#24 L’édito de la médiatrice

Le pouvoir des maux 
 

La prose du franglais 
 
Alors que Monsieur Jourdain fait de la prose sans le savoir, sur les antennes de Radio France on pratique le franglais sans s’en rendre compte.  
L’équivalent de cette formule du « Bourgeois gentilhomme » : « Quoi ? Quand je dis : « Nicole, apportez-moi mes pantoufles, et me donnez mon bonnet de nuit » c’est de la prose? » pourrait être : « Quoi ? Quand je dis au micro : « La team et son casting de rêve, boostée par un coach tip top, a fait le buzz après son comeback ce week-end » c’est du franglais ?? » 

Oui c’est du franglais. Le franglais est un français où l’influence du lexique et de la syntaxe anglaise est prédominante comme l’indique le dictionnaire Le Larousse : « Etat de la langue française caractérisée par l’introduction excessive de néologismes et de tournures syntaxiques d’origine anglaise ». 

Des excès signalés chaque semaine par des auditeurs lassés, exaspérés, indignés par ce qu’ils qualifient de maltraitance de la langue française sur des antennes de service public. Leurs remarques sont-elles fondées ou relèvent-elles d’une perception erronée ? Chacun jugera, en prenant connaissance des mots anglais repérés par nos auditeurs sur les différentes chaînes de Radio France. En voici la liste ici : 

After school, Baby crash, Background, Bashing, Benchmark, Best of, Best-seller, Biopic, Blind test, Blockbuster, Blue monday, Black friday, Booster, Border, Borderline, Brainstorming, Branding, Briefing, Broadcast, Burn-out, Business, Buzz, Call center, Call room, Cancel culture, Care, Cash, Casting, Challenge, Checker, Click and Collect, Cluster, Coach, Cold case, Come back, Coworking, Crash, Data, Deadline, Deal, Dealer, Debriefing, Debunking, Deceptive, Devaste, Digital, Digitalisation, Dispatcher, Distanciation sociale, Dress-code, Drive, Drive-in, Dry january, Fact checking, Fake, Fashion, Feel-good, Gap, Global impact, Green pass, Greenwashing, Guest star, Hashtag, Hotline, Hotspot, Impacter, Jingle, Job, Juste, Kit, Light, Listing, Live, Locker, Loser, Low cost, Mainstream, Makes, Manager, Marketing, Meeting, Newsletter, Old school, On time, One shot, Open space, Overbooker, « Pass » sanitaire, Pitch, Player, Playlist, Plug-and-play, Podcast, Prime-time, Process, Punch line, Regulation, Replay, Rooftop, Running, Scoop, Secure, Short list, Sitcom, Shutdown, Smile, Spamer, Sponsor, Staff, Start up, Streaming, Stress, « Sur comment » versus « on how », Talk, Talk-show, Team, Testing, Think Tank, Thread, Timing, Tracing, Tracking, Trend, Usual Suspect, Viewer, Wishful Thinking, Vintage, Wording.

Cette liste est une synthèse des courriels reçus à ce sujet ou des mots entendus sur les antennes au cours de cette saison radiophonique. 
Cet usage continuel d’anglicismes est un fait objectif constamment évoqué par les auditeurs : 

« Je suis scandalisée par tous ces mots, termes anglais utilisés sur votre antenne, service public : coach, burnout, hotline, hotspot, stress, podcast etc. alors qu’il paraît que notre langue est belle, riche et sûrement de nombreuses personnes l’apprennent grâce à la radio. On regrette Philippe Meyer ! Je pense que c’est par paresse car l’anglais est plus court. Ce qu’il faudrait c’est que TOUS les journalistes, animateurs parlent français et reprennent ceux de leurs invités qui par habitude, parce qu’ils ont des collègues à travers le monde et utilisent l’anglais pour communiquer, et immédiatement traduisent en français. Nous sommes des millions à vous écouter. Pensez-y, moins d’entre soi serait tellement mieux. » 

« N’avez-vous jamais pensé qu’il y a parmi vos auditeurs des gens qui ne comprennent pas ce langage ? Vous êtes radio publique, avez-vous aussi pensé que nous tous, Français, vous finançons, y compris ceux-ci ? Sans doute dans votre monde d’élites n’y a-t-il personne dans ce cas, mais les gens simples en connaissent tous. » 

« Quel manque de respect pour tous les auditeurs qui ne parlent pas anglais ! Quel mépris pour notre langue qu’ils devraient chérir, soigner, respecter. Je m’interroge vraiment sur cette indifférence aux reproches récurrents des auditeurs et sur cette incapacité à choisir le mot juste et français. Que devons-nous faire pour que les journalistes s’expriment enfin en français ? Comment joindre directement les journalistes concernés par cet excès de snobisme insupportable ? » 

« La langue française offre un riche éventail de mots, d’expressions semble-t-il insuffisant, peut-être méconnu, de certains journalistes de France Inter qui émaillent régulièrement leurs interventions de vocabulaire anglais parfois incompréhensible, toujours désolant pour nos oreilles.  « parler cash » se dit parler franc ou sans détours. Embellie et récession sont tellement plus jolis que « stop and go ». N’oublions pas les « clusters », « blue monday », « black friday », « dry january », « variant »… la liste est longue ! Il me semble que le devoir premier d’un journaliste, à plus forte raison sur une chaîne nationale, est de s’exprimer dans un parfait français et d’intervenir, comme le fait Ali Baddou, quand un invité utilise de telles pauvres expressions qui ne sont que jargon et pédantisme ainsi une journaliste il y a quelques jours nous a assommés en quelques minutes de « manager », « management » en boucle. » 

« Je suis plus que scandalisée de ces mots anglais qui envahissent notre langue, la langue française est en perte totale d’existence au détriment de nos ancêtres, le franglais est omni présent C’est une véritable perte d’autonomie puisque l’anglais remplace le français. » 

« J’ai écouté votre invité politique à qui on pose la question du « benchmark », d’évidence, j’attends une explication sur ce terme et rien, certes, vous avez une fonction d’information, de réflexion, d’éveil du sens critique, mais vous ne savez pas qui vous écoute, et l’important c’est que vous ne restiez pas dans « l’entre soi », l’important c’est que même si on n’a pas la même culture langagière que vous, on ait envie de continuer à vous écouter. Risquer poliment une explication ne me choquerait pas, ce mot ou cette notion reste encore une énigme pour moi. Quand les choses ne sont pas nommées cela entretient une sorte de confusion. » 

« J’ai entendu 9 fois prononcé le verbe « booster » sur votre onde. Voici des synonymes dans notre langue si riche : stimuler, augmenter, encourager, amplifier, agrandir, étendre, animer, dynamiser, relancer, faire fructifier, fortifier, donner de l’élan, renforcer, revigorer, accentuer, inciter, promouvoir, réconforter. Si ça peut aider dans l’espoir d’adoucir le son qui atteint nos oreilles. » 

« Votre invité ne cesse de parler de digitalisation. Cela est un anglicisme de digitalisation or en français il existe un terme … numérisation, numérique Le terme digital en français se réfère aux doigts et non pas au caractère informatique, basé sur les 0 et 1. Ce mauvais usage ne cesse de se répendre (pub tv et radio, politiques, commentateurs etc.) Pouvez-vous corriger vos invités systématiquement et faire attention vous aussi. » 

« Quelle utilité d’utiliser des mots anglais pour s’exprimer. « c’est pas fake » c’est laid et ne veut rien dire, notre langue n’est-elle pas assez riche ? Vous qui parlez de culture, vous participez ainsi à son déclin. Dommage pour un présentateur sur la radio nationale ! » 

« Très joli sujet, est-ce qu’à France Inter quelqu’un se rend compte que chaque heure (au minimum) on abîme la langue française en abusant du franglais. Je suis convaincu que notre langue doit évoluer et emprunter des mots dans d’autres langues, mais à France Inter vous exagérez tellement quand vous parlez de story-teller, de blind-test, de cluster, et ce matin encore de rooftop!!! Quelle tristesse ! » 

 

Netflix, Amazon, OCS, CBS, what else ? 

Autre sujet de crispation chez les auditeurs, les mentions régulières des plateformes payantes :  

« Je voudrais savoir si faire la promotion de Netflix sur une chaîne du service public est une initiative de votre journaliste ou si vous avez un contrat avec cette société. Ce média pourrait tout emporter sur son passage comme Amazon et mettre à mal la culture française. Je ne comprends pas cette orientation liée sans doute à la mode des séries. » 

« A longueur de journée vos journalistes vantent Netflix, Amazon, OCS, CBS. Cela interroge : vos journalistes sont-ils des abonnés à ces services payants et en font-ils la promotion de manière inconsciente ou volontairement ? Si c’est volontaire, est-ce uniquement parce qu’ils sont eux-mêmes abonnés et qu’ils trouvent ça bien et souhaitent que les auditeurs suivent leur modèle par « amitié » en quelque sorte ? Le font-ils parce que certains ont des liens (activités, actions, etc.) avec ces grandes entreprises ? » 

« Je me questionne souvent sur la visibilité donnée à des émissions disponibles sur des plateformes de visionnage type Netflix ou OCS dans des programmes. Ne sommes-nous pas face à une grande incohérence, connaissant la problématique associée aux émissions d’équivalent CO2 dues au visionnage en ligne ?  D’ailleurs, cette médiatisation est-elle rémunérée ? L’idée que le service public fasse la publicité gratuite de Netflix, Amazon ou autres me soucie. J’évoque ce sujet étant conscient du besoin de donner de la visibilité à la culture mais j’ai l’impression, corrigez-moi si je me trompe s’il vous plaît, que ces grandes plateformes sont fortement privilégiées par rapport à des théâtres, opéras, artistes musicaux, musées. » 


A cette question, qui concerne aussi bien les émissions de programmes que les tranches d’informations, Yann Chouquet, directeur des programmes de France Inter répond : 

« Vos questions nous obligent à nous remettre en question et nous vous remercions. 
Les plateformes bousculent l’offre et la promotion de l’offre, nous nous posons les mêmes questions que vous. Nous sommes particulièrement vigilants à respecter une juste répartition entre l’offre des plateformes étrangères et celles des chaînes françaises privées et publiques. Aussi il y a « le froid » et « le ressenti du froid » vous remarquez plus particulièrement les noms des plateformes étrangères car ce sont de nouveaux acteurs sur le marché et tout ce qui est « nouveau » est plus remarquable. Enfin nous ne recevons aucune contrepartie pour cette promotion. 
Mais vous n’avez pas tort et je demanderai à ce que les œuvres soient citées à l’antenne et pour information seulement et donc dans une moindre mesure le nom des plateformes qui les diffusent. 
Merci pour l’intérêt que vous portez à nos programmes. » 

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Les filles des Thénardier 

Parmi les programmes plébiscités par les auditeurs : « Le jeu des 1000 euros », qui, fait rarissime, a suscité hier des courriers d’auditeurs : 

« Fidèle auditeur du jeu, j’ai été mal à l’aise par la question posée aujourd’hui jeudi 17 juin 2021 : « Comment se prénommait la fille des Thénardier, dans Les Misérables de Victor Hugo ? » Tous ceux qui ont lu le roman (ou même vu une de ses adaptations à l’écran) savent que les Thénardier avaient deux filles, qui ne vont pas l’une sans l’autre, comme les deux sœurs de Cendrillon dans le conte ou le dessin animé ! Elles (au pluriel) s’appelaient donc Eponine et Azélma. »  

« Je suis, avec un immense plaisir, votre émission et j’y apprends souvent beaucoup de choses ignorées. Mais, ce jour, 17 juin, je ne puis être en accord avec la réponse donnée : Les Thénardier ont 2 filles Eponine et Azelma.
J’ai toujours, dans les livres et les très beaux films suivi ces deux « pestes » toujours bien habillées, méchantes avec Cosette. M’aurait-on menti pendant 70 ans ? » 

« J’ai écouté tout à l’heure la question posée sur le prénom de la fille Thénardier.
Mais ils avaient DEUX filles. L’autre s’appelait Azelma. Elles me terrifiaient, quand j’étais enfant ! » 



Un vaccin sinon rien 

Le port du masque à l’extérieur n’est plus obligatoire depuis hier, sauf exceptions, et le couvre-feu sera levé dès dimanche, des nouvelles mesures très peu commentées par les auditeurs 
En parallèle, la campagne de vaccination progresse, avec un objectif fixé à 35 millions de Français complètement vaccinés fin août. Actuellement, plus du quart de la population française est désormais totalement vaccinée, selon les chiffres publiés mercredi par le ministère de la Santé.  

Des vaccins qui suscitent toujours de la perplexité et des inquiétudes, comme le traduisent les messages reçus lors du Téléphone sonne de mercredi consacré aux annonces de Jean Castex : 

« Un de vos intervenants a tout fait pour nous faire douter de tous les vaccins sauf les ARN Messager ! Quelle cacophonie ! Dur dur pour ceux qui ont reçu AstraZeneca ! La médecine ne sortira pas grandie de ces contradictions ! » 

« L’une de mes craintes concernant le vaccin à ARN portait sur l’impact sur l’ADN. Je me suis finalement fait vacciné avec l’un des vaccins à ARN messager car j’avais pu trouver sur le net des informations disant que la transcription de ARN vers l’ADN n’était pas possible dans le corps humain. Seulement je suis tombé sur un article qui dit qu’une récente découverte prouve le contraire (…). Selon vous est ce que cet article doit m’inquiéter ? Et plus largement y a-t-il un danger qui devrait être connu de tous ? » 

« En écoutant votre émission de ce soir, nous apprenons que le vaccin AstraZeneca que nous avons reçu, comme beaucoup d’autres Français, ne nous protège pas. C’est atterrant !! »  


« Est-ce qu’une vaccination à 2 doses d’AstraZeneca est aussi efficace que les autres types de vaccination, est ce qu’on va nous dire que le pass sanitaire ne vaut pas pour eux ? » 

Au cours de l’émission Frédéric Adnet chef des urgences de l’hôpital Avicenne à Bobigny a indiqué : « Il ne faut pas diaboliser AstraZeneca. AstraZeneca a souffert depuis sa mise sur le marché d’une campagne de communication qui était un peu catastrophique et il a très mauvaise presse. AstraZeneca est un vaccin qui marche comme un bon vaccin classique, mais un petit peu moins bien, et notamment sur le variant Delta le variant indien, un peu moins bien que l’ARN Messager. Mais on a été tellement étonné par les performances des vaccins ARN Messager que ça éclipse un petit peu le vaccin AstraZeneca, qui est un très bon vaccin qui marche très bien, mais qui a des performances effectivement d’un bon vaccin, mais un peu inférieures à celui de l’ARN Messager. » 

Pour le professeur Anne-Claude Crémieux, spécialiste des maladies infectieuses à l’Hôpital Saint-Louis à Paris, membre de l’Académie nationale de médecine, invitée hier, jeudi, sur Franceinfo : « Quand on compare AstraZeneca et Pfizer sur la protection vis-à-vis des hospitalisations, ils sont à peu près identiques. Mais le vaccin ARN Messager protège mieux contre la transmission des infections. Cela a été démontré très tôt. Plus de 80% de protection contre les formes asymptomatiques. » 

Anne-Claude Crémieux observe également que les jeunes vont massivement se faire vacciner. La vaccination des adolescents contre le Covid-19 a en effet débuté mardi avec, comme principal enjeu, l’augmentation de la couverture vaccinale pour limiter au maximum la circulation du virus. Cette vaccination, ouverte à tous les adolescents de 12 ans et plus, concerne 3,5 millions de jeunes et a suscité en milieu de semaine des remarques des auditeurs de Franceinfo : 

« A propos de la vaccination des mineurs, je viens d’entendre avec stupeur vos invités affirmer : « ce n’est pas parce qu’on est vacciné qu’on est protégé ». Ah bon ! Alors, à quoi sert la vaccination ? » se demande cet auditeur qui écrit également « Ce genre de discours, où l’on voit bien que les « experts » interrogés cherchent avant toute chose à se couvrir au maximum est totalement contre-productif. Si l’on affirme ainsi que se faire vacciner ne protège pas, c’est le meilleur moyen de dissuader les gens d’aller se faire vacciner. J’avoue avoir beaucoup de mal à comprendre. » 

« Serait-il possible de délivrer une information objective sur l’intérêt de la vaccination pour les moins de 18 ans ? Prétendre qu’un vaccin testé sur seulement 2.200 jeunes est efficace à 100% alors que la probabilité de développer une forme grave (PIMS) est seulement de 30 sur un million ne tient pas la route au niveau statistique. Pour qu’il y ait une probabilité suffisante d’avoir au moins un enfant qui développe une forme grave, il aurait fallu un échantillon d’au moins 30-35 000 jeunes. » 


Demain sur Franceinfo, dans le rendez-vous de la médiatrice à 11h51, Solenne Le Hen, spécialiste santé de la rédaction, répond aux questions des auditeurs et revient sur le traitement journalistique de la vaccination des mineurs, sujet particulièrement sensible. Une sélection de sujets liés à la vaccination, diffusés sur les antennes, est à retrouver ici.


« Y a quelqu’un ? Ohé, y a quelqu’un ?!! » 

« Ce silence », titre de la chronique de Sophia Aram lundi dans la matinale de France Inter, est le coup de cœur des auditeurs cette semaine. Une chronique où l’humoriste explique qu’« Il y a plusieurs façons de contempler le vide… Par exemple, prononcer MILA et écouter le silence…Le silence qui suit toute allusion à MILA est en passe d’être homologué pour mesurer le vide absolue et l’abyssale couardise d’une époque délétère prête à sacrifier ses principes fondamentaux sur l’autel du misérabilisme moutonnier. » 

Une chronique largement saluée : 

« Bravo Madame Aram. Vous avez réagi ! Les féministes ne disent rien, les politiciens restent muets mais vous avez fait un pas formidable, bravo pour votre parti pris, bravo pour cet engagement de femme destiné à une autre femme. Je vous félicite et je voudrais que beaucoup de gens vous saluent. Merci mille fois. Quand les gens bien-pensants ne disent rien, ils se rangent du côté de l’oppresseur.  Vous êtes une merveilleuse guerrière, chroniqueuse, femme… »  

« Bravo Sophia pour votre courage, votre verve et votre humour.  
Bravo pour vous engager aux côtés de cette très courageuse Mila que tous laissent tomber. Quelle lâcheté ! Quelle honte !  
Bravo pour tancer ces féministes, cette gauche, cette droite qui tournent la tête pour ne pas voir Mila.  
(…) Bravo pour ne jamais être politiquement correcte et bien-pensante, les maux de notre époque.  
Continuez à vous indigner, à taper sur toutes ces inquisitions et à nous faire rire !  
Merci. Vous avez du courage, qualité qui se fait rare de nos jours… » 

« Bravo, merci, bravo Sophia Aram pour le billet de ce matin ; avec toi on n’est jamais déçu, tu n’as pas froid aux yeux ; ce n’est pas dans l’humour facile et un peu lâche, ricanant, qui enfonce des rires ouverts ; ton « humour » (est-ce encore le terme dans cette histoire ?) est politique, courageux, risqué ; c’est rare. » 

« Je viens de lire la chronique de Sophia Aram de ce lundi 14 juin, n’ayant pas pu l’écouter ce matin. Quel choc, ça fait froid dans le dos…Merci à Sophia de nous avoir rappelé le calvaire de Mila et souligné nos démissions collectives. Espérons que cette chronique réveillera l’opinion. » 

« Merci Sophia Aram pour la justesse et l’intelligence de vos propos. J’ai écouté votre chronique sur Mila ce matin, et comme à chaque fois que vous dénoncez l’hypocrisie du système, le racisme et toutes les formes d’intolérance, y compris celles qui sont acceptées par la « bien-pensance ». » 



Emmanuelle Daviet 
Médiatrice des antennes de Radio France 
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