#13 L’Édito de la médiatrice

Horizons d’attente

Des services de réanimation qui ont dépassé le pic de la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19, un virus qui ne freine pas encore sa course, une vaccination trop lente pour inverser la donne : le tableau dressé en début de semaine a été l’occasion de nombreuses prises de paroles sur les antennes ou plutôt, à des cris d’alarme des directeurs de crise de l’AP-HP (NDLR: Assistance Publique – Hôpitaux de Paris) et de médecins hospitaliers en Île-de-France sur le spectre d’un tri des patients. Des alertes très médiatisées, voire beaucoup trop relayées pour de nombreux auditeurs réellement exaspérés :   

« Aujourd’hui, vous n’avez laissé entendre qu’un seul son de cloche concernant la situation hospitalière en Île-de-France. Vous avez relayé sans arrêt la pétition des médecins de l’AP-HP appelant au confinement et agitant la menace du triage de patients. Toutefois, il n’a pas été une seule fois question du communiqué de presse de la FHF d’Île-de-France (Fédération Hospitalière de France), déplorant précisément la véhémence de la tribune de l’AP-HP. » 

« Votre invité, médecin, n’apporte rien que nous ne savons déjà, je ne veux pas défendre le gouvernement, mais je pense que vous êtes toujours à jeter de l’huile sur le feu, pourtant nous sommes entre deux maux, si ce n’est le virus, ce sera sans doute les troubles sociaux d’ampleur, voire troubles psychiatriques individuels en grand nombre. Arrêtez de nous bombarder le matin de cette façon. » 

« Je vous écoute depuis longtemps mais là vous prenez carrément parti pour les “enfermistes” et contre Emmanuel Macron ! » 

« Je vous remercie de veiller à ne pas terroriser les Français et de passer votre temps à faire croire à chacun que c’est la faute du gouvernement. Cela devient anxiogène. Pourquoi le gouvernement, qui n’a pas voulu d’un confinement dur, ne l’a pas voulu ? A votre avis ? C’est parce que les Français ne le veulent pas et ne le supporteraient pas. » 

« France Inter continue à n’inviter que les « enfermistes » !!! Pourquoi ne pas inviter aussi Christophe Prudhomme, Patrick Pelloux, Martin Blachier, Jean Louis Teboul (chef de Service à l’Hôpital Bicêtre) médecins reconnus et tous aussi légitimes et qui ont donné sur d’autres media un point de vue différent (sur les réanimations) des grands pontes de l’APHP qui ne sont pas les seuls à gérer « l’Hôpital » en France (ce qu’oublie (!) aussi de dire les journalistes. » 

« Enfin, une voix un peu différente entendue au journal de 13h ce mercredi. Merci à Bruno Duvic sur France Inter d’avoir eu l’honnêteté de nous faire entendre Patrick Pelloux. Ce médecin urgentiste, souvent très critique avec les pouvoirs publics, nous a expliqué que contrairement à ce que l’on dit, les hôpitaux franciliens ne sont pas tous débordés de malades de la  Covid. Enfin, une info un peu rassurante vu tout ce qu’on entend ! » 

D’autres auditeurs soulèvent quelques interrogations qui traversent l’opinion :   

« Avec les médecins invités dans les médias, c’est toujours la semaine à venir qui va être la pire. N’ont-ils pas perdu en crédibilité ? » 

Dans le registre de l’incompréhension, signalons une remarque déjà formulée :  

« Je vous écoute tous les matins encore plus assidûment depuis le début de cette crise sanitaire. Je vous remercie pour la qualité de vos émissions. Cependant, j’ai quelques interrogations. Je ne comprends pas réellement la raison qui fait que les seuls médecins (sauf très rares exceptions) qui sont invités dans votre émission sont médecins à Paris ? Pourquoi ne pas interroger des médecins du reste de la France ? Paris concentre suffisamment de médecins et de spécialistes pour que vous en receviez un différent tous les matins mais ce n’est pas une raison. J’ai grandi à Paris et je suis scientifique, donc je comprends qu’une bonne partie du savoir est condensé à Paris. Cependant, je ne pense pas que pour sensibiliser un maximum de personnes à la gravité de la situation il faille interroger que des Parisiens. Paris a ses particularités en termes de transport, de densités de populations, de mode de vie. Les personnes en province ne peuvent pas s’identifier avec uniquement des spécialistes qui alertent sur la situation à Paris. Est ce qu’il serait possible de diversifier les spécialistes s’il vous plait ? Pourquoi pas Strasbourg, là où tout a commencé ? » 

« Que font les cliniques privées ? » 

C’est LA question de la semaine dans le courriel des auditeurs. Le rôle des cliniques privées n’est pas réellement identifié par le public. Nous avons reçu beaucoup de messages à ce sujet en début de semaine :  

« Est-ce que les cliniques privées ont été mobilisées/collaborent avec l’APHP pour mettre à disposition des lits de réanimation. Je suis étonnée du silence total sur ce sujet. » 

« J’habite proche de Nantes, ici les hôpitaux et cliniques ne sont pas saturés. Et autour de Nantes idem. Pourquoi ne pas répartir les malades hors Covid autrement.
Pourquoi toujours parler d’Île-de-France et grandes métropoles. Que font les cliniques en France ? »  

« Qu’en est-il de la mobilisation des cliniques privées ? Pourquoi on n’en entend pas parler ? » 

« Le nombre de places en réanimation intègre-t-il le secteur privé ? Quel taux d’occupation de ce dernier ? Ce n’est jamais mentionné. » 

Les cliniques et hôpitaux privés contribuent-ils à prendre en charge les patients en réanimation ?    

La question a été posée vendredi dernier sur Franceinfo à Lamine Gharbi, président de la Fédération de l’hospitalisation privée qui rassemble plus de 1 000 cliniques et hôpitaux privés. Actuellement, ces établissements accueillent 4 600 patients en réanimation : « c’est un combat que nous menons avec l’hospitalisation publique. Il faut savoir que nous sommes complémentaires. Et sur l’Île-de-France, qui est aujourd’hui la plus touchée, mais également la région Paca, 30% des patients en réanimation sont aujourd’hui en clinique privée. C’est une force complémentaire, une force d’appoint très forte. Et si la pandémie devait continuer à prospérer, à se développer, nous allons, comme le dit notre ministre [Olivier Véran], pousser les murs, c’est évident. Le matériel n’est pas un problème parce que nous avons pu nous équiper en respirateurs neufs, la difficulté ce sont les ressources humaines », souligne Lamine Gharbi, mais « s’il fallait trouver 7 000 lits, nous les trouverions ». 

A la suite de l’intervention d’Emmanuel Macron mercredi soir, il y a eu, de nouveau, un afflux de questions sur la mobilisation des cliniques privées, de nombreux auditeurs soulignant qu’ils souhaiteraient un éclairage sur leur implication.  

Nouvelles mesures annoncées et des centaines de messages d’auditeurs 

Fermeture des écoles pour trois à quatre semaines, extension des restrictions à toute la métropole, déplacements limités, couvre-feu en vigueur à partir de 19h00 : Emmanuel Macron a annoncé un nouveau tour de vis face à l’épidémie du Covid-19, appelant les Français à « fournir un effort supplémentaire » mais sans confinement strict.  
« Le succès de cette stratégie dépend de notre esprit de responsabilité », a insisté le président de la République lors de cette allocution télévisée de 24 minutes.  

L’annonce la plus forte est la fermeture des crèches, écoles, collèges et lycées pendant trois à quatre semaines alors que l’exécutif avait fait de la poursuite de l’ouverture des établissements scolaires le « totem » de sa stratégie. Les mesures prévoient également la fermeture de certains commerces – au total 150 000 avec un coût des aides aux entreprises qui s’élève désormais à 11 milliards d’euros par mois- et des restrictions de déplacement dans un rayon de 10 kilomètres.   

Ces nouvelles annonces ont généré des centaines de messages d’auditeurs avec, pour l’essentiel, une demande très forte d’informations pratiques et servicielles, une sélection est à lire dans cette Lettre et se divise en quatre thématiques :  

Travail et gardes d’enfants  

« Concrètement pour une infirmière, en ce moment, comment l’Education nationale assurera-t-elle la prise en charge de ses enfants mardi 6 avril ? Qu’est ce qui a été mis en place ? » 

« Vous parlez du cas des travailleurs qui ne peuvent pas télétravailler. Mais comment garder ses enfants tout en étant en télétravail ? C’est illusoire de croire qu’on peut mener un emploi à plein temps en télétravail et garder des enfants. »  

« Comment télétravailler quand on a deux enfants de 2 et 4 ans à la maison ? Qui osera me dire que c’est possible ? » 

Les lieux d’accueil : de l’école à l’université  

« Je m’interroge sur le fait qu’on parle en long, large et travers des vaccinations des enseignants. N’est-ce pas la cantine le point sensible ? Qu’en est-il de la vaccination des personnels de cantine et périscolaire qui eux sont aux premières lignes en école (seul moment où les enfants sont sans masques) ? » 
 
« Excusez-nous d’exister. Tout le monde parle des établissements scolaires et des crèches mais, au cas où vous l’auriez oublié, les accueils périscolaires et de loisirs sont un des acteurs majeurs de l’éducation de l’enfant. Et encore aujourd’hui, personne ne parle de nous. Merci de vous réveiller !! » 

« Le Président hier n’a pas précisé si les centres de loisirs étaient fermés pour les vacances, pourriez-vous nous tenir au courant, surtout pour certains employeurs. »  

« A Bordeaux, dans le collège et l’école de mes enfants, aucun cas de Covid depuis le mois de septembre. Si les règles sont respectées par chacun, les protocoles fonctionnent.»  

« Olivier Véran a-t-il des nouvelles de Mme Vidal ? Les universitaires et les étudiants sont perdus ! Que veut dire la phrase du Président hier soir « les étudiants qui le veulent pourront revenir à l’université un jour par semaine » ça veut dire quoi ? C’est l’étudiant qui choisit ? C’est l’Université ? » 

Des Français partent se confiner 

« Emmanuel Macron ferme les écoles parce qu’il y a une surinfection dans les écoles. Mais il autorise les familles à s’organiser ce weekend et donc à emmener leurs enfants chez les grands-parents pour qu’ils puissent travailler à la maison en toute tranquillité. Rappelez-moi encore qui sont les plus à risque de mourir ? Ah oui…l’âge a réduit depuis qu’on a vaccine les centenaires et les Alzheimer. Ah oui, maintenant les plus sensibles à mourir sont les grands parents actifs. » 

« N’est-il pas paradoxal d’imposer des mesures de restriction dès ce samedi mais de laisser la possibilité de se déplacer durant tout le week-end de Pâques ? Cela laisse la possibilité de partir sur ce grand week-end et de mélanger les gens infectés ou non. » 

« Le brassage autorisé ce week-end, va étendre la contamination. » 


Les vaccins 

« Plusieurs personnes de ma société sont vaccinées, sont-elles obligées de télétravailler? Entre les personnes immunisées et les personnes vaccinées qui représentent 50% des salariés. Ne pourrions-nous mettre en télétravail que les personnes qui ne sont pas vaccinées ou pas immunisées ? » 

« Les personnes déjà vaccinées peuvent-elles passer outre les limitations de déplacements ? » 

Une question sur laquelle le Conseil d’Etat a été saisi en référé mi-mars par un habitant d’un des premiers départements où les déplacements ont été limités à 10 kilomètres mi-mars. La plus haute juridiction administrative française a rendu son avis aujourd’hui et maintient les restrictions de déplacement pour les personnes vaccinées. La vaccination contre le Covid-19 « n’élimine pas complètement » le risque de contamination estime le Conseil d’Etat qui juge que cette “atteinte à la liberté individuelle (…) ne peut, en l’état, au regard des objectifs poursuivis, être regardée comme disproportionnée, en tant qu’elle s’applique aux personnes vaccinées ».

Le Conseil d’Etat considère que, « pour efficace que soit la vaccination, qui ne concerne encore qu’une faible fraction des personnes les plus vulnérables, elle n’élimine pas complètement la possibilité que les personnes vaccinées demeurent porteuses du virus ».  

Autre question fréquente de nos auditeurs, les éventuels traitements médicamenteux :  

« Pourquoi n’existe-t-il pas de solutions médicamenteuses ? On parle de vaccins. Mais pourquoi n’existe-t-il pas de solutions médicamenteuses. Est-ce parce que les vaccins « rapportent plus » que des médicaments ? » 

Régulièrement des auditeurs s’interrogent sur l’absence de sujets, de reportages, de papiers sur les possibles traitements du Covid.  Cette impression d’un non-traitement éditorial commence à réellement susciter de la suspicion. Pourtant rien n’est caché et les informations sont données. Prenons l’exemple de l’ivermectine qui fait l’objet d’une intense promotion sur les réseaux sociaux. On apprenait hier qu’une demande d’accorder une autorisation temporaire d’utiliser l’ivermectine, un médicament antiparasitaire, pour traiter ou prévenir le Covid-19, a été rejetée par l’Agence française du médicament (ANSM).  
L’analyse des données publiées, « du fait de leurs limites méthodologiques, ne permet pas d’étayer un bénéfice clinique de l’ivermectine quel que soit son contexte d’utilisation, en traitement curatif ou en prévention de la maladie Covid-19”, note l’ANSM.  
Elle indique toutefois qu’elle pourra réviser sa position, dès lors que des résultats d’études cliniques seraient susceptibles de modifier le constat établi à ce jour. 

Avec un calendrier scolaire bouleversé, de nouvelles mesures à intégrer, et au-delà de toutes leurs interrogations sur ce nouveau quotidien à organiser pour quelques semaines, plus de 70% des Français approuvent les principales mesures annoncées par Emmanuel Macron, mercredi soir, pour lutter contre la propagation du Covid-19-, selon un sondage Odoxa Backbone Consulting pour Franceinfo et Le Figaro publié hier.  

Dans le détail, ils sont 70% à juger que l’extension des mesures de freinage à tout le territoire pour quatre semaines est une « bonne mesure », 71% favorables à l’interdiction des déplacements inter-régionaux, 72% au sujet de la fermeture des établissements scolaires (60% des parents d’élèves la juge toutefois trop contraignante), et même 85% sur la question de la vaccination prioritaire des métiers jugés exposés, comme les enseignants ou les policiers.   
Ce sondage indique également que près d’un Français sur deux (46%) et plus de six jeunes sur dix comptent transgresser les nouvelles règles.  

« Assez des râleurs ! » 

Des chiffres que les auditeurs qui nous écrivent auront peut-être découvert avec effarement. Ils sont nombreux depuis le début de la semaine à estimer que c’est à chacun d’être responsable et qu’en aucun cas le gouvernement ne peut être accusé de tous les maux. Ces auditeurs sont même sévères à l’égard des antennes, leur reprochant de trop donner à entendre les mécontents, les râleurs qui sans cesse fustigent le politique   

« Je souhaite manifester mon agacement, mon énervement, lorsque j’entends toutes les réactions des personnes de toutes catégories, toutes sortes, lorsque j’entends les journalistes critiquer, à longueur de journée et d’émissions, les mesures mises en place par le gouvernement pour tenter de faire face à cette pandémie mondiale. Il est évident qu’il n’existe aucun plan miracle, tous les pays tâtonnent et avancent à l’aveugle. Bien sûr que ces confinements, restrictions de nos libertés sont épuisantes, sources de contrariétés… Mais qu’on arrête de tirer à feu ininterrompu sur le gouvernement, d’utiliser des paroles lourdes.
Qu’en est-il de toutes ces personnes qui les attaquent en justice ? Mais où va-t-on ? Je n’écoute que France Inter depuis des années et j’en ai 66 à mon actif ! »  

« Que je sache, ce ne sont pas ni Messieurs Macron, Castex, Blanquer ou Véran qui nous contaminent mais bien nous-mêmes lors de nos repas de famille, de nos apéritifs entre « quelques amis », nos promenades sur les quais de Seine, du Rhône ou de Garonne un verre de bière à la main. L’exécutif est accusé de ne pas oser prendre des mesures suffisamment fortes face à la gravité de la situation. Les journalistes de France Inter et les Français pourraient-ils se rappeler des réactions des élus marseillais criant au scandale lorsque des mesures coercitives avaient été prises (de Samia Ghali à Jean-Luc Mélenchon en passant par le Maire de Marseille et Renaud Muselier). Comment peut-on à la fois dénoncer une infantilisation des Français quand le gouvernement prend des mesures fermes et se plaindre que l’exécutif ne soit pas plus coercitif alors qu’il en appelle à notre responsabilité ? Je ne parle même pas des attitudes proprement irresponsables des fêtards en tous genres, carnavaleux, manifestants ou teufeurs. Une collègue de l’enseignement supérieur m’expliquait qu’elle voyait ses étudiants se faire la bise le matin. Mes plus jeunes élèves m’expliquent que leurs cousins de Lyon sont venus chez eux ou qu’ils ont fêté leur anniversaire avec leurs grands-parents. »  

« Pourquoi personne n’insiste sur le fait que chaque Français est responsable de la circulation du virus? Si chacun respectait les gestes barrières, le virus aurait plus de mal à passer d’une personne à l’autre. Soyons tous responsables. Le gouvernement ne peut pas tout faire à notre place ».   

Evasions radiophoniques 

Pour sortir de cette atmosphère morose, des tensions qui régissent notre société, il existe de belles échappées radiophoniques. Elles prennent diverses formes : interviews, chroniques, émissions, podcasts. Cette semaine, le choix des auditeurs de plébisciter – beaucoup plus qu’à l’accoutumée – certains programmes, traduit leur désir de s’évader, de parcourir de nouveaux univers, s’enrichir de propositions éditoriales audacieuses, de se laisser gagner par la légèreté, l’émotion, bref d’élargir leur horizon de confinés. Sélection de leur enthousiasme, à retrouver dans le sommaire de cette Lettre :   

« Je découvre ce matin, au gré d’une intervention brillantissime sur France Inter, Vinciane Despret qui, dans le marasme court-termiste et souvent médiocre dans lequel nous nous obligeons à évoluer, a mis tellement de choses en perspective que mon petit matin est bien plus léger ! »

Vinciane Despret, philosophe des sciences, psychologue, et écrivaine, professeure à l’Université de Liège, auteure de « Autobiographie d’un poulpe et autres récits d’anticipation » (Actes Sud), était dans le Grand entretien de France Inter, mercredi, au micro de Nicolas Demorand et Léa Salamé.  

Hier, dans le « Téléphone sonne », invité de Fabienne Sintes, Guillaume Meurice répondait aux questions des auditeurs. Dans « Le roi n’avait pas ri », l’humoriste raconte les déboires de Triboulet, bouffon de Louis XII et François Ier. L’occasion de réfléchir aux relations, parfois tumultueuses, entre l’humour et le pouvoir, interventions du chroniqueur commentées par les auditeurs :  

« Les chroniques de Guillaume sont vraiment un bonbon acidulé pour moi. » 

« Moi je me régale avec les interventions humoristiques de Guillaume Meurice. Merci à lui pour ce plaisir journalier. »  

« Est-ce de l’humour ou de l’opposition politique déguisée en humour ? Je me pose la question. » 

Quelques heures auparavant les auditeurs ont adoré l’interview d’Elisabeth II par Frédéric Pommier. Sa ténacité a payé ! Pendant plusieurs mois, le journaliste a tenté d’obtenir un rendez-vous avec la reine d’Angleterre, et elle a finalement accepté de le recevoir, mardi à l’heure du thé. Ensemble, ils ont parlé musique et des chansons préférées d’Elisabeth II. Parmi elles : « Dancing Queen » d’ABBA.  

« Transmettez un merci à Frédéric Pommier pour cette bonne idée et un bravo à Sophia Aram pour son interprétation de la Queen. Je guettais les poissons depuis ce matin, hélas quasi absents, merci pour le sourire ! » 

« Excellent poisson d’avril que ce “God Save the Queen” choisi par la reine Elisabeth ! Bravo ! » 

Ce matin, Michel Portal, clarinettiste et compositeur, depuis une cinquantaine d’années, était l’invité d’Augustin Trapenard dans Boomerang, plébiscité par les auditeurs :  

« Je suis agricultrice et en plein dans les travaux des champs, je vous écoute, émerveillée. Vous me transportez par tant de grâce, de simplicité et d’émotions. Vous dessinez une palette de couleurs émotives magnifiques en cette matinée ensoleillée. »  

« Surtout ne pas sortir de ma salle de bain pleine de la musique de Michel Portal… sauf pour me mettre à danser…. Quel beau début de journée ! »   

« Bonjour. Un grand merciiii Augustin pour nous avoir proposé ce grand instant de bonheur, de tendresse, de plénitude, d’émotion… avec ce grand Monsieur qu’est Michel Portal et son génial pianiste. Une très belle et bonne journée commence pour nous. Reconnaissance éternelle pour toutes vos belles émissions. Nous vous envoyons plein d’ondes positives. » 

Côté podcast, les déambulations d’Edouard Baer et Jack Souvent avec, comme point de départ, une mission, une enquête, un mystère à élucider a trouvé son public :  

« Bonjour M. Demorand, Je voulais vous remercier pour votre récent conseil radiophonique : écouter les aventures rocambolesques de Edouard Baer et Jack Souvant. C’est tout simplement du génie, de l’art, du merveilleux. Ils sont peu nombreux – à mon humble avis – ceux qui sont capables d’une telle créativité, d’un ton si décalé et drôle, et de cette splendide réalisation radiophonique (la stéréophonie, l’ambiance sonore, on y est à Dakar !). C’est mon petit bonheur du moment. Je suis tout simplement fan. Alors merci d’avoir relayé et diffusé ce conseil lors de votre matinale. » 

« Je tenais absolument à vous écrire pour vous remercier et vous féliciter pour ce podcast exceptionnel. C’est un bijou de prise de son, de restitution d’ambiance, d’esprit avec Édouard Baer et une belle plongée dans l’Afrique francophone. Grâce à vous j’ai voyagé depuis mon canapé dans mon casque audio et à la fin du podcast j’avais de la poussière sur mes chaussettes. Une œuvre d’art salutaire et agréable en ces temps de mobilité restreinte. Merci !! » 

« Je suis sous le charme de Les Aventures Rocambolesques D’Edouard Baer Et Jack Souvant et j’attends avec impatience le dernier épisode. Avez-vous une idée de sa date de diffusion ? » 

Réponse à cet auditeur : aujourd’hui ! Le dernier épisode est disponible depuis ce vendredi.   

A propos des podcasts, un auditeur de Franceinfo écrit : « Je suis un fidèle auditeur qui podcaste beaucoup d’émissions. Je suis aveugle et utilise un logiciel vocal avec lequel accéder aux podcasts sur votre site relève du parcours du combattant. J’ai voulu m’abonner au podcast ». 

Une auditrice ajoute : « Je voudrais m’abonner au podcast « Complorama », mais je ne le trouve pas dans mon application « Castro+ », alors que j’ai pu m’abonner à un autre de vos podcasts : « Le vrai du faux » que j’apprécie. Comment se fait-il que l’un soit disponible et pas l’autre ? » 

Demain dans le rendez-vous de la médiatrice, Lucas Menget, directeur du numérique à Franceinfo, répond à ces questions et revient sur la politique éditoriale de la chaîne en matière de podcasts alors que le catalogue s’enrichit et connait un beau succès d’écoutes. Pour les auditeurs, les podcasts sont une autre manière de s’informer avec des contenus originaux, explicatifs, toujours en lien avec l’actualité pour mieux la comprendre et la décrypter.   

Emmanuelle Daviet   
Médiatrice des antennes de Radio France  
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