivier Duhamel « n’a pas seulement commis un acte répréhensible » mais aussi « très grave » et « inexcusable », il a aussi estimé qu’« il n’y a(vait) pas d’omerta » dans cette affaire. 

« Quand on m’a annoncé que j’étais viré, je suis tombé des nues », a réagi M. Finkielkraut, interrogé mardi soir par l’AFP. 

« Ce que je dis est critiquable, peut-être, à certains moments. Mais ce que je dis est irréprochable (…) Je suis congédié comme un malpropre. On arrête ma chronique, et circulez on ne discute pas. Je trouve ça très injuste, mais malheureusement très révélateur d’une époque où c’est dans la presse que se recrutent les pires ennemis de la liberté de pensée », a-t-il estimé. 

« Je vais réfléchir, au moins voir s’il y a une issue du côté des prud’hommes (…) Je ne sais pas du tout de quelle nature est le contrat que j’ai signé avec LCI, je ne comprends pas grand-chose à toutes ces choses-là, mais je vais réfléchir », a affirmé le philosophe. 

Alain Finkielkraut est également producteur de l’émission « Répliques » chaque samedi sur France Culture. A la suite de son intervention lundi sur le plateau de LCI, des auditeurs demandent son éviction de l’antenne : 

« L’intervention de M. Finkielkraut concernant l’affaire Duhamel sur la chaîne LCI (inceste et pédophilie) sont choquants. Bien que n’étant pas diffusés sur France Culture, ces commentaires portent atteinte à l’image de France Culture puisque M. Finkielkraut anime depuis plus de trente ans une émission sur cette chaîne : « Répliques ». Peut-on accepter que ce membre de l’Académie Française considère la possibilité que des relations sexuelles sur mineur de moins de 15 ans puissent faire l’objet d’un consentement de ce dernier, comme il l’a clairement dit sur LCI ? Le ton, certes plus policé de son émission sur France Culture, ne doit ici pas induire en erreur. En tant qu’auditeur de France Culture, je considère qu’il y a préjudice à l’image de la chaîne de radio et qu’il conviendrait d’envisager la mise à la retraite de M. Finkielkraut » 

« Même si France Culture reste mon media principal et favori, il m’arrive aussi de voir ailleurs ce qui se dit. J’ai donc été témoin des dernières frasques de M. Finkielkraut sur LCI. Même si nous sommes habituées aux prises de positions « limites » de ce monsieur, cette fois, ses propos sont inacceptables et inexcusables. » 

Dans une moindre mesure, le producteur de Répliques a également reçu le soutien de la part d’auditeurs :   

« Alain Finkielkraut fait l’objet d’une agression éhontée et infondée par des êtres intolérants, stupides et qui ne cessent de déverser leur haine. Ils demandent la suppression d’une émission qu’ils n’écoutent jamais. Halte à ce terrorisme idéologique qui s’approprie la liberté d’expression et la refusent à tout autre. Répliques est une très bonne émission où l’animateur donne la parole à tous les points de vue. »  

La directrice de France Culture, Sandrine Treiner, leur répond dans cette Lettre, à lire ici.

15,9 millions d’auditeurs quotidiens pour Radio France  

Publiés cette semaine, les résultats Médiamétrie vague Novembre-Décembre 2020 signent de belles performances pour les antennes. En cette période de crise, nourrie d’incertitudes, d’interrogations, le service public apparait comme un média refuge : « dans les temps très durs que nous traversons, le public a choisi de se tourner vers nos radios pour s’informer, cela montre la confiance dans la crédibilité et la fiabilité de nos antennes », estime Sibyle Veil, Présidente de Radio France. 

« Chère radio France Culture, je profite de ce jour où j’entends rapporter vos audiences à l’antenne pour vous dire merci et bravo pour votre travail. Vous ne pouvez pas imaginer les horizons que cela m’ouvre depuis des années. »  

« Je viens d’entendre que Franceinfo est passée à la troisième place des radios. J’adresse mes vives félicitations à toutes vos équipes qui ont tenu bravement la barre pendant cette période si difficile et je me réjouis de faire partie de votre auditoire. Bravo donc ! » 

« Je suis très fière d’être parmi les auditeurs de France Musique qui vous écoutent tous les jours, je remercie les animateurs pour leur gentillesse, leur professionnalisme et les programmes proposés, j’ai pu écouter le RING de WAGNER, merci à vous, continuez à nous apporter ce plaisir dans ces temps difficiles ! » 

« Je viens d’entendre les incroyables chiffres de France Inter et je m’en réjouis ! C’est une joie de vous écouter tous les jours. C’est toujours intéressant, instructif, intelligent. Continuez à nous éclairer, merci merci merci (…) J’adore vous entendre rire et quand vos voix sourient ! Respect et gratitude pour votre manière de faire passer l’info ! (…) Et j’adore la musique estampillée France Inter ! Bref je kiffe ma radio ! » 

France Inter consolide sa place de station la plus écoutée du pays, avec 6,9 millions d’auditeurs par jour. Et reste la radio la plus écoutée sur le numérique avec 1,7 million d’auditeurs quotidien sur ces nouveaux supports. La Matinale de France Inter est toujours la 1re Matinale de France, largement en tête de 7h à 9h. Tout au long de la journée, l’ensemble des programmes est plébiscité : “La part d’audience de France Inter est exceptionnelle », estime sa directrice Laurence Bloch, pour qui « ce succès signe la rencontre entre une radio et son époque, tant sur les contenus que le virage pris sur le numérique ». 

Après une rentrée en trombe, Franceinfo signe une performance spectaculaire : la chaîne gagne plus de 600 000 auditeurs en un an et franchit le cap des 5 millions d’auditeurs quotidiens, devenant ainsi la 3e radio de France. “C’est un petit événement dans le paysage radiophonique », note Jean-Philippe Baille, nouveau patron de Franceinfo, y voyant « le fruit d’un travail de plusieurs années ». Si l’actualité particulièrement riche, entre le feuilleton de la présidentielle américaine et la crise sanitaire, a aidé, la station apporte « une plus-value éditoriale », estime-t-il. 

France Culture récolte un succès « tout à fait historique » (+0,2 point à 3,2%), relève sa directrice Sandrine Treiner, fière des scores en hausse chez les 13-34 ans, les employés et ouvriers. « France Culture est devenue une radio grand public, et il n’y a pas de plafond de verre » pour la suite, avance-t-elle. Chaque jour, plus de 1,7 million d’auditeurs écoutent la station. Sur le numérique, France Culture est la 2ème radio de France la plus écoutée à la demande. En novembre 2020, la chaîne a comptabilisé 33,1 millions d’écoutes à la demande (+16% en un an). 

Et sur le même diapason, France Musique signe aussi une percée (+0,1 point à 2,1%), soit 1 169 000 auditeurs par jour (+108 000 auditeurs en un an)  

Avec ses 44 stations locales, France Bleu rassemble chaque jour près de 3,4 millions d’auditeurs. Elle remplit ses missions d’information, de service, de solidarité et de maintien du lien social sans oublier l’humour et la musique. 

Chaque jour plus de 740 000 auditeurs choisissent FIP et restent, chacun, plus de 2h à l’écoute de la station (123 minutes, +8 minutes en un an), une durée au-dessus des autres radios musicales. Sur le numérique, FIP enregistre en novembre un record historique avec 13,2 millions d’écoutes en direct.   

Avec près de 440 000 auditeurs quotidiens, Mouv’ reste à un haut niveau par rapport à l’historique de ses audiences et s’impose comme la radio la plus jeune de France avec une âge moyen de ses auditeurs de 26,9 ans.    

Terminons avec ce message d’une auditrice qui suggère un usage du « nous » joliment inclusif : 

« Bravo à nous tous… Car je nous inclus bien sûr dans votre réussite d’audience. Merci cette belle qualité d’échanges (…) et de ces perspectives que vous donnez politiques et culturelles au bon sens du terme. Ceci vaut pour toutes vos émissions sur France Inter. Je retrouve le même climat et la même exigence sur Radio France, France Musique, France Culture notamment. Continuons ! » 

Emmanuelle Daviet  
Médiatrice des antennes de Radio France